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jeudi 14 avril 2016

NUIT DEBOUT, NUIT DE BROUILLARD OU L'ON TOURNE EN ROND EN DORMANT DEBOUT



Ce genre de mouvement je le nomme de préférence ''nigtexit'', nuit dehors, car en fait d'être debout, ils sont souvent assis ! Je ne pense rien de ce genre de mouvement anarchique sans aucune visibilité sur le futur. Aucune revendication, aucune proposition constructive ; on nage en plein brouillard, on tourne en rond et on dort debout !. Je ne vois que des jeunes et moins jeunes faire tapisserie dans la rue, incapables de prendre le taureau par les cornes pour parler des véritables problèmes politiques, comme la sortie de l'Europe, les frasques du gouvernement, la dette ou sur les paradis fiscaux, alerter sur les politiques d’austérité et de rigueur mis en place par un gouvernement incompétent qui conduit notre nation vers plus de pauvreté, sans oublier le chômage en masse, l'immigration, la pédophilie qui sévit de plus en plus, et une éducation scolaire désastreuse, ...etc. Ils ne savent ce qu'ils veulent en vérité ni par quoi commencer.
On caquette, on vide son sac, on rit, on s'amuse, on casse, on picole, on placarde des tas d'affiches pour faire jolie, on fait du bruit ; bref rien de plus, rien de moins.
Manifester, oui mais pourquoi ? Ils sont bien loin des urgences, des problèmes qui taraudent le monde. Les Nuits debout déconnectée des véritables enjeux et des réalités quotidiennes. C'est juste un moyen pour sortir de leur solitude, de leur isolement géographique, une manière de se faire des amis en chaire et en os, autre que virtuels.
Chacun prend la parole, enfin ceux qui ont un mot à dire, mais autrement, on n’entend plus que des discours très militants sur la mutualisation des luttes. C'est bien de vouloir unir les différences, réunir les nations dans la nation, mais pour lutter contre quoi, contre qui ? Se sont-ils élevés contre le gouvernement en le rappelant à l'ordre ? Non !. Les militants sont davantage des opportunistes que de véritables meneurs, dont certains cherchent plutôt à se faire un nom qu'à interpeller le gouvernement, de peur d'être cernés par la police et d'être gazés. Quant aux habitants des quartiers, des soixante-huitards, ils les regardent amusés, curieux et dubitatifs, mais ne se mêlent pas des débats, qui ne nous paraissent pas convaincants. 
 
L'indignation de ces ''révoltés'' retombera comme un soufflet, lorsqu'ils auront trouvé un autre terrain de jeu pour s'exprimer. Car après tout, comme le disent mes filles, c'est sympa de se rassembler et de refaire le monde autrement que virtuellement. Les nightexit sont en effet un excellent moyen, pour réapprendre à vivre ensemble et, surtout à connaître les étrangers qui ont aussi des choses à dire et ceci d'où qu'ils viennent. Passer la nuit dehors pour apprendre à communiquer et, à regarder le monde en face, c'est au moins cela que des noctambules retiendront peut-être quant ils émergeront du brouillard !



Des villes où l'on peut s'éclater hors de sa bulle virtuelle et se faire plein, plein d'amis pour refaire le monde à son image. C'est déjà ça !!!!