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vendredi 13 novembre 2015

LE TOGO, UN PAYS AFRICAIN TOUT EN COULEURS



Le Togo est réputé pour sa remarquable tradition d'accueil. Mais pas du tout pour son hygiène. Il faut savoir que la pauvreté et la corruption sont les labels du pays. La capitale Lomé est loin de détenir la palme de la propreté. Mieux vaut avoir le cœur bien accroché !
C'est le plus petit État francophone de l’Afrique découpé en 5 régions (maritime-plateaux- centrale- Kara -et Savanes) et quatre fleuves, Oti, Mono, Arié, Ogou. Un pays aux paysages variés et les Togolais sont d'une grande gentillesse. Autrement, la plage de Lomé est plutôt sympa, enfin si rien n'a changé de ce côté. Si vous êtes un accroc du foot, vous trouverez toujours un ballon pour vous défouler. Le foot-bal est leur passion.
Le Togo jouissant d'un été permanent, les accrocs du soleil et des plages y trouveront leur bonheur. Pour les amoureux des hauteurs la température varie entre 24° et 30°. 


 
Lomé, Sokodé et Lama-Kara sont les plus grandes villes, vous découvrirez l’une des fabuleuses cultures africaines.
Le Togo est un pays convivial qui se fera le plaisir de vous raconter son histoire et ses coutumes. Et il en a un nombre impressionnant !
Côté bouffe, on mange essentiellement une bouillie à base de maïs de mil ou de manioc, et parfois de l'igname, accompagnés de différentes sauces épicées. Ces plats sont délicieux pour les végétariens et pour ceux qui n'ont pas faim !.
Mais dieu merci, on y mange aussi des fruits de mer des brochettes et des fruits, bananes, avocats ,.... et des beignets, pour ceux qui aiment manger gras !
Personnellement, le seul plat que je pouvais avaler, c'est le Djemkoumé au poulet grillé, mais c'était pour le poulet !!. Autrement, des fruits de mer, des brochettes et des fruits à...volonté.
En général, il n'y a pas d'eau chaude dans les salles de bain ; l'eau est toujours à la bonne température pour se laver, sauf à certaine période de l'année où il faut chauffer un peu l'eau. Dans les villages, c'est différent ; elles sont construites hors de l'habitation et les toilettes aussi. Vous pouvez prendre votre douche à la belle étoile. Après tout vous n'en mourrez pas !

Les Togolais sont en perpétuels mouvements. Ils se déplacent beaucoup, en bicyclette, en moto, en moto-taxi, en taxi et à pied.
Il y a aussi des transports en commun comme l'autobus et le train
Le tchappalo, la bière de mil ou de sorgho, est une boisson douce et légèrement alcoolisée, peu chère, consommée quotidiennement par un grand nombre de togolais et servie dans un énorme verre, surtout dans la région des savanes. Et là, franchement, il faut aimer la bière et picoler !

L'ESCLAVAGE
A une demi-heure en voiture de Lomé, se trouve Agbodrafo, une ancienne cité portugaise (auparavant Porto Seguro) qui est à présent une tranquille petite ville au bord du lac Togo;
La ville d'Agbodrafo a été reconnue comme faisant partie de la "Côte des esclaves".
On peut y découvrir quelques vestiges de ce passé tels que la "maison des esclaves" ou le puits des enchaînés.
Le Togo a beaucoup souffert du commerce négrier que lui ont fait subir les liens commerciaux entre négriers occidentaux et rois tribaux à partir du XVIème siècle avant que la colonisation n'y mette fin au XIXème siècle.



