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vendredi 26 août 2016

LES TCHÈQUES ONT FAIT SAVOIR A MERKEL SANS MÉNAGEMENT QUE LEUR PRÉFÉRENCE AUJOURD'HUI ALLAIT A POUTINE ET QU'ELLE ÉTAIT DÉSORMAIS INDÉSIRABLE



Angela Merkel était en visite officielle à Prague ce jeudi 25 août. Au menu des discussions : l’avenir de l’UE suite au Brexit et une coopération de défense entre les États membres qui pourrait éventuellement conduire à la création d'une armée de l'Union européenne et, surtout convaincre l'Etat d'accepter une nouvelle vague de migrants bloquée en Grèce et en Italie. Proposition malvenue qui ne fut pas du goût des citoyens.

Des manifestants énervés par sa présence et son discours, l'insultèrent en brandissant des pancartes représentant la chancelière allemande en Adolf Hitler et scandant le fameux slogan en vogue "Merkel muss weg'' - qui signifie ''Merkel doit s'en aller" - Merkel dehors ou encore DÉGAGE! - dans un spectacle de défiance contre ses politiques migratoires, tandis qu'un autre avait fait une affiche avec le drapeau européen côtoyant celui de l'Allemagne nazie. 
Ils hurlaient qu'à cause de son irresponsabilité leur pays connaît aujourd'hui, une aggravation de la crise, suivi d'une chapelet d'insultes que nul journaliste n'a osé rapporter. Tout y a passé, la Syrie, la Lybie, l'Ukraine,...
Certains mécontents scandant, pancarte à l'appui que l'oligarchie financière criminelle américano-juive, qui a fait de l'Etat tchèque un protectorat de l’impérialisme américain aidé de traîtres tchèques et de porcs perfides...OK ! Mais ils ne sont pas les seules victimes, mais au moins, ils font savoir qu'ils ne sont pas dupe.



Ce qui est étonnant, c'est de savoir que les Tchèques ont souffert du temps de l'URSS et, aujourd'hui, ils se rangent derrière Poutine. Quelle belle leçon ! Ils nous prouvent qu'ils ne mélangent pas les époques, l'URSS d'hier et la Russie d'aujourd'hui. Mais aussi, qu'ils ne se laissent plus manipuler par la propagande euro-américaine anti-russe. Ils comprennent que leurs intérêts économiques sont ailleurs, et non à soutenir des guerres injustifiées à travers le monde, pour engraisser des industriels américains et européens de l'armement dont on a que faire.

Après avoir rencontré le premier ministre Bohuslav Sobotka, Merkel s’est rendue au château de Prague pour rencontrer le président tchèque Miloš Zeman. Ce dernier est connu pour son franc parler et, pour sa critique envers la politique migratoire. Lorsque le président tchèque a offert des fleurs à Merkel, il lui a demandé amusé de sourire un peu !, tout en lui offrant un exemplaire en allemand du livre '' Les aventures du brave soldat chvéïk dans la grande guerre ''. Une manière subtile de dire à Angela Merkel que sa politique migratoire mènera à une guerre civile généralisée en Europe. Une manière de lui rappeler son côté soldat idiot qui cherche à submerger l’Europe de migrants par la force et l'intimidation. Le personnage principal du livre est l'histoire d'un idiot en uniforme, dont la stupidité paralyse l’appareil militaire autrichien. Un livre que Merkel se doit de lire et de méditer.

Les manifestations contre la présence de Merkel étaient nombreuses et massives. Les manifestants ne tarissant pas de critique sur les événements syriens, libyens et Ukrainiens accusant l'UE d'être aux ordres d'Obama dont le but est de semer le chaos en Europe pour provoquer Poutine. Merkel a compris que les Tchèques s'étaient rangés désormais rangés à 85% derrière Poutine qu'ils estiment plus digne de confiance que Merkel et sa bande.
Ils lui ont vertement demandé de foutre le camp, sa place n'étant plus parmi eux.

Face à tant de véhémence, Merkel ne s’est pas risquée à visiter le Pont Charles au milieu de la foule, comme elle l’a déjà fait au cours de précédentes visites. Un incident a également marqué l’après-midi, un homme au volant de sa voiture a tenté de pénétrer dans le convoi motorisé de la chancelière, il a été arrêté sans ménagement par la police. Il était en possession d’une matraque télescopique, de gaz lacrymogène et de cubes de béton, bien décidé de lui régler son compte. Ce qui en dit long sur leur ressentiment face à l'UE qui a plombé l'ambiance jadis si festive et qui laisse présager des turbulences qui bouleverseront les mois à venir. Si à cela, on ajoute l'Autriche et la Hongrie, on peut penser que la Russie ne tardera pas à ajouter sur sa liste de nouveaux alliés. On peut imaginer une guérilla entre pro-et anti-Poutine avec pour tête de turc les migrants.


Mais, un malheur n'arrive jamais seul, des anti-Merkel ont déposé une tête de porc, avec une note insultante, aux portes de son bureau de circonscription. La police allemande recherche les méchants qui ont osé comparer Merkel à une tête de cochon du fait qu'elle ne comprends toujours pas que la plaisanterie ''migratoire'' a assez durée pour avoir dépassé les limites.