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mercredi 6 avril 2016

MARINE LE PEN ET DRAHI DÉNONCÉS PAR LE RAPPORT DU PANAMA PAPERS


Il y a de quoi rire ou de pleurer pour les frontistes qui croient en l'honnêteté des Le Pen, lorsque l'on découvre que le FN vole aussi l'Etat et donc les citoyens sans vergogne. Face à cela, l'on ne peut que sourire jaune lorsque l'on écoute leurs discours sur la corruption, les détrousseurs mal odorant de la Caisse d'allocations familiales ou de la sécurité sociale. L’enquête conduite par le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) a permis de mettre au jour un système de dissimulation d’avoirs financiers, organisé dans des centres offshore d’Asie et des Caraïbes par le premier cercle de fidèles de Marine le Pen, au premier rang desquels l’homme d’affaires Frédéric Chatillon et l’expert-comptable Nicolas Crochet. Tous les deux sont aujourd’hui mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le micro-parti de Marine Le Pen et le financement des campagnes présidentielle et législatives de 2012.

Un système offshore sophistiqué a été mis en place entre Hongkong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama. Il a été utilisé pour sortir de l’argent de France ni vu ni connu, au moyen de sociétés écrans et de fausses factures avec la volonté d’échapper aux services antiblanchiment français.
Au centre de cette ingénierie financière off shore : Frédéric Chatillon. Ancien dirigeant du Groupe Union Défense, groupuscule étudiant d’extrême droite, il a rencontré Marine Le Pen à l’université de droit d’Assas au début des années 1990. Une amitié solide s’est forgée puisque son entreprise, Riwal, est devenue le prestataire exclusif du FN pour la communication lors des campagnes électorales et, en 2012.
La correspondance entre les protagonistes de ce théâtre d’ombres offshore, qui se sont appuyés sur une série d’intermédiaires (avocats, consultants…), a été versée au dossier judiciaire de l’enquête sur le financement des campagnes de 2012. Elle ne laisse aucun doute sur le modus operandi et le soin porté au contournement des règles.
Comme il fallait s'y attendre, Florian Philippot crie au blasphème : "Tout ce qui sera fait pour essayer de relier cela au FN ou à Marine Le Pen, cela sera tout simplement de la diffamation !", selon Philippot, vice-président du FN. Il affirme que ni le parti, ni Marine Le Pen n'avaient de "compte offshore" tout en rappelant que Frédéric Chatillon n'avait aucune responsabilité au FN. Cahuzac avait aussi juré par tous les saints, être blanc comme neige. Marine va devoir le prouver. Les mots ne suffisent pas. D'autant plus que ce n'est pas à Philippot de plaider en faveur de Marine qui ne lui dit certainement pas tout !

AUTRE GROUPE DANS LE COLLIMATEUR
Altice, groupe contrôlé par l'homme d'affaires Patrick Drahi, collectionneur de médias, cité dans les "Panama papers", a déclaré avoir recouru ''légalement'' entre Novembre 2008 et Décembre 2010 aux services d'une société panaméenne. Le groupe international Altice,qui compte aujourd'hui 262 filiales et participations dans le monde, n'aurait depuis 2010 jamais plus recouru à une société panaméenne. Cette société aurait été utilisée, selon sa direction pour des opérations accessoires pour des raisons de stricte confidentialité et dans des conditions parfaitement légales, sans aucune incidence fiscale, et a fortiori étrangères, de près ou de loin, à toute fin d'évasion, de dissimulation, ou d'optimisation fiscale. Bref, Drahi, serait selon ses dires irréprochable.... un saint en somme !