LES RÉGIONS DES SAVANES ET DU KARA
La zone Nord est composée d'une immense savane et de falaises rocailleuses. Le sol est aride, mis à part quelques zones de bas-fonds autour des rivières. Mais c'est magnifique !
Le Togo acquiert son indépendance,en 1960, par un accord avec l’administration française, sous le contrôle de l’ONU .
Ce pays tire son nom de Togodo qui signifie : ville "au-delà du fleuve" en langue éwé.
Le Togo est peuplé de plus de 6 millions d’habitants,
entouré au Sud par le Golfe de Guinée, au Nord par le Burkina Faso, à l'Est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. L'espérance de vie dépasse rarement 55 ans.
Le pays regroupe un grand nombre de paysages variés africains, de la plage aux savanes, en passant par les montagnes...et il est doté de plusieurs climats dont un climat tropical, permettant de jouir de belles journées au soleil sur les côtes donnant sur le Golfe de Guinée.

LA RÉGION DES SAVANES
Le chef-lieu de la région des Savanes se nomme, Dapaong,qui à 600 Km au Nord de Lomé, la capitale du pays et à la frontière du Burkina.
Le peuple des Mobas sont essentiellement des cultivateurs et des chasseurs, on les retrouve surtout dans la région de Dapaong.
La ville de Timbou (6100 hab) :la population est composée de Yanga (cousins des Moba, des Bissa, et des Peulh) sédentarisés. La cohabitation est pacifique. La population de Timbou est majoritairement musulmane mais aussi d' animistes qui est leur religion ancestrale et de chrétiens.
Malheureusement, ces dernières années, l'islamisme Wahabite venu tout droit du Qatar commence à plomber sérieusement l'ambiance.
Cinkassé est situé à environ 38 km de Dapaong, il y a un une préfecture et surtout un hôpital. On ne sait jamais, par les temps qui courent, cela peut servir !


La région des Savanes qui est le grenier du Togo, est une région agricole, malheureusement très pauvre et oubliée de la dite civilisation. Un point faible dont risque de se servir les islamistes pour les bercer d'illusions et leur imposer leur doctrine.
Les peuples vivent encore dans des cases rondes traditionnelles, comme dans bien d'autres pays africains,mais celle-ci sont un peu plus raffinées. Ces habitations sont plus sympathiques que les bidonvilles.
Car les bâtiments en parpaings recouverts d'un toit en tôle se multiplient rapidement. Cela donne une sorte de bidonville de bric et de broc, et c'est une horreur !. Ils ont au moins l'impression d'adhérer à la modernité. Je préfère de loin les cases qui me semblent plus saines.
Par contre, il y a peu de moyens de communications. Mais le téléphone portable et les cabines fixes fleurissent et permettent plus ou moins de communiquer et de briser l'isolement.

La région des plateaux avec les grandes étapes Agou, Kpalimé, Danyi, Badou, Atakpamé et Notsè. Le premier patrimoine de cette région est son paysage avec son climat frais : sites naturels ou mixtes, montagnes et plateaux verdoyants, cascades et vallées majestueuses (Missahoé, Kpimé, Aklowa).


La région de la Kara est une région située au Nord du Togo. Son chef-lieu est Kara.
La région est le pays du peuple Kabyé. Les Kabyés dont le nom poétique signifie paysans de pierre sont excellents dans l'art de la lutte, et de la culture en terrasse . Attention c'est une région très aride et montagneuse, alors si vous n êtes ni sportif ni endurant, mieux vaut rester dans le Sud.
Les monts Défalé sont formés de longues chaînes parallèles couvertes de nérés, de baobabs et de palmiers tandis .

Le pays Tamberma est connu pour ses habitations fortifiées, style châteaux forts. Des constructions très originales construites en terre glaise. La plaine luxuriante et environnée de montagnes verdoyantes.
Au Nord, on découvre aussi le parc national et la réserve de Réserves de Fazao-Malfakassa chasse de Kéran, situé à 92 km de Kara, ce site est une réserve de chasse importante qui recèle une faune très variée : troupeaux d'éléphants, buffles, antilopes, singes et autres oiseaux aussi variés que colorés. Les rivières Kéran et Koumongou sont très poissonneuses
On peut voir aussi le barrage de la Kozah qui alimente en eau potable toute la région qui compte une cinquantaine de villages éparpillés.
Voir aussi la Fosse aux Lions avec ses éléphants ; la Fosse de Doung avec ses crocodiles et ses galeries forestières ; la Fosse sacrée de Tanlona et ses étangs naturels, les Monts Nano avec leurs grottes et greniers à pigeons, grottes proposées pour être inscrites sur la liste du patrimoine mondial.…


