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mercredi 24 août 2011

LES GEISHAS : DES FEMMES D'EXCEPTION , UN ART, UNE CULTURE, UNE PASSION


Au moyen-âge, l’Empereur Kammu, grand fan de la Chine, fait construire une nouvelle capitale, Kyoto, en partant du modèle de la capitale chinoise de l’époque, Changan. Pour divertir les nobles et les guerriers, l’Empereur invite des jeunes danseuses à danser sur des chants bouddhistes. Avec le temps, ces femmes devinrent des courtisanes et donc les maîtresses des hommes qu’elles divertissaient.

La Gei (art) Sha (personne) incarneront les arts du plaisir et du divertissement avec une grâce qu'elles seules savent mettre en scène.
La naissance du terme Geisha remonte donc au Moyen-âge, lorsque le shogun Tokugawa installa à son tour, sa capitale à Edo (Tokyo).

COMPOSITION D'UNE CORPORATION
Puis avec le temps, les lois changeants, elles furent obligées de vivre dans un quartier réservé nommé : Hanamachi ou kagai (ville fleur). Au début, les Geishas n’apprécieront pas d'être mélangées aux yûjos (prostitués) ni aux Tayû (courtisanes) qui étaient logées à la même enseigne, dans le même quartier. 

Dans l’Okiya (école), l’okâsan(maîtresse des lieux) n'hésitait pas à aller acheter de très jeunes filles (6 ans) dans des familles pauvres. En échange de leur fille, l’okâsan devenait officiellement la mère adoptive de l’enfant qui sera exploitée , travaillant souvent durement.
Tous les frais avancés pour l’éducation, l’habillement et même pour l’achat de l’enfant devaient être remboursés par l'enfant devenu Geisha. En moyenne, il fallait 15 ans à une Geisha pour rembourser son contrat (nenki), que la matrone n'hésitait pas de surfacturé. Ces femmes ont largement gagné leur vie en exploitant les ingénues.

MAÏKO : Dès l’âge de 12 ans, l’okâsan décidait si les fillettes étaient capables de devenir des Maikos. En fonction des talents découverts lors des cours artistiques, les Geishas étaient plus ou moins spécialisées selon leurs talents .
Pendant les 12 à 15 mois d’apprentissage, les Maikos étaient tout le temps accompagnées par une geisha confirmée nommée ''onesan'' (grande sœur). L’onesan était alors chargée de veiller sur sa protégée et elle touchait un pourcentage sur tous ses gains. Dans la rue, une Maiko devait toujours être située au moins un mètre derrière la Geisha confirmée.

Vers l'âge de 13 ans, une fois devenues Maikos et qu'elles étaient connues de plusieurs maisons de thé et ayant des clients qui appréciaient leurs prestations, leur vie de Geisha commençait vraiment.
L'heure était venue pour elles de rembourser l’okâsan(maîtresse des lieux). Pour rembourser leurs dettes auprès de leurs okâsan, elles travaillaient sans relâche afin d'honorer leur contrat (nenki). Il n’était pas rare qu’une Geisha assiste à plusieurs banquets en même temps. Elles étaient le plus souvent payées à l’heure, mais ne restaient qu’une partie effective du banquet. Elles pouvaient ainsi passer deux à trois Zashiki en une heure.
Une Geisha n’était pas obligée de continuer à vivre dans Okiya d’origine, mais elle devait s’y rendre tous les matins pour faire ses respects à son okâsan tant qu'elle n'avait pas soldé son compte. Ce rituel s’arrêtait une fois que son contrat était remboursé, n'ignorant pas qu'elle avait été exploitée et abusée financièrement.
Il existait deux façons pour une Geishas de rembourser sa dette plus rapidement. La première consistait à vendre son dépucelage. 


