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lundi 30 novembre 2015

AFRIQUE : LES GIRAFES SONT EN VOIE D'EXTINCTION


Les girafes sont en train de disparaître rapidement.  Il y a quinze ans environ 140.000 girafes (Giraffa camelopardalis) parcouraient les plaines et les forêts de l'Afrique. Aujourd'hui, ce nombre a chuté de plus de 40%, selon la Fondation pour la conservation des Girafes. Et ce massacre se fait malheureusement dans l'indifférence générale ainsi que dans le plus grand silence côté scientifique et médiatique qui sont devenus incontestables.
Comme pour de nombreuses espèces, les causes de ce déclin sont la perte ou la fragmentation de leurs habitats, mais surtout la chasse excessive entreprise par de nombreux occidentaux juste pour le plaisir de tuer des animaux pacifiques. A cela s'ajoute également le braconnage commerciale, or rien n'est aujourd'hui entreprit pour sensibiliser l'attention du public et stopper le massacre.

Pour comparaison, les sonnettes d'alarme à propos de l'extinction imminente de l'éléphant d'Afrique, même si elles ne doivent en rien être minimisées, sont légions : On estime la population des éléphants à 450.000 individus pour seulement 80.000 girafes.
Même les scientifiques n'ont pas beaucoup accordé d'attention aux girafes. Seul un petit nombre d'entre eux s'y intéressent, et seulement, depuis moins de 5 ans.
Suite à une recherche sur Google Scholar,  on a trouvé moins de 70 articles scientifiques sur les girafes publiées depuis 10 ans, comparativement, il y en a 160 sur les éléphants d'Afrique. Pourquoi, les girafes ne méritent pas autant d'attention ?



Bien que plusieurs organisations se soient profondément engagées dans la protection des girafes, les efforts de conservation, dans leurs ensembles, ont pris un grave retard. Jusqu'ici, il n'y a jamais eu de scientifique employé à temps plein à leur protection, selon Julian Fennessy qui agit seul depuis fin 2014, pour essayer d'enrayer le désastre écologique.
Les girafes sont en grave péril. Il faut désormais tout tenter pour obtenir l'attention qu'elles méritent. Pourtant dés que des écologistes leur prêtent une attention particulière, les résultats sont immédiatement observables.
Par exemple, la population de la girafe d' Afrique de l'Ouest (la peralta), qui ne vit plus que dans le Niger, n'était plus que de 50 individus en 1995. La population est aujourd'hui, passée à plus de 400 individus. Ceci grâce à l'engagement commun du gouvernement du Niger et de la population du pays que les mesures de protection sont devenues efficaces. En effet, vous pouvez tenter de mettre en place des politiques de protection, mais si vous n'obtenez pas un soutien solide des gouvernements et le soutien du peuple dans son ensemble, rien ne peut fonctionner. Les peuples ont du mal à voir à long terme les problèmes et à prendre conscience que l'on ne tue pas des animaux sans une excellente raison.


Le statut de protection de la girafe au Niger a fait une différence non seulement dans la croissance de sa population, mais aussi dans son comportement, il est désormais  possible de les approcher à pied, entre 10 à 15 mètres, ici l'homme n'est plus un prédateur pour ces grandes dames, ce qui est simplement remarquable.
Malheureusement, ce n'est pas le cas dans d'autres pays, tels que la Tanzanie ou encore le Zimbabwé et la Namibie où la chasse à la girafe demeure répandue.
En Tanzanie, les girafes traumatisées par les chasseurs et braconniers, prennent la fuite rien qu'en percevant l'odeur de l'homme qui représente désormais, un danger.
Les prochaines années seront cruciales pour les girafes. Plusieurs sous-espèces risquent d'entrer dans la liste des animaux en voie de disparition totale de l'UICN .

Ces troupeaux de girafes sont les derniers représentants de leur espèce. Elles ont pu survivre et se reproduire grâce aux projets mis en place entre l’ASGN et le zoo français de Doué-la-Fontaine. L’objectif de ce partenariat était d’inciter les populations locales à protéger ces animaux victimes des braconniers et des prédateurs. D’autant que la girafe peralta est une sous-espèce en voie de disparition. Ainsi, les girafes qui n’étaient plus qu’une cinquantaine, il y a encore 15 ans, ont trouvé refuge dans la brousse de Kouré, à une heure au sud de Niamey. L’augmentation de la population est donc une excellente nouvelle. Néanmoins, elles ne sont pas encore tirées d’affaire, puisqu’elles sont aujourd’hui menacées par "la destruction progressive" de leur habitat. Les responsables sont aussi bien l’homme (développement de l’agriculture) que le désert qui ne cesse de progresser. 



Ce problème majeur pousse les girafes à se déplacer de plus en plus. Elles parcourent parfois des centaines de kilomètres pour se nourrir, et vont jusqu’au Nigéria. Or, dans ce pays, le braconnage sévit toujours, sans oublier les imbéciles qui viennent en majorité des USA pour tuer des animaux sauvages, juste pour le plaisir en échange de 12000€ par animal abattu avec un fusil à lunettes. Bientôt, il faudra leur fournir un fauteuil pour qu'ils puissent massacrer confortablement des animaux qui ne veut aucun mal.
En 2010, une tentative avait été menée pour surveiller les girafes : on avait alors tenté de les équiper de colliers émetteurs mais l'opération avait échoué. Il faut donc maintenir les efforts pour que la population des girafes du Niger ne chute pas à nouveau.
Il est grand temps de s'en préoccuper, il y a urgence de mettre la pression sur les politiques de tous les pays... alors d'un simple clic commençons par le faire savoir en partageant tous ensemble et en nombre cet article sur nos réseaux sociaux....