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mardi 23 août 2016

LA TURQUIE VEUT NETTOYER ENFIN SA FRONTIÈRE TURKO-SYRIENNE



Suite à l'attentat meurtrier à Gaziantep, le ministre turc des Affaires étrangères a fait part de l’intention de son pays de nettoyer enfin ses frontières avec la Syrie de la présence des mercenaires de Daech. Et donc, de ne plus leur permettre de circuler en toute liberté entre la Turquie et la Syrie ni d'ailleurs d'en ressortir.
"La frontière entre la Turquie et la Syrie doit être entièrement nettoyée de la présence de Daech", a affirmé le ministre turc des affaires étrangères. En nous rappelant que son pays contribuait activement au combat contre Daech, et qu'Ankara avait autorisé la coalition internationale d'utiliser la base aérienne d'Incirlik pour mener des frappes contre les terroristes en Syrie, et que la Turquie continuerait à soutenir la coalition contre Daech. Beau discours qui nous l'espérons ne sera pas encore lettre morte. Parce que jusqu'à maintenant, à par vouloir se faire de nouveaux amis, la Turquie n'a pas montré d'empressement pour éviter que les mercenaires aillent et viennent à leur guise entre Gaziantep et la Syrie depuis 2011.
L'
Allemagne a rendu public dernièrement, un rapport désignant la Turquie de ''plateforme centrale du terrorisme'' depuis 2011. Les accusations pointaient la responsabilité de Erdogan qui était parfaitement au courant des trafics engendrés par la voyoucratie, et qui la laissait faire par intérêt. 

Il est surprenant que l'Allemagne découvre cette triste réalité tardivement.Elle devrait aussi savoir que Gaziantep, est aussi la plaque tournante du trafic d'art suite aux pillages de la Syrie et la plaque tournante du pétrole volé. Si la Turquie bloque vraiment ses frontières et donc, l’approvisionnement permanents des mercenaires-djihadistes en provenance du continent européen, la guerre contre la Syrie pourrait se terminer en un an.

Si l’approvisionnement continue, la guerre peut se poursuivre pendant de nombreuses années. Dans les deux cas, un plus grand soutien militaire au gouvernement syrien de ses alliés accélérerait la fin du conflit. Reste à savoir si la Turquie pour une fois sera fiable, capable de transformer son verbiage en actes efficaces. Il vaudrait mieux pour elle, car ces attaques de Daech-Al-Qaïda ont un goût de vengeance mené dans l'ombre par les Etats-unis pour avoir retournée sa veste et s'être tourné vers Poutine.