 

LE CONTRAT ET L'ENGAGEMENT DES GEISHAS
Plus la Geisha était appréciée et douée dans les arts, plus le prix en était élevé. Une quantité très limitée de geisha arrivaient à rembourser la quasi-intégralité de leur contrat. Cette pratique nommée le Mizuage (élever l’eau) était une mise aux enchères de la virginité des jeunes Geishas. Bien que le sexe ne fasse pas partie intégrante de leur art elles vendaient leur virginité à prix d'or.
Seuls les Danna ou personnes fortunées peuvent se permettre de se l'offrir. Le prestige en rejaillit sur leur sociétés. Ils n'achètent pas que la première nuit (mizuage) mais un ensemble de nuits, s'étendant parfois sur plus d'une année. Souvent mariés par ailleurs, ils achètent, en fait, l'admiration de leurs pairs et n'ont pas toujours de relations sexuelles avec la maiko. 

En effet, seules les plus grandes et les plus connues des geishas se passaient de marchandage.
La deuxième méthode pour rembourser l’okâsan était de prendre un protecteur (danna). Celui-ci n’était pas forcément celui qui avait pratiqué le mizuage. Cette homme, riche, payait une pension mensuelle ainsi qu’une prime, lorsqu’elle participait à un banquet où il était. Pour se lier à un protecteur, les deux parties pratiquaient la cérémonie du san san ku do déjà réalisée par les Maikos avec leur onesan.
Une fois leur contrat remboursé, les Geishas avaient deux possibilités.
La première était de ne rien changer à leur vie. La geisha devait alors quitter l’okiya (si ce n’était pas déjà fait) et elle vivait alors à son compte, touchant la totalité de ses revenus ainsi que celui de son protecteur (si elle en avait un).
La plupart de ces femmes, indépendantes pour la première fois de leur vie, décidaient souvent de continuer leur métier pour profiter de ses avantages énormes pour les femmes de l’époque.
La seconde était de se marier. En se mariant, une geisha devait alors quitter le quartier réservé car le célibat était la première règle à respecter pour être une Geisha.
Le mariage pouvait avoir lieu avec son danna, mais c’était très rare, car la plupart des protecteurs étaient déjà mariés. Au moment de quitter l’Hanamachi, une Geisha doit organiser une cérémonie d’adieu appelé le hiki hiwai, qui consiste à offrir du riz bouilli à son onesan et à son okâsan.


LE MÉTIER DE GEISHA OFFICIALISE
La prostitution se déroulait soit dans les rues, soit dans les maisons closes des quartiers prévus à cet effet.
Les plus recherchées étaient les Grandes Courtisanes (les Tayû) qui surclassaient les autres ordinaires par leurs manières élégantes et par le luxe dont elles faisaient étalage.
Mais comme elles étaient très coûteuses, on songea alors à former des hommes puis des femmes qui allieraient plusieurs aptitudes à la beauté pour divertir les personnes fortunées lors des réceptions.
Contrairement aux idées reçues, les premiers  Geisha étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé.
Les femmes séduites par cet art aux facettes multiples ont rapidement adoptés cet art et deviendront rapidement plus nombreuses que les hommes, pour être plus douées que leurs homonymes.

En 1710 : Après des siècles de domination guerrière sous la tutelle des samouraïs, ce sont les commerçants, nouveaux bourgeois, qui vont instaurer un nouveau code moral empreint de valeurs esthétiques et artistiques afin de dissocier les courtisanes des Geishas en leur permettant de diversifier leurs talents.
Le rôle des danseuses devint accessoire, elles apprendront à jouer de la musique, à réciter des poèmes, à chanter, à jouer d’instruments différents, mais aussi à raconter des histoires et à devenir de véritables acrobates et elles seront capables également de donner des spectacles. Devenues des artistes complètes et parfaites, Elles maîtriseront parfaitement le Shamisen : c'est un banjo japonais ainsi que le Tsutsumi : qui un tambour  posé soit sur l’épaule soit entre les jambes.
La danse traditionnelle : Danser au rythme du Tsutsumi et du Shamisen avec un éventail.
L’Ikebana (compositions florales) : l’art de faire des bouquets de fleur.
Le Chanoyu (cérémonie du thé) : l’art de servir le thé



