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mardi 17 janvier 2017

LE SIONISTE ESTROSI CONSEILLE FILLON SUR LES MOTS A UTILISER POUR SÉDUIRE LES ÉLECTEURS




Dans un meeting de François Fillon à Nice, Christian Estrosi, lui a conseiller d'user du mot "social" et il lui a conseillé également de s'adresser aux électeurs en disant qu'il s'adressait "aux millions de Français délaissés". Une manière implicite de mettre en garde le candidat contre le risque d'un 21 Avril à l'envers.
Jouant les vedettes américaines à Nice, là où François Fillon tenait meeting, Christian Estrosi, s’est décidé, d’un coup, à jouer les Cassandre, disant que "Le mot social n'est pas une grossièreté. En laisser le monopole à d'autres serait courir à notre perte. On ne gagnera pas sans s'adresser aux millions de Français délaissés". Délaissés par ces mêmes politiques, mais cela ne mange pas de pain, ils ont ces pauvres Français la mémoire courte !
Ce n’est pas rien que le défi lancé à François Fillon par Christian Estrosi. Surtout assorti d’une saillie assassine : "Si je suis un ami de François Fillon, je ne suis pas fillonniste".
C'est vrai que ce pauvre Estrosi était un amoureux inconditionnel de Sarkozy.

François Fillon menace la Sécurité sociale. Et les Français n’aiment pas cela. Il a beau multiplier les opérations de communication de crise afin de tenter de se repeindre en héritier du gaullisme, fidèle mais quand cela l'arrange à l’enseignement du Général de Gaulle, il ne parvient plus à décoller l’étiquette qu’il s’est lui-même collé. Il est le candidat qui s’apprête à détruire l’Assurance-maladie créé justement par De Gaulle, et avec elle la belle idée de Sécurité sociale et solidarité nationale, dans le dessein de construire un système de santé qui sera financé par l’ensemble des Français, notamment les classes moyennes et populaires, au profit des plus riches, soit cette partie de la bourgeoisie française pénétrée par le populisme chrétien qui a fait une grande partie de son succès à la primaire. Chrétien mais pas catholique ! Un chrétien non pratiquant et sans foi, juste en titre.

François Fillon est pris au piège de sa contradiction. Qui dit tantôt "Je ne céderai sur rien", et tantôt "Vous ne m’avez pas compris". Pas très rassurant non plus en politique étrangère.
Face à Jean-Jacques Bourdin, il s’est encore fourvoyé : "Dans cette affaire de Sécurité sociale, on n'a pas été bon, on n'a pas été clair dans nos propositions". Sauf qu’il n’a rien toujours rien clarifié, se contentant de répéter ce qui inquiète justement les Français les plus socialement fragiles : "Ça ne peut plus continuer comme ça !". De plus, il n'assume rien, l'emploi du ON au lieu du JE, est typique d'une personne prise en faute et qui refuse d'en être responsable.

En quelques semaines, François Fillon s’est attaché deux boulets aux pieds. Il est le candidat qui s’apprête à démolir la Sécu et le candidat identitaire de la Manif pour tous. Deux raisons d’être minoritaires. Deux causes de défaite potentielle à l’élection présidentielle. Il ne faut donc pas s’étonner de voir qu’à droite, ceux qui n’ont pas intérêt à ce qu'il soit élu, s’empressent de lui tirer dessus à boulet rouge pour entraver sa marche vers le sacre final.

Qu’il se proclame "Gaulliste, de surcroît chrétien", et voilà que déboule François Bayrou, "Mais comment peut-on mélanger la politique et la religion à ce point, de manière déplacée ? Le principe de la France, c’est qu’on ne mélange pas religion et politique". Bonne question, d'autant plus que Fillon ne nous a jamais fait part de sa chrétienté ces dernières 20 années.

Henri Guaino arrive aussi en courant , "ça nous entraîne sur un terrain sur lequel, il me semblait, nous ne voulions pas aller". 
Et voilà que Nicolas Dupont-Aignan, "C’est le programme le plus con de l’histoire de la droite"
et Laurent Wauquiez, "Un projet présidentiel en 2017, ça ne peut pas être que du sang et des larmes". Ils tirent aussi à vue sur le candidat trop bourgeois affiliée étroitement au système atlantiste. Au point où là encore, il retourne sa veste au sujet de la Syrie, car il avait oublié ''Israël'' et en moins de temps qu'il faut pour le dire, Damas est redevenu l'ennemi number One, suivi de la Russie. François Fillon a écouté les paroles des maîtres dont celle d'Estrosi qui dépouille les citoyens de 50000 euros, pour aller planter des arbres au nom de la France, afin que les sionistes aient un peu d'ombre.

De toutes parts, c’est feu à volonté sur Fillon. Somme toute, c’est logique. Comme le dit si bien François Bayrou : "Fillon a été désigné parce qu’il était le meilleur candidat anti-Hollande, mais le problème, c’est qu’il n’y a plus de Hollande". C'est plutôt bien vu.
Laurent Wauquiez et Fillon ont eu une petite escarmouche. François envoyant Laurent dans les roses. Pauvre Fifi, lui qui dit avoir bosser sur son projet trois ans après avoir parcouru la France, dont il n'a pas retenu grand chose, ce qui fait qu'il a écouté tout le monde et ne cesse de se planter. S'il était cohérent et ne changeait pas de discours, les médias ne l'auraient pas poussé dans ses retranchements pour savoir à quel jeu il jouait ni pour qui il roulait vraiment.

D’autant qu’à Gauche, le terrain se dégage, jour après jour, en faveur d’Emmanuel Macron qui semble être le seul survivant du jeu de massacre socialiste pour ne pas s'être joint à la mêlé ni Mélenchon qui a préféré lui aussi faire bande à part. François Fillon qui fut élu par désespoir de cause face à un Juppé et à un Sarkozy dont personne ne voulait plus, est aujourd’hui celui qui promet à son camp un "21 avril à l’envers". Et il s’y connait en matière de "21 avril à l’envers", puisqu’il est l’inventeur de la formule.