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dimanche 21 août 2016

UN PARTI MAROCAIN INQUIÉTANT PARRAINE PAR WASHINGTON


Si les djihadistes sévissent en Syrie, en Irak, en Libye, il sévit également à Rabat. Le 16 Août, le ministère marocain de l’Intérieur a annoncé avoir arrêté quatre membres d’une cellule de Daech qui se préparaient à commettre des attentats contre des sites fréquentés sur le territoire national. Le Roi Mohammed VI s’en est pris aux organisations djihadistes, expliquant qu’elles «instrumentalisent certains jeunes musulmans, plus particulièrement en Europe et exploitent leur méconnaissance de la langue arabe et de l’islam véridique pour relayer leurs messages erronés». Mais, il y a plus inquiétant encore.

Selon les médias du royaume, plusieurs figures du salafisme marocain devraient prendre part aux législatives du 7 Octobre, parmi lesquels, d'anciens détenus pour terrorisme. Le projet serait voulu par les Etats-Unis.
Pour le média marocain Assabah, ''des calculs politiques sont à l’origine d'une ouverture aux salafistes''. Les partis marocains voueraient un grand intérêt aux salafistes et seraient appuyés dans ce projet par ... l'administration Obama, bien sûr !.

Un haut diplomate américain de l'ambassade des Etats-Unis à Rabat aurait noué des contacts avec des chefs de partis en vue de les convaincre de présenter des salafistes aux prochaines législatives. Autant dire que les Etats-Unis cherchent à semer le chaos au Maroc. Ce genre de manipulation est une méthode américaine bien connue pour diviser le peuple et déclencher une guerre sournoise baptisée de religion. Diviser pour mieux régner. Obama aurait-il encore décider de propager la guerre avant son retrait du gouvernement ?

En Juillet, Mahmoud Archane, le fondateur du Mouvement démocratique et social, et son fils, Abdessamad, s’étaient longuement entretenus avec ce même diplomate américain au sujet de la possibilité pour la petite formation de présenter des candidatures salafistes.

Ainsi, au Maroc, les salafistes pourraient faire leur entrée à la Chambre des représentants. Des figures de la mouvance islamiste s’apprêtent en effet à se présenter au scrutin du 7 Octobre sous les couleurs de trois formations politiques : l’Istiqlal, le Mouvement démocratique et social et, dans une moindre mesure, Annahda wal Fadila (Renaissance et vertu), une scission du PJD (Parti de la Justice et du Développement).

UN PARTI INQUIÉTANT PARRAINE PAR WASHINGTON
Mais le Parti de l'Istiqlal de Hamid Chabat suscite de vives polémiques, car il est en discussions avec deux anciens détenus pour terrorisme graciés en 2011 et 2012, le cheikh Mohamed El Fizazi et Abdelouahab Rifki, alias Abou Hafs.
De son côté le Mouvement Démocratique et Social (MDS) a comme soutien le salafiste, Abdelkrim Chadli, lui aussi ex-détenu pour terrorisme.
Dans les années 1990, les Américains avaient déjà présenté un intérêt pour les candidats salafistes, notamment Abdelilah Benkirane, l'actuel chef du gouvernement du Maroc.