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jeudi 26 novembre 2015

LES JAPONAIS, DES SPORTIFS ACCOMPLIS




Dans l’histoire des arts martiaux, le Japon est un cas d’école. En effet, aucune autre nation n’a élevé la guerre au rang d’art de vivre aussi haut que les habitants de l’archipel nippon. Les importations de l’écriture, de la mode, de la littérature et des arts martiaux, sont tous liés au Bouddhisme Chan (devenu zen au Japon), venus de Chine et de Corée lors des échanges commerciaux entre l’île nipponne et le reste de l'Asie, ont posé les bases de la culture guerrière japonaise. Et comment mieux illustrer la culture militaire du Japon que par le symbole du samouraï ?
La représentation romantique du Samouraï nous présente des combattants ascétiques, sages et invincibles toujours prêts à sacrifier leur vie pour un idéal supérieur et la préservation de leur honneur. Cet idéal du samouraï est bien éloigné de la réalité historique. 

Le mot Samouraï provient du verbe japonais ''sameru'' qui signifie ''servir''. Guerrier professionnel au service de son seigneur, le samouraï est en effet une caste dédiée au service, à la défense et à la fidélité. Dans son image romancée, l’exercice des armes, la méditation zen et l’acceptation de la mort étaient les outils nécessaires au samouraï, afin de mener à bien sa mission. Ils étaient vraiment d'impitoyables et féroces guerriers, mais ils étaient aussi des hommes comme les autres, soumis à des passions et des faiblesses. La recherche du vide mental permettant d’accepter la mort ne formait pas des sages ou des épées de justice.

Dans de nombreuses chroniques historiques, les samouraïs sont dépeints comme des êtres impitoyables et violents, brutalisant les plus faibles pour des prétextes quelconques. Le droit du port d’arme et l’impunité, dont ils jouissaient poussaient ceux-ci à s’entraîner à la coupe sur des personnes sans défense.
Après une longue histoire difficile, mouvementée et douloureuse, c’est dans ce contexte d’après guerre que les koryus (écoles anciennes) interdites par l’occupant américain évoluent essentiellement vers les Budos (écoles modernes) par le génie de grands maîtres, dont le souci est de préserver les enseignements profonds des arts martiaux japonais.
Dans la période des années 1960 et 1970, le miracle économique japonais est mis sur le compte de l’application du Bushido au monde de l’entreprise. Le mythe du samouraï est redoré et les arts martiaux japonais, vecteurs de transmission de ce modèle, se répandent de manière universelle. Véhicules de l’image du samouraï modernisée, notamment avec le cinéma.
Les japonais ont donc une grande passion pour les arts martiaux en particulier et le sport en général.
Les sports traditionnels, parmi tous les sports sur le sol japonais aucun ne présentent mieux le sentiment national que le Sumo. Mais il existe d'autres arts anciens tout aussi réputés, comme : Ju-jitsu, Kenjutsu, Sojutsu, Bojutsu, Jujitsu ,Taijutsu ,Ninjutsu, le culi, Ksisirio, Yabusame et Kyujutsu .
Les Arts martiaux plus récents : Karaté-do Judo, Aïkido, Kinomichi ,I'Iaido , Kendo ,Sogobudo,Taihojutsu,Kyudo.



LES ARTS MARTIAUX LES PLUS CONNUS
L’iaidō, parfois abrégé ''iai'', est un art martial japonais basé sur l'action de dégainer le sabre de son fourreau de manière parfaitement contrôlée et fluide pour frapper son adversaire en un coup puis d’en essuyer le sang et de le rengainer en un seul geste. Plus exactement, le but est d'exécuter une technique, avant l'adversaire, choisie en fonction du lieu et du contexte de la situation. Tout comme pour les autres Budo, cette discipline se focalise principalement sur la perfection des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen). L'efficacité technique, quant à elle, devient de plus en plus importante, au fur et à mesure que le pratiquant augmente en grade. Depuis quelques années, certains senseï japonais prônent une démarche plus offensive, dirigée vers un iaidō de combat, plus proche du iaijutsu. Certains débutants commencent à pratiquer avec un sabre en bois (le bokken), selon le style de leur professeur, mais la plupart utilisent un sabre émoussé appelé iaitô. Les initiés maniant un sabre tranchant (shinken) sont peu nombreux.

Le Judo, qui est un art martial d’autodéfense né au Japon et qui s’est répandu dans le monde entier jusqu’à être aujourd’hui une discipline olympique. C’est un art basé sur la prise et sur l’utilisation de la force adverse à son avantage.
Judo signifie voie de la souplesse. Sa pratique est compétitive et intense. Il a été inventé par Jigoro Kano en 1882. Il se caractérise par des techniques pratiquées au sol, de projection, de contrôle de l’adversaire. Mais le but de Kano n’était pas seulement de créer des techniques pour obtenir la victoire mais d'améliorer et de renforcer le mental.