OUVERTURE DES SALONS DE THÉ, UN MÉTIER RECONNU
En 1712 la prostitution se déroulait soit dans les rues, soit dans les maisons closes des quartiers prévus à cet effet. L'ouverture des maisons de thé, dans les quartiers de plaisirs, marque le début du métier de Geisha.
Bientôt, elles eurent également le droit d’assister aux banquets en tant que serveuses de Saké pour les invités. Leurs raffinements et leurs capacités à tenir des conversations les firent admettre dans les cercles des hommes très influents. C'est ainsi qu'au Japon, elles deviendront des dames de compagnie, raffinées, réservées à une clientèle cultivée et très aisée, dédiant leur vie, à la pratique des arts traditionnels japonais.

En 1779 : le gouvernement Japonais officialisa le métier de  Geisha et créa un bureau d'enregistrement, destiné à les recenser afin de les protéger et ainsi faire respecter la loi.

En 1830 : une différence fut enfin établie ; les Hanamachis du centre villes furent réservés aux Geishas, tandis que les yûjos et Tayû durent se contenter des quartiers en périphérie de la ville.
Organisées à la façon d’une corporation, les geishas voient leurs activités réglementées par des heures fixes de travail, le port des vêtements particuliers et le port de coiffures en chignons traditionnelles et un code d’éthique rigoureux.
Le visage fardé de blanc, le kimono de soie sanglé à la perfection, le tatami sous le bras, les geishas ne seront jamais associées à des prostituées.
En 1886, afin de garder le contrôle sur leurs activités,le gouvernement fixa un tarif officiel pour leurs prestations.

1920-1930 : les  Geishas étaient considérées comme étant à la pointe de la mode, à tel point qu'avec l'occidentalisation du Japon, on vit apparaître des  Geishas s'habillant et dansant à l'occidentale qui seront surnommées dansu geisha afin de les distinguer des véritables  Geishas traditionnelles. Car de nombreuses femmes geishas, s'opposèrent à cette modernisation et se posèrent en gardiennes de la tradition japonaise, ce qui est toujours le cas, aujourd'hui, et c'est bien ce qui fait tout son charme et sa beauté.



POURQUOI LES GEISHAS FURENT MAL VUES
Lors de la présence des G.I américains qui ne connaissaient pas du tout la culture Japonaise et ses codes, ils ont cru voir en ces femmes de simples prostituées .
Les véritables prostituées, voyant les pigeons ignorants, pointer leur nez à l'horizon des quartiers chauds de la ville, eurent l'idée de se faire passer pour des Geishas, afin de leur extorquer beaucoup plus d'argent.
Les véritables Geishas avaient des revenus largement supérieurs, aux revenus des prostituées de rue, et pour cause, ce qui n'était pas sans faire rêver ces pauvres femmes. Toujours est il que le piège a fonctionné à merveille pendant la présence des occidentaux. Sauf pour les Geishas, qui ont vu leur métier sali et leur personne humiliée, par l'inconscience et la cupidité de leurs semblables mais également à cause de la bêtise des européens qui ont propagé des mensonges honteux sur leur compte.
Les américains ainsi trompés, pour ne pas avoir pris la peine de s'informer sur les mœurs des Japonais, propagèrent une vérité falsifiée en répétant à qui voulait les entendre parler de leurs frasques, que les geisha étaient des prostituées japonaises ! 

En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement Japonais, fit fermer les quartiers de plaisir et envoya les Geishas travailler en usine, pour soutenir l'effort de guerre. Ce qui eut pour effet de faire taire les mauvaises langues. Mais la confusion prostituée = geisha perdura encore quelques années.

