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dimanche 31 juillet 2016

AU KOSOVO DAECH ENTRAÎNE SES DJIHADISTES SOUS LES YEUX DE L'OTAN ET DE L'UE


Je sais, j'ai déjà écrit sur le sujet mais, cette triste réalité doit être dénoncée et Médiapart s'y emploi aussi. En espérant qu'elle circule sur tous les réseaux, car il nous faut des réponses de nos politiques et qu'ils nous avouent quelle est leur taux de participation à ce petit jeu macabre. Car leur silence prouverait leur complicité avec Daech et, à partir de là, pour tous les massacres qui ont eu lieu en France, en ce qui me concerne, il n'y a qu'un seul coupable  : L'ETAT pour être à la solde de l'OTAN qui protège la racaille djihadiste pour l'employer à des fins meurtrières.


Un texte de MEDIAPART
Lorsque nous dénonçons les responsabilités américaines et européennes de la naissance et la croissance des organisations djihadistes qui répandent la terreur du Moyen-Orient à l'Europe, de l'Asie à l'Afrique, nous ne parlons pas seulement du fait que des décennies de guerres,  déstabilisation, embargos et interventions impérialistes de divers types,  ont créé le terrain fertile afin qu'un nombre croissant de musulmans se joignent à l'État islamique, al-Qaïda ou Boko Haram.

Dans certains cas, les responsabilités sont directes, il existe une filière  précise qui part des gouvernements et des états-majors des pays membres de l'Union européenne et des États-Unis et qui arrivent jusqu'aux réseaux de la terreur que les organisations djihadistes créent dans les territoires.

Nous avons parlé dans le passé de la présence du djihadisme dans la péninsule des Balkans. Une pénétration qui remonte aux années 90, lorsque l'administration des États-Unis et les puissances européennes, l'Allemagne en tête, soufflaient sur les divisions ethniques et religieuses qui existaient déjà dans la Yougoslavie d'alors pour déstabiliser un Etat qui, au cours de quelques années, après des guerres civiles sanglantes et des missions militaires occidentales criminelles, a cessé d'exister.

Une opération qui a pu compter sur la coopération active et intéressée des pétromonarchies puis de la Turquie, qui ont versé des milliards de dollars sur la Bosnie, sur la Macédoine, sur certaines provinces de la Serbie comme le Kosovo et le Sandzak, pour favoriser l'émergence de  forces fondamentalistes et, dans certains cas explicitement djihadistes à  utiliser pour étendre les tentacules de l'Arabie saoudite aux Balkans.

Nous avons parlé à plusieurs reprises, au cours des mois et des années passées, de la pénétration de l'Etat islamique en particulier au Kosovo et en Macédoine, où le sigle terroriste a pu compter sur les infrastructures, jamais dissoutes entièrement, héritées des groupes de guérilla albanaise encore active en partie et caractérisée par une identité islamique de plus en plus fondamentaliste.

Ces derniers jours, des nouvelles informations ont déclenché des alertes sur de l'étendue réelle de la présence djihadiste dans le narco-état créé par l'OTAN et par les pétromonarchies. Les camps d'entraînement de l'État islamique dans le Kosovo seraient jusqu'à cinq, et se trouveraient à Ferizaj, Gjakovica, Decani, Prizren et Pejë. Où des centaines d'aspirants djihadistes, la plupart d'ethnie albanaise provenant de divers pays, en plus d'étudier l'arabe et une version paranoïaque du Coran, apprennent à utiliser les armes et les explosifs et différentes techniques  de guérilla, formés par des hommes du Califat et par des 'ex' miliciens de l'UCK, la soi-disant "armée de libération" kosovare qui grâce à la guerre déclenchée par l'Alliance atlantique contre la Yougoslavie en 1999 avait réussi à s'imposer dans l'ancienne province autonome de Belgrade devenu 'indépendante'.

Tout cela se passe dans un petit territoire qui est en fait encore un protectorat de l'Alliance atlantique et de l'Union européenne, des institutions qui peuvent compter sur la présence au Kosovo de diverses bases militaires, de centres de commandement et de contrôle, de dizaines de milliers de militaires, observateurs et fonctionnaires civils.

Par exemple, le camp d'entraînement de Daech de Ferizaj se trouverait à quelques kilomètres de Camp Bondsteel, la plus grande base militaire que les Etats-Unis aient jamais réalisé en dehors de leur propre territoire après la guerre du Vietnam, qui accueille en moyenne 7.000 soldats et  employés civils.

Près de Gjakovica, une autre ville kosovare qui abrite l'un des camps d'entraînement du Califat, siège le détachement aéronautique de l'Amiko (Force italienne de l'Air au Kosovo), ce qui n'a pas empêché que Daesh prolifère à un pas des installations de la mission de la KFOR. Et la même chose arrive à Pejë, où surgit le Village Italia, et à Prizren, où la présence de l'Alliance atlantique est également consistante.

Lorsque l'État islamique n'était pas encore été considéré comme un problème par les États-Unis, Lavdrim Muhaxheri, le commandant de la malfamée "brigade des Balkans" de Daech, a travaillé au Camp Bondsteel, et l'on dit la même chose pour Blerim Heta, un kamikaze albanais qui s'est ensuite fait exploser à Bagdad.

L'histoire a été remontée à la surface par des reportages réalisés par des  médias internationaux après l'arrestation de quatre citoyens kosovars  accusés d'être membres du réseau terroriste de l'Etat islamique. Des nouvelles d'arrestations sont fréquentes au Kosovo, en Macédoine, en Bosnie, en Serbie elle-même.

Selon les données fournies dans les derniers jours par le ministre de l'Intérieur du Kosovo, Skender Hyseni, au moins 57 combattants étrangers ont été tués au combat, quarante ont été arrêtés avant de pouvoir partir, 102 ont été arrêtés sur des soupçons d'avoir participé à des activités terroristes.
Mais à finir menottés ne sont qu'un petit pourcentage des miliciens du Califat ou des aspirants djihadistes, alors que la plupart continuent à agir sans être dérangés dans les enclaves fondamentalistes des Balkans.