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mardi 20 décembre 2016

LE PRÉSIDENT PHILIPPIN, RODRIGO DUTERTRE MET DE NOUVEAU WASHINGTON A GENOUX



Sacré Rodrigo, c'est décidément tout un poème ! C'est un avocat et un Président atypique qui n'a pas froid aux yeux et, qui manie les armes avec une facilité déconcertante. Avec lui, c'est simple, rapide et efficace, '' tu me fais chier tu dégages, tu persiste, je te bute ! ''.
Dans un pays où la corruption est endémique et la haine des élites prégnante, ses déclarations choc et son positionnement anti-système avaient largement séduits les électeurs qui en avaient marre de la corruption, des trafics en tous genres. Rodrigo n'a pas fait dans la dentelle . Pas de nettoyage si l'on pleurniche sur les cas désespérés, les tueurs et les trafiquants : "Oubliez les droits de l’Homme ! ", lâchait-il et "Si je deviens président, ça va saigner !." Ce ne furent pas de vains mots.
Quant à sa popularité, celle-ci a grimpé en flèche.

En dépit de l’accord de 1998, le président philippin dit qu'il fermera les frontières de son pays aux soldats américains s'ils ne révisent pas leur jugement rapidement. Miracle ! les États-Unis ont changé de ton et, acceptent enfin de coopérer. Et bien voilà, il faut toujours frapper fort, pour se faire obéir. A force de faire dans le politiquement correcte et les salamalecs , tout le monde devient sourd !

Les États-Unis refusent de renoncer à leurs bases aux Philippines, même au risque d'être ridicules, face aux menaces de Rodrigo Duterte qui a une sale manie de mettre ses menaces à exécution.
Les Etats-Unis, voulant absolument imposer leur vision, on menacer Rodrigo de le priver de leur précieux soutient financier, en raison de ce qu'ils ont qualifié d'inquiétudes sérieuses quant à la situation des droits de l'homme dans le pays et la mise en application des nouvelles lois par le gouvernement de Rodrigo Duterte. Bingo !, le président Duterte n'ayant que faire de leur menace, leur a vivement recommandé de se préparer à quitter les Philippines, illico presto !. Il les a menacé d’annuler l’accord de 1998 qui réglemente le déploiement des bases militaires américaines dans son pays terminant son discours en agitant sa main, avec un laconique '' Bye bye, America !.

Menace, chantage, moralisme, rien n'y fait. L’organisme gouvernemental américain Millénium Challenge Corporation n’a pas retenu les Philippines pour un nouveau programme d’aide financière. Mais Rodrigo, n'en a rien à foutre, il n'est pas à vendre !
Un précédent programme, étalé sur 5 ans, avait déjà été interrompu en Mai dernier à l’initiative de Washington en guise de punition, suite à une opération antidrogue, mais là encore Rodrigo n'en a que faire ! Toujours pas à vendre.
Le nettoyage intégrale du pays a fait plus de 5000 morts parmi les trafiquants et drogués en moins de six mois. Opération sanitaire réussie ! Rodrigo est ravi ! Avis aux amateurs !

Commentant la déclaration du Président philippin, l’ambassade américaine à Manille, a déclaré que Washington continuerait de coopérer avec Duterte, malgré ces propos décapants. C'est lui qui détient les jokers.
Et en ce qui concerne le déménagement des bases militaires américaines, Washington a baissé de trois tons, faisant profil bas, affichant soudain une ouverture d'esprit étonnante pour la joie de Rodrigo.

Ce n’est pas la première fois que Rodrigo, l'insoumis, utilise ce subterfuge pour faire plier Obama. Récemment, il agitait les drapeaux Russe et Chinois sous leur nez, en tant qu’éventuels nouveaux partenaires. Washington a cru que c'était du cinéma, étant donné les dissensions entre Manille et Pékin... Erreur !. Ils se sont réconciliés !
Alors que les sénateurs américains viennent de refuser la vente de 26.000 armes à la police philippine, la Chine accepte de leur fournir le matériel, ainsi que des vedettes. Marché conclu ; América bye, bye !

Washington et Manille ont eu quelques violents échanges lors de sa campagne antidrogue. Le président philippin avait entre autres insulté Obama de ''fils de pute'' et ne s'en prive toujours pas, considérant qu'il n'avait pas de leçon à recevoir d'un pays où la drogue pousse à tous les coins de rues, où les trafiquants font la loi et pourrissent les quartiers. Tout récemment, il leur à fait savoir qu’il était temps pour Manille de ''dire adieu'' à Washington. La colonisation, il en a ras le bol !.

Il n'hésite pas utiliser son juron préféré ''fils de pute'', lorsqu'il incendie le pape François, l’ambassadeur américain aux Philippines ou encore Ban Ki Moon à l’ONU. Quant aux associations féministes de l’archipel, il leur a dit "d’aller en enfer". La religion, ce n'est pas son dada et, mieux vaut ne pas aborder le sujet, si l'on tient à son ego !

Rodrigo semble avoir une nette préférence pour Donald Trump qui a apprécié ses mesures antidrogues rondement menées. Trump l'a d'ailleurs, convié à le rencontrer en 2017, pour ''prendre un café'', entre joyeux lurons. Qui se ressemble s'assemble ! Une rencontre qui risque d'être aussi étonnante que détonante !