En 1957. L'interdiction totale de la prostitution démarqua enfin, définitivement les Geishas des prostituées.
À la même époque, de nouvelles lois sur le travail des enfants et la scolarité obligatoire, interdirent aux filles de devenir MaÏko, avant 15 ans. Ce qui n'était pas le cas avant, elle entraient en apprentissage dés l'âge de 6 ans du fait qu'il leur fallait apprendre à lire et à écrire. L'éducation, jadis était difficilement accessible au aux enfants du peuple et bien moins encore aux femmes.
Il existe de très nombreuses différences entre les geishas de l’ère Edo et celle du XXIéme. On estime à l’ère Edo qu’il y avait environ 200000 Geishas au Japon.

Dans les années 1980, elles étaient estimées à 17000 pratiquantes. Aujourd'hui en 2015, elles sont environ 900 jeunes Geishas, dont la majorité est à Kyoto.
Pour savoir pourquoi le nombre a tant diminué, il suffit de voir les exigences que demande ce métier, mais aussi le changement d'époque. Aujourd'hui, les études se sont démocratisées et la misère est moins difficile à vivre. Sans oublier que les lois japonaises sur le sujet sont devenues draconiennes pour la protection des enfants.

AUJOURD'HUI, UN MÉTIER, QUI DÉBUTE A 15 ANS
L'engouement, aujourd'hui pour cet art est dû aux médias qui ont révélé le subterfuge et au fait qu'elles sont mieux informées sur ce métier. Elles ont aussi la possibilité de s'informer à tout instant, grâce au web : livres, reportages et documentaires télévisés, mais aussi en créant des blogs et sites personnels en tant que Maïko ou Geisha, sur lesquels, elles expliquent leur métier afin que les étrangers ne fassent plus l'amalgame entre elles et les prostituées de rue ou de réseaux.
Désormais, l’apprentissage du métier de Geisha commence dés l'âge de 15 ans et dure entre 3 et 5 ans selon leurs talents.
La tenue traditionnelle des jeunes Maikos reste inchangée ainsi que celle des Geishas. Il faut compter environ 6000€ pour l'achat d'un kimono de Geisha. Celui-ci est fabriqué artisanalement.
Les coiffures traditionnelles sont également identiques à celle de l’époque, cependant, les Geishas portent désormais des perruques pour protéger les cheveux et pour éviter une perte de cheveux et temps importante.
Durant l’ère Edo, les Geishas finissaient jadis quasiment chauves à cause des chignons sophistiqués qui prenaient beaucoup de temps.

Les cérémonies traditionnelles sont toujours d’actualité mais certaines comme le Mizuage ont changé de signification. En effet, cela ne signifie plus perdre sa virginité. Désormais le fait de faire le Mizuage signifie que la grande sœur juge une Maiko digne d’être une véritable Geisha. Pour fêter ce changement, la jeune Geisha est alors autorisée à porter le col blanc à la place du col rouge. On appelle cette étape, le changement de collier.
Autrefois réputées pour leur avant-gardisme, les Geishas modernes sont désormais dépositaires de la tradition japonaise. Par leurs grandes connaissances artistiques, elles permettent de faire perdurer des traditions séculaires.De nos jours, leur métier est moins difficile qu'autrefois, du fait de la scolarité est devenue obligatoire et surtout grâce à l'utilisation de l'informatique qui leur facilite la tâche, côté clients.
De nos jours, les Geishas sont aussi respectées que le sont les sumotoris.


LE MONDE DES FLEURS ET DES SAULES
Leur confrérie existe depuis plus de 400 ans au Japon. Après une période, où leur nombre avait diminué, car c'est un métier très exigeant, elles reviennent en force au Japon, principalement à Kyōto. Et ceci grâce aux médias qui ont rétabli la vérité sur le véritable rôle des Geisha qui furent longtemps présentées par les américains comme étant des prostituées.
Ces femmes hors normes, sont recherchées et très respectées pour la somme de leurs connaissances, de leur savoir vivre, sans oublier leur charme, leur discrétion  et leur raffinement. Une Geisha est capable d'aborder n'importe qu'elle sujet, sans aucun parti pris ni préjugés,...Ce sont des confidentes et des conseillères averties. 
La loi interdit de les considérer comme des prostituées et la prostitution leur est interdite.
Dans le dialecte de Kyōto, les Geisha sont dénommées Geïko et leurs élèves, Maïko .
Les Geishas appartiennent au monde des fleurs et des saules. Selon la  Geisha Mineko Iwasaki, une  Geisha doit avoir la délicatesse d'une fleur ainsi que la force et la souplesse d'un saule.

