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dimanche 17 avril 2016

QUAND LES AMÉRICAINS SE DÉBARRASSENT DE LEURS ENFANTS SUR LE NET


Chaque année aux États-Unis, 25000 enfants adoptés sont abandonnés par les familles adoptives.
"États-Unis, enfants jetables", un documentaire bouleversant et insupportable diffusé sur France 5, met en lumière le système du "rehoming", qui permet de confier à d'autres, les enfants jugés trop difficiles à élever.
Des enfants donnés, par petites annonces, comme on se débarrasse d'un objet ou d'un animal domestique devenu trop encombrant. Dans ce pays, les familles adoptives qui ne veulent plus de leurs enfants peuvent les confier à d'autres, en toute légalité. Jugés trop caractériels, mal insérés dans la famille, 25000 enfants seraient ainsi réadoptés chaque année.
Ce terrifiant "marché de l'enfant d'occasion" est typiquement américain et, prend différentes formes, toutes sont inconcevables en France. 
Le reportage s'ouvre sur une sorte de "défilé de mode" organisé par une agence de "rehoming". Timides, de jeunes ados perdus, se présentent en espérant retrouver un foyer et des parents dignes de ce nom. Dans la salle, de futurs parents potentiels font leur marché en consultant des enfants sur catalogue : ''pas beau'', ''trop grand'', trop maigre'', ''pas assez blond'',...Merde, il n'y en a aucun de parfait !. Ou encore, ''s'il ne fait pas l'affaire, on le refilera à d'autres !'', ''chouette, elle pourra garder le chien pendant notre absence ! ''.

Ce mode d'adoption coûte environ 5000 euros, soit deux fois moins cher que l'adoption classique.
Le procédé est le même que pour l'achat d'un chien.La nouvelle famille obtiens un certificat d'agrément pour une garde provisoire de l'enfant, et celui-ci est conforme aux désirs du couple ou de leur race, la réadoption sera validée par un juge. Le pauvre gosse aura le droit d'avoir son pedigree !
Mais face à cette procédure coûteuse ''spéciale riche'', beaucoup de parents adoptifs ou adoptants se tournent via un système de petites annonces sur Internet. La famille se débarrasse du gosse devenu gênant, et transfère alors provisoirement la garde de l'enfant en signant un simple document. C'est ce qu'a vécu Nita, lorsqu'elle avait 14 ans. Sept mois à peine après son adoption en Haïti, ses parents adoptifs et incompétents, incapables de faire face à cette ado perturbée et agitée suite aux catastrophes qui ont sévit en Haïti, la confient tout simplement à des inconnus. Au bout d'un mois, cette nouvelle famille procède à un vote pour déterminer si ils la gardent ou la rendent à la famille prêteuse...Dans ce cas, la réadoption n'étant pas officielle, le douloureux processus peut se répéter à l'infini. En tout, Nita sera "donnée" 5 fois par sa famille adoptive d'origine. De quoi devenir totalement caractérielle et très agressive. Ces américains ont vraiment une big case de vide !
"J'avais peur, je ne savais pas avec qui j'allais habiter, ni dans quelle ville, j'étais envoyée comme ça, à n'importe qui, comme on envoie un colis par la poste." Pauvre Nita !

UNE FORMULE IDEALE POUR LES PEDOPHILES
La cinquième fois, Nita s'est retrouvée dans une famille qui avait déjà adopté plusieurs enfants, dont quatre jeunes filles. Toutes étaient abusées sexuellement par le "père adoptif". L'homme a fini par être incarcéré à vie pour viol répétés. D'autres enfants ont ainsi été confiés à des pédophiles, alors qu'aucune vérification n'est effectuée sur le profil des "adoptants". Ce qui dénote un laxisme et une indifférence effarante. Le moins que l'on puisse dire est que cette formule est idéale pour les pédophiles. Que deviendront ces enfants, jetés comme des chiens au péril de leur vie ?. C'est cela, la démocratie américaine qu'ils aimeraient que l'on adopte aussi ?
Comment combattre les réseaux pédophiles, lorsque l'on a affaire à ce genre de parents irresponsables et immatures ?!
Après l'emprisonnement du ''père de substitution'', aujourd'hui, le père adoptif originel de la jolie Nita, regrette et, tente tant bien que mal de justifier l'injustifiable. Selon cet andouille qui mériterait une bonne correction,''les autres enfants de la famille ne se sentaient pas à l'aise avec elle, mon ex-femme était stressée et se bagarrait souvent avec elle. Il fallait que quelque chose change, ou toute la maison allait s'écrouler". Apparemment, ce brave monsieur a préféré laisser tout tomber madame !.

DES PARENTS ADOPTIFS IRRESPONSABLES
De nombreux futurs parents ne mesurent pas du tout les difficultés d'une adoption et, encore moins les difficultés d'une réadoption. Ils s'imaginent qu'élever des enfants est une partie de plaisir et, qu'ils satisferont leurs désirs et combleront leur vide intérieur.
Faire le deuil des parents précédents et, apprendre à surmonter ses traumatismes passés, cela demande du temps, de l'écoute et de la patience pour que l'enfant grandisse sereinement. Et pour cela, les parents doivent être informés et compétents pour prendre en charge un enfant traumatisé, d'autant plus lorsqu'il a perdu ses parents et se retrouve en pays étranger.
Comment un enfant peut faire confiance à une nouvelle ''maman'' totalement inconnue, quand la précédente vous a jeté comme un objet devenu inutile, faute de patience, de compréhension et d'amour ?. D'autant plus qu'aux États-Unis, les services sociaux n'assurent pas du tout le suivi des enfants adoptés, ils préfèrent les retirer à des familles pauvres. Ils doivent penser que 5000 euros est une preuve de compétence et, de chance pour un enfant. Et puis, une famille adoptante sont perçus comme des gens biens, courageux et méritants. A croire que ces couples qui jouent à la poupée, recherchent avant tout la reconnaissance et l'admiration de leur entourage avant de soucier du bien-être de l'enfant.

UN DÉPUTÉ MILITE POUR INTERDIRE CE MARCHE
James Langevin, lui même adopté et ayant vécu ce genre de formule, milite pour interdire la réadoption. Ce député est l'auteur d'un projet de loi national pour interdire la réadoption et donner les ressources nécessaires aux familles en difficulté, pour faire en sorte que la première adoption soit la seule à être citée.
Un projet qui nécessite 50 millions d'euros de budget et, qui ne semble pas être la priorité du gouvernement américain. 
Transferer la garde à des inconnus sur le Net ou par annonce, sans passer par un juge, est désormais interdit dans dix États. Il en reste 42 à convaincre, dans lesquels les enfants peuvent être donnés ou changer de main en toute impunité
Aujourd'hui, Nita a 19 ans et, elle n'est vraiment pas rancunière ni méchante, car elle a trouvé le courage de pardonné à celle qu'elle appelle encore malgré tout ''maman''. "Je comprends qu'elle ait voulu me donner à quelqu'un d'autre, mais elle n'a pas réalisé qu'en mettant ce genre d'annonce, j'étais un objet qu'elle vendait à des inconnus." Face à ce comportement adulte, il est impossible de ne pas s'entendre ou s'attacher à une si gentille gamine.
Les problèmes de santé et de maltraitance pèsent très souvent sur l'avenir des enfants adoptés, et Nita a eu dans son malheur beaucoup de chance de garder la tête froide. Je lui souhaite tout le bonheur du monde !