Le Kendo : est un art martial moderne, héritier du Kenjutsu (l’art du sabre des samouraïs), utilisant des armes en bambou (shinai) et une armure (bôgu). De nos jours il est largement pratiqué au Japon et dans le reste du monde. Le kendo combine des techniques et les valeurs des arts martiaux avec une activité physique intense.
Le kendo permet aujourd'hui de développer son esprit et non de tuer son prochain.

Le Karaté : est un art martial qui s’est développé sur les îles Ryûkyû, aujourd’hui Okinawa, qui ont longtemps été indépendantes.
Cette forme de combat à mains nues fut créé par les paysans d’Okinawa, en réponse au souverain qui leur avait interdit le port d’arme, il permet de concentrer toute son énergie dans les coups de pied et poing que l’on donne.
Au fil du temps, les maîtres ont combiné des techniques indigènes de ces îles avec des arts martiaux chinois, comme la Grue Blanche. Le karaté vise à se défendre ou à attaquer à l’aide de différentes parties du corps : les pieds, les genoux, les coudes, la main ouverte ou fermée, les avant-bras, les doigts. On donne le nom de karatéka aux pratiquants de cet art martial. Les niveaux de karaté (qui peuvent être différents selon les fédérations) sont symbolisés par des ceintures de couleur. La plus célèbre est la noire, portée jusqu’au 5ème dan (sur un total de 10).




L'AIKIDO EST PHYSIQUE, TECHNIQUE ET MENTALE
L’aïkido : est un art martial basé sur la concentration de l’énergie et sur l’avantage que peut donner la force de l’adversaire. L’arrière-plan philosophique ou religieux (traditions Shinto, Zen, Tao) joua un rôle très important dans l’élaboration de cet art. A côté de ce retour aux sources de l’esprit traditionnel du samouraï, il la recherche de la paix, harmonie. Aï Ki Do : aï = amour, harmonie, union -ki = énergie, force vitale et do = chemin, voie
est représenté symboliquement par un couvercle et une bouche, tandis que ki est la vapeur qui s’échappe de la cuisson de grains de riz, do enfin est une tête sur un chemin.
Physique : l’exécution correcte des mouvements améliore la condition générale du corps ainsi que la respiration qui régule et stimule la circulation énergétique et sanguine.
Technique : la rigueur des arts martiaux traditionnels s’applique à l’aïkido. Chaque forme comprend tous les éléments d'attaque et de défense. Les mouvements d’aïkido s’inscrivent dans des plans circulaires, verticaux ou horizontaux, créant ainsi des spirales dans lesquelles l’attaquant se sentira absorbé, déséquilibré, puis projeté ou immobilisé.
Mentale : l’aikidoka, bien qu’il pratique un art martial, choisit la paix et la non violence comme mode de résolution des conflits. Le pratiquant sincère essaie d’appliquer cette philosophie même, et surtout, en dehors du dojo. Il contribue ainsi, en parallèle à sa progression technique, à la diffusion de ces valeurs qui sous-tendent l’aïkido.



Le Kyudo-Kyujutsu : deux formes de pratique du tir à l’arc japonais. Le Kyudo est un sport d'agrément moderne créé pour les européens, contrairement au Kyujutsu qui est un art martial ancien.
pratiqué par les Japonais. Ces deux formules sont basées sur la concentration, la maîtrise de soi et donc des énergies,...Ils font également l'objet de compétitions.

Le Taihojutsu est une synthèse d'arts martiaux, créée spécialement pour les besoins de la police japonaise. Le Taihojutsu est la méthode d'intervention de la police japonaise et du Kidotai (escouade anti-émeute). Il regroupe dans sa synthèse les disciplines suivantes : karaté (wado ryū), judo (kodokan), aïkido/aikijutsu (yoshinkan), nihon kenpō (kyōkai), nihon jūjutsu (shinto yoshin ryū (en)), kendo/kenjutsu (méthode d'escrime japonaise), jōdō/jōjutsu (méthode du bâton de 4 pieds), juken jutsu (méthode de la baïonnette), keibo soho/keibo jutsu (méthode du bâton court de police), la boxe. Autant dire, qu'il ne vaut mieux pas se frotter à la police Japonaise !




