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dimanche 30 octobre 2016

LA POLICE MÈNE TOUJOURS SON COMBAT FACE AU GOUVERNEMENT POUR L'ENSEMBLE DE LEURS REVENDICATIONS INSATISFAITES

Depuis 10 jours, le mouvement des policiers crie sa colère dans la rue. Si les policiers sont moins nombreux qu'au début des mobilisations, les pourparlers avec le gouvernement n'ont pas suffi à totalement tarir les manifestations.
C'est à Toulouse, que les policiers se sont le plus mobilisés, samedi 29 octobre. Près de 400 d'entre eux étaient en effet réunis en civil depuis l'après-midi jusqu'à tard dans la nuit de samedi à dimanche, place du Capitole à Toulouse.
Treize véhicules de pompiers, dont certains portaient la mention ''pompiers en colère'', sont arrivés sur la place du Capitole toutes sirènes hurlantes et sont passés sous les applaudissements nourris des policiers, escortant le cortège jusqu'à la préfecture.

Les policiers n'ont pas décoléré : ils demandent toujours l'amélioration de leurs conditions de travail. 
Les négociations du gouvernement et des syndicats de police n'ont visiblement pas suffit à apaiser la grogne des officiers, puisque dans toute la France encore, le mouvement persiste. 
Dernièrement, Bernard Cazeneuve a annoncé le déblocage de 250 millions d'euros pour retaper les commissariats, quelques gilets par balles et quelques fusils d'assaut, pour renforcer les moyens de la police ainsi que la fin des plantons devant des structures qui relèvent davantage des vigiles. Mais voilà, ce n'est qu'un OS à ronger pour calmer les policiers insatisfaits. Car là encore, il n'y en a pas pour tout le monde.
Cette belle promesse ne suffit pas et, Cazeneuve, prompt à se débarrasser du problème, ne tient pas compte de toutes les revendications exigées par la police, qui demandent plus de moyens, comme des véhicules, mais aussi plus d’effectifs sur le terrain, et une modification des règles de la légitime défense, ainsi qu’une meilleure protection juridique.

Mais, il paraît que ce serait aussi suite à l'audition de 5 policiers de la Bac, par la police judiciaire, pour avoir abattu un forcené alcoolisé mais armé, qui les menaçait d'une arme à feu. Ce qui serait étonnant. Si leur garde à vue a été levée, après avoir fait le point sur les faits, l'événement a eu le temps de susciter de vives réactions tout azimut sur le Web dans le but de les défendre. Dont celle de notre Maire Robert Ménard '' Dans la France de 2016, quand des policiers se défendent, ils finissent en garde à vue ! '' Avant de t’exciter Roro, il faudrait t'informer sur les règles du jeu ! Depuis quand la police n'a pas de compte à rendre à ses supérieurs sur une mission quelle qu'elle soit ?

Il faut savoir que toute action entraînant la mort d'un sujet fait l'objet d'un interrogatoire afin de déterminer les faits dont la légitime défense. Cette règle vaut pour tous les citoyens et le fait que ce soit des flics, ne change rien au protocole.
Il n'y avait donc aucune raison de s'emballer outre mesure, tant qu'il n'y a pas de mise en examen et de condamnation. Il ne faut pas oublier, qu'il y a aussi des flics nerveux qui ont la gâchette facile. 

Personnellement, je trouve les effets com et les conclusions un peu trop rapides, tant que l'on a pas fait la preuve que l'arme était chargée et que les tireurs étaient bel et bien en légitime défense.
Par ailleurs, il faudrait que les flics soient aussi plus précis dans leur tir, en visant par exemple l'arme au poing, la main armée, au lieu d'un corps ou d'une tête. Mais c'est, peut-être un manque d'entrainement ? Donc, il faudrait rajouter cela sur la liste des revendications : plus de centres et d'heures d’entraînements.

Bref : ce qui désolant, c'est qu'une fois de plus, la majorité des policiers sont déjà fatigués de manifester, alors que toutes les revendications ne sont pas satisfaites. C'est beau de chanter la Marseillaise à tu-tête, faut-il encore de ne pas déchanter devant le résultat.