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jeudi 1 septembre 2016

L'ENA, LA SEULE ECOLE QUI FORME LES PLUS GRANDS CORNIAUDS DU SYSTÈME ET RUINE NOTRE ECONOMIE DEPUIS PLUS DE 35 ANS



Depuis plus de 20 ans, j'entends que l'on doit fermer l'ENA et pourtant les critiques acerbes sur l'ENA ne manquent pas, y compris parmi d'anciens élèves. Elle reste pourtant la formation de référence, malgré son archaïsme légendaire, pour les élus de la République depuis 1945, ce qui explique que la France brasse du vent depuis 35 ans. Si jadis, Michel Debré a créé cette école d'administration, c'était afin de former des fonctionnaires de haut niveau, capables d'administrer un pays. Mais depuis les années 70, elle a perdu de son prestige pour être coincée entre 1945 et 1970. Les jeunes énarques souvent pompeux, convaincus d'avoir la science infuse, largués depuis belle lurette, ignorent tout de l'entreprenariat, de l'économie, de la créativité et bien moins encore sur l'innovation ; bref du monde contemporain. A quoi servent-ils ? Aujourd'hui, à rien !. Ils n'administrent plus rien faute de compétence, ce qui explique que la France soit en vrac, mais en échange, ils nous coûtent cher.

Bruno Lemaire a raison de vouloir mettre cette école au rebus ou dans l'album des souvenirs. Cela fait plus de 30 ans que l'on entend les politiques - dont Jacques Chirac pour qui l'ENA était une école d'élites qui ont failli -, nous ressasser le même rêve sans que jamais celui-ci n'est prit forme. Bruno Le Maire demande que tous les responsables politiques détachés de l'administration fassent de même. "Je suis un pur produit du système.Je ne renie ni mes diplômes ni mes études qui m'ont demandé des sacrifices considérables. Mais il faut être un pur produit du système pour comprendre comment on a confisqué le pouvoir aux Français et pour réformer ce système en profondeur"

Malheureusement, s'il nous faut attendre que Lemaire soit élu pour supprimer l'ENA en 2017, mieux vaut souffler l'idée à Marine Le Pen et à Jean-Luc Mélanchon, on aura plus de chance que cette usine à crétins disparaisse du décor.
D'ailleurs, ses nombreux détracteurs lui reprochent un quasi monopole concernant l'administration, le secteur privé ou la politique, à nous seuls, les bons plans, ainsi que son système fondé sur le copinage et le corporatisme.On se refile les meilleurs places, on magouille, bref ils s’éclatent uniquement entre eux.
En 1967, Jean-Pierre Chevènement traitait ses camarades énarques de «mandarins de la société bourgeoise» et en 1972, le PS est allé jusqu'à inscrire la suppression de l'ENA à son programme, sans résultat. Cette proposition déplaisant aux jeunes coqs énarques socialistes s'y opposèrent de craintes de voir leurs privilèges abolis.

Jean-Michel Fourgous, ancien député UMP des Yvelines, avait déposé une proposition de loi visant à dissoudre l'ENA à l'origine de nombreux désastres financiers du secteur public. Le fait que certains postes clés de grandes entreprises publiques soient réservés en priorité à des énarques, ayant des liens avec le pouvoir est pour le député un fléau onéreux aux conséquences désastreuses. Le problème : la tendance du chef de l'Etat à parachuter ses petits protégés à la direction de grandes entreprises dont il est le principal actionnaire, ces PDG en herbe, sans aucune expérience et incompétents sont souvent incapables de développer l'entreprise qui finit toujours par être déficitaire...mais proches du pouvoir, ce qui change tout !, Quant à la casse, ce n'est pas grave, c'est le peuple qui paie la facture ! Après tout, il faut bien que les jeunes coqs se fassent les dents. Donc, ne nous étonnons plus, si l'Etat brade nos entreprises d'état faute de rentabilité.

Combien l'ENA a coûté à la France ?, citant en exemple le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, Air France, ou encore la SNCF, dirigés par des énarques qui ont engendré des déficits abyssaux. Faute tout simplement de formation adaptée à l'entreprise.Ce qui est navrant, c'est que tout le monde sait parfaitement depuis 30 ans que l'ENA est une catastrophe sur le terrain et un gouffre financier, mais personne n'a encore prit le taureau par les cornes pour dire '' ça suffit !'' et envoyer dans les roses les petits copains qui s'y opposeraient. Comme quoi, leurs intérêts personnels passent bien avant celui de la France.

Sans fin, les critiques envers l'ENA pourraient se résumer à la citation de Jacques Julliard, qui après sa démission du Conseil d'administration de l'ENA en juin 2000 avait déclaré : cette école reproduit un élitisme qui paraît moins soucieux de la bonne gestion des affaires de l'Etat que de la réussite des carrières individuelles. Les Énarques ne sont franchement pas des lumières. Avec eux, la France manque de clarté et de visibilité. Tout est dit !