LE SHORINJI-KEMPÔ
Le shorinji kempo est né en 1947 dans la ville de Tadotsu située sur l'île de Shikoku au Japon.
Une combinaison de différentes écoles d'art martiaux chinois et japonais. C'est un mélange d'art martial traditionnel et d'auto défense efficace.
Le Shorinji Kempo est accessible à tous ; sa pratique ne nécessite ni force ni souplesse particulières : enfin, presque !.
A travers sa pratique, chacun progresse à son rythme et améliorer son équilibre, sa coordination et, au fil des entraînements, chacun repousse ses limites : plus de souplesse, d'endurance et donc, une meilleur condition physique. Les pratiquants apprennent aussi l'utilisation des massages ainsi que les points de pression du corps.
Le Shorinji Kempo n’est pas qu’un travail physique :Goho coups de poing, coups de pied, Juho dégagements, projections ou immobilisations sur des saisies ainsi que Seiho, Chinkon, Embu, Randori, il inclut un aspect philosophique dans la pratique à travers plusieurs principes. L’un de ces principes fondamentaux est l’importance du travail à deux (Kumite shutaï).
Les partenaires prennent conscience de la nécessité de l’autre pour progresser, et développent le sens de l’entraide et de l’amitié. La méditation zen (Chinkon) fait partie intégrante du Shorinji Kempo. Cette richesse technique prépare à être confronté à tous les aspects de l’auto-défense et à réagir efficacement en cas d’agression.


LES SPORTS PRATIQUES AU JAPON
Le Sport chanbara ou "Spochan", consiste en un combat entre deux participants à armes égales ou différentes, mais possédant néanmoins des règles. Le chanbara est une forme d'onomatopée japonaise qui exprime le bruit des sabres qui s'entrechoquent dans le combat des samouraïs. Il est souvent assimilé au kendo, mais il est totalement différent de par sa liberté de pratique, sa façon de combattre et, de l'utilisation d'armes aussi diverses que variées :(kodachi, choken, yari, tanto...). Le sport chanbara est l’héritier direct des combats livrés entre samouraïs de par son esprit et son réalisme.




LES SPORTS OCCIDENTAUX
Bien que les sports nés au Japon sont très importants pour les japonais, ils considèrent depuis plus d’un siècle le Base-ball comme leur sport national.
Le Base-ball, appelé yakyu au Japon, est le sport le plus pratiqué par les étudiants et les hommes d’affaires. Pour les femmes qui pratiquent ce sport, le nom est softball .
Les tournois de printemps et d’été, disputés au niveau national, sont particulièrement appréciés des équipes estudiantines. De plus, le base-ball professionnel est assez développé et 12 équipes sont sponsorisées par de grandes entreprises. Le fait d’acclamer son équipe de base-ball professionnel favorite est devenu une activité à part entière et fait appel à beaucoup d’énergie.
Ce sport passionne particulièrement les Japonais, du fait qu'il nécessite une grande concentration, du sang-froid, de l'adresse et de la force physique. Tous les ingrédients qu'adorent les nippons sont rassemblés dans un seul et unique sport : le base-ball.

Le Football : est un sport qui est populaire chez les enfants et les jeunes ados, moins prenant que le base-ball, plus ludique.
Malgré que ce sport fut accueilli au Japon lors de la Coupe du Monde 2002.Les adultes ne sont pas attirés par le fait de donner des coups de pieds dans un ballon.
Le Ski : est un sport majeur au Japon et de nombreux skieurs affluent sur les pistes des montagnes, depuis ces dernières années c’est un sport qui devient de plus en plus populaire auprès des jeunes.



Le Basket-ball : bien qu’il soit très loin derrière le Base-ball et le Football, il jouit pourtant d’une importante popularité mais pour donner du tonus à ce sport, de nombreuses anciennes gloires de la ligue américaine ont posé leurs valises au Japon. Mais celui qui relancera vraiment ce sport sera Yuta Tabuse qui est le premier joueur nippon aux Etats-unis. Ce qui plaît aux japonais ce n’est pas le sport en lui-même, mais bien les produits qui en dérivent tels que les maillots. Le fait que ce sport n’a pas énormément de popularité vient du fait que les médias japonais s’en désintéressent.Il est donc difficile de promouvoir ce sport.
Il existent également de nombreux autres sports occidentaux qui plaisent aux Japonais mais ils ne jouissent pas d’une très grande popularité et sont principalement pratiqués par les jeunes uniquement, il s’agit du volley-ball, du rugby et du handball.

Je vous ai tout dit, du moins le principale. Quant à moi, je préfère les sports très ...ZEN !. Un peu de kriya-yoga, un peu de Taï-chi et surtout beaucoup de kouette-zen. En dehors d'oublier de se réveiller, c'est un sport sans danger !