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mardi 10 janvier 2017

INSTITUT DU MONDE ARABE ET LES GASPILLAGES PHARAONIQUES DE JACK LANG


Une enquête de Capitale
L’arrivée du flamboyant Jack Lang à la tête de cet établissement culturel parisien n’a pas permis de redresser ses comptes. Ni d'ailleurs de réduire les notes de frais...
Nommé à ce ''poste réservé'' par François Hollande, début 2013, pour ses amis, pour succéder à Renaud Muselier, Jack Lang, payé quant même 9000 € par mois, avait pour mission de remettre de l’ordre dans ce drôle d’établissement, mi-culturel, mi-diplomatique, inauguré en 1987.

L’IMA est une fondation de droit privé contrôlée à parité par la France et 21 États membres de la Ligue arabe. Or ce statut particulier fonctionne très mal, car le lieu n’a jamais été pris au sérieux par les principaux intéressés. C’est une façon de voir les choses.
La fréquentation en 2014 était d'1 million de visiteurs, en 2015 de 757000 et en 2016 environ 500000.Les comptes de l’IMA sont restés dans le rouge depuis 2013, avec une perte record de 2,5 millions d’euros en 2015. L'année 2016 s’annonce déjà en perte.
Depuis les origines, la majorité des pays arabes ne règle son écot  sporadiquement, quant il y pense. La plupart ont certes fini par créé un fond qui verse moins d'1 million € par an. On est donc loin du compte.
Qui paie la différence ? La France ! et donc aux contribuables, d’éponger les déficits. 
Jack Lang, fort de son phénoménal entregent, allait peut-être pouvoir résoudre ce délicat problème. Hélas sur ce coup,il n’y a pas eu d’effet Jack. Grande langue, mais sans aucun résultat.

On peut également s’interroger sur le fonctionnement du cabinet présidentiel. Fidèle à ses habitudes, Jack Lang fait travailler des fidèles comme sa communicante Catherine Lawless, ou son conseiller culturel Claude Mollard, compagnon des années Mitterrand. Dans son équipe, on trouve aussi son épouse Monique. Elle a signé un contrat de bénévolat, qui n’interdit pas les notes de frais confortables. Difficile de savoir ce que tout cela coûte, les comptes ne livrent pas ce genre de menus détails.

Un litige avec le Libanais Noura, le restaurateur du dernier étage, dont Jack Lang se dit déçu, a toutefois levé le voile sur le train de vie de cette présidence inutile. 
Fin 2014, Noura a en effet réclamé 41.000 euros d’impayés pour des repas pris par le couple Lang et leurs nombreux invités. Sachant que l’IMA avait obtenu un tarif largement préférentiel à 25€ le couvert, cela fait quand même dans les 1600 convives en 18 mois.

Ce n’est pas tout : comme Capital a pu le vérifier en consultant de nombreuses notes de restaurant, l’état-major de l’IMA a ses habitudes à quelques belles tables de la Rive gauche, où on laisse aisément 80 € par tête.
Précision, pour clore le chapitre frais de bouche : le procès avec Noura n’est toujours pas fini, ce dernier réclamant 1 million d’euros de dommages et intérêts.Un Libanais ne lâche pas facilement, un tartufe qui se goinfre aux frais du contribuable sous le couvert du monde arabe ! Au pays du Cèdre, on ne rigole pas en affaire.

Dans l’appel d’offres, que Lang a lancé pour changer de restaurateur, au dernier étage de l’Institut du monde arabe, qui a osé lui réclamer son dû, Jack Lang a eu une idée ! Il demande désormais aux candidats de garantir 1000 repas gratuits par an pour sa présidence. Où, il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, et sur ce point, le vieux Jack s'y connaît !

Une chose est sûre, le vieux grigou Jack Lang, dont le mandat se termine ce mois-ci, est d’ores et déjà candidat à sa propre succession. La maison est bonne. Ami de l'imam Alain Juppé, il comptait sur lui pour se refaire une petite santé à l'orientale. Entre voyous, on peut bien s'entraider ; après tout, ça coûte rien, ce sont les cons qui paient. Pas de chance !