A LIRE ET A VOIR
Mineko Iwasaki a écrit sa biographie dans "Ma vie de geisha".
Pour elle le mot Geisha est un terme erroné, mieux vaut utiliser le terme "Geïko" et non "Geisha". Le terme Geïko est plus approprié car il signifie au Japon "femme qui excelle dans les arts''
Mémoires d'une geisha est un film de Rob Marshall sortie au cinéma en 2005



DEVENIR GEISHA QUANT ON EST EUROPÉENNE
Comme je l'ai dit à ma fille qui est au Japon, devenir Geisha n'est pas à la portée de n'importe quelle midinette qui rêve debout. C'est avant tout un budget conséquent. Elle a vite compris de quoi je parlais. Elle m'a dit ''Analyste financière ce n'est pas mal non plus !''. J'aime que mes enfants aient les pieds sur terre !
Devenir Geisha demande de nombreux sacrifices, une éducation parfaite, une maîtrise des arts et des connaissances dans de nombreux domaines. Une geisha excelle dans le métier de l'art et la communication, il faut donc être capable de tenir des conversations et se tenir au fait de l'actualité afin de pouvoir discuter sur n'importe quel sujet avec les diplomates et autres personnalités cultivées.

C'est également une artiste accomplie : musicienne, danseuse,  et une chanteuse à la voix mélodieuse.
Une étrangère qui rêve d'être une Geisha n'est rien d'autre qu'une utopiste arriviste. Car en plus de maîtriser tous les arts, d'être raffinée et d'une élégance naturelle, il lui faudra également parler et écrire le Japonais couramment et parler tout aussi bien l'anglais.
Elle doit maîtriser l'art du thé et florale, chaque geste est précis et codifié. C'est également une hôtesse et une maîtresse de maison parfaite, délicate et attentionnée, qui fait rêver tous les hommes qui croisent leur chemin, qui ne risquent pas de s'ennuyer.
Il lui sera nécessaire de connaître toutes les traditions Japonaises et avoir un grand sens de l'honneur et celui de la famille.

De plus chaque Geisha achète son propre kimono qui coûte en moyenne 6000€.
Ce métier est typiquement Japonais et très difficile à assumer. Toutes les étrangères qui se vantent d'être Geisha, mieux vaut rester sur ses gardes. On a de forte chance d'être face à des prostituées qui déguisent leurs prestations pour s'emparer de quelques avantages financiers. Il ne suffit pas d'être passionnée par la culture nipponne ou de bredouiller quelques mots, en rêvant que tout est possible.
Dans ce métier, j'ai beaucoup de mal à imaginer une européenne déguisée en Japonaise, même si du rêve à la réalité il n'y a qu'un pas. Dans certains cas, c'est un pas de géant qu'il faut s'apprêter à faire. Cessons de vouloir adhérer à une culture qui ne nous ressemble pas car pour cela il faut être né, entre autres, Japonais pour en intégrer toute la pensée et ses subtilités.
Personnellement, je trouve qu'il est agréable de voir de vraies Geisha déambuler à kyoto avec grâce et distinction, dans leurs vêtements traditionnels. Cela casse la monotonie, égaye les rues et améliore l'ambiance. Elles nous emporte dans un lointain passé, à l'écart du stress, et de la modernisation. Elles sont une bouffée d'air frais. Et il me déplairait de croiser une européenne reconnaissable à mille lieux, qui ressemblerait davantage à un épouvantail qu'à une Geisha et, qui me donnerait plutôt l'impression de s'être trompée de civilisation, et cela gâcherait le tableau et me donnerait le cafard !