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vendredi 15 avril 2016

LA RESISTANCE AU FEMININ. UN EXEMPLE A SUIVRE . AUX ARMES CITOYENNES D'ORIENT ET D'OCCIDENT !

Quelle belle leçon donnée aux hommes réfugiés en Europe et au monde que donnent ces reines d'Orient, ces Zénobia, ces Kaïna, ces Marcia,...Et, pourtant, on parle peu de leur courage face à Daesh, mais aussi face à Erdogan, le pire des dictateurs, qui rêve d'éliminer, après les Arméniens, les Kurdes et, qui leur tire dans le dos dés qu'il en a l'occasion.

Des femmes qui ont décidé de ne plus subir la terreur et qui ont formé un bataillon au féminin qui font littéralement trembler de crainte les combattants terroristes.
Des révolutionnaires au féminin, je croyais que cela n'existait plus. Nombreuses  sont les femmes kurdes qui prennent les armes pour défendre leur peuple, leurs droits, leur vie, mais aussi pour échapper à la pauvreté et au carcan des traditions. Des femmes qui refusent de porter des voiles ou des niqabs, des femmes qui n'acceptent pas d'être dominées et violées par des hommes frustres et arriérés, des femmes qui ne s'en laisseront plus jamais conter. Elles veulent qu'ils se fourrent bien ça dans le crâne et compte bien les y aider si nécessaire.



Elles sont infatigables et se battent sur tous les fronts. Au combat contre Daesh, mais aussi dans les écoles et la police. Derrière leur combat acharné, se dessine en filigrane la lutte pour l’émancipation des femmes d'Orient.
Pendant qu'elles s'efforcent de donner aux femmes tous leurs droits ; à quelques kilomètres de là, Daech fait exactement le contraire en les humiliant et en les maltraitant de divers manières. Elles les combattent au nom de toutes les femmes du monde. Elles s'impliquent activement à tous les niveaux, aussi bien politique que militaire.
Daesh, qui s'est irigé en dieu tout puissant, a émis un décret postulant que tout homme tué par une femme irait en enfer. Ce nouveau délire à fait mouche dans la tête de nombreuses femmes kurdes qui se sont empressées de prendre les armes et de les combattre à mort en guise de réponse. Depuis de nombreuses femmes les ont rejoint la kalashnikov dans une main et, des grenades dans l'autre. Pour la bible, elles verront ça, une autre fois !

Avant que la guerre n’éclate en 2011, les femmes en Syrie se réjouissaient d’avoir plus de liberté grâce à la politique de Bachar que leurs consoeurs Irakiennes, Turcs, Iraniennes, Afghanes, Saoudienne ou Qatari, confinées derrière leurs murs au cul des casseroles et des gamins en guise de distraction.
''Nous avions plus de liberté.Mais nous ne pouvions pas participer à la vie politique et, si nous devions aller au commisariat ou dans n’importe quel bureau administratif, nous devions nous faire accompagner par nos maris ou nos frères, à cause du harcèlement et des provocations des religieux extrémistes ''. dit Jendara Alsawish, une kurde de 34 ans originaire d’Alep.
Aujourd'hui, tout a changé, face à Daesh, elles ont pris le taureau par les cornes et les machos vont devoir faire profil bas. Mais ce qu'elles craignent le plus, ce n'est pas Daesh ni ses partisants, mais les réfugiés qui reviendront au pays la bouche en cœur, à défaut de la queue entre les jambes pour avoir préférer fuir que de se battre et qui ne laisseront pas leurs femmes sortir de chez elles en les obligeant de surcroît de se taire. Ces guerrières craignent que leur séjour en Europe ne leur serve pas à grand chose quant à leur mentalité archaïque,sans oublier le fait qu’ils ont fuit la guerre et la révolution culturelle.


Elles peuvent effectivement craindre leur retour. Un retour difficile face à des femmes déterminées, qui se seront battus au péril de leur vie pour leur pays et leurs droits. Des fuyards qui seront mal vus et leur retour mal perçu pour se pointer après la bagarre pour reconstruire un pays dévasté. Leur retour, ne sera pas facile à accepter, ni à gérer. Ils vont devoir se soumettre aux nouvelles régles de jeu et, apprendre à respecter le droit des femmes. Sans oublier que leurs épouses reviendront d'Europe avec déjà une petite idée de ce que sont nos droits. Elles vont devoir apprendre à relever la tête, à se faire respecter par les hommes et à ne plus se comporter comme des serpillères pour le bien de machos en mal de domination. Le combat des femmes Kurdes sera long et difficile mais, elles obtiendront satisfaction tant qu'elles ne baisseront pas l'échine. Des femmes qui méritent largement la légion d'honneur et la croix de guerre. Ah, si j'avais 30 ans, c'est à leurs côtés que je serai !