DES PISTES ET DES ROUTES
Par contre, les pistes...sont très peu entretenues, voir pas du tout, ce qui rend très difficiles les déplacements.
Un grand nombre d'ONG sont présentes à Dapaong, et contribuent au développement de la région. Le Carto a été très longtemps la seule structure d'animation et de développement créé par les chrétiens, à résider au coeur des brousses du Kpendjal. Cette zone est totalement délaissée et en forte augmentation démographique.
Le Togo, c'est le dépaysement complet, un retour dans le passé et personnellement, je trouve cela sympa pour tous ceux qui supportent la chaleur, qui aime vivre simplement et sans chichi ! Après ma foi, c'est une question de goût. Mais attention, on y fait pas de vieux os !

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION
Le Togo ne fut pas un pays où les habitants pouvaient s'exprimer en toute liberté. La répression perdura longtemps au détriments des droits de l'homme.
Aujourd'hui, en 2015, le Togo présente un autre visage, plus attirant, quant il s’agit de parler des questions qui étaient autrefois interdites, c’est-à-dire des questions relatives à l’application des droits humains. Mais évitez de poser des questions politiques, ils préfèrent ne pas aborder le sujet. Car pour eux, c'est parler pour ne rien dire. Pour eux comme pour nous, ils sont tous de vulgaires arrivistes qui n'ont que faire des besoins du peuple.
Vous pouvez par contre critiquer les actions anti sociales, et y apporter des solutions vraiment salutaires, en ce en s’y impliquant réellement.
Mais vu la montée de l'islamisme, combien de temps leur reste t-il avant de sombrer à nouveau dans le mutisme.


LA CÉRÉMONIE AKPEMA : INITIATION DES JEUNES VIERGES
Chez les Kabyès, pendant que le jeune homme kabyè suit une initiation qui dure 8 ans pour devenir Eglou ou un homme, la jeune fille suit une initiation en un an qui débute dés l'âge de 18 ans.
Leur tradition veut qu’elle soit vierge avant l’initiation car celle-ci la prépare au mariage.
La cérémonie est une procession de jeunes initiées nues, la hanche seulement ceinte d'une ceinture de perles le kédjissi. La procession conduit les jeunes filles soit dans maison ou sur une montagne selon les tributs. Sur le lieu, ils les fait asseoir sur une pierre. Selon leurs dires, si la jeune fille n’est pas vierge et qu'elle s’assoit sur cette pierre, du sang coulera de son sexe. Enfin, selon cette version, C'est juste de la chance ! . D’autres prétendent qu’elle se fera piquer par les abeilles .
Le fait est qu’aujourd’hui, s’asseoir sur cette pierre n’est plus une contrainte. Seules celles qui savent qu’elles sont vierges, insistent à s’y asseoir. Toute virginité constatée fait la fierté de la famille.
La fin de la cérémonie est marquée par une parade des Akpémas ou des vierges ou non. Elles se réunissent sous un arbre sacré. Les chamans ou prêtres donnent le départ de la procession. Tout le long des chemins, les initiées des années précédentes et les parentes vantent en chantant les poils pubiens des nouvelles initiées, que l'on compare à une brousse sauvage, aux roseaux ou à de hautes herbes blessantes.
C’est la dernière sortie des akpémas après laquelle elles peuvent aller au marché, seulement vêtue d’un slip et de soutien-gorge, la hanche ceinte de kédjissi, jusqu’à la danse tchimou qui marque la fin de la cérémonie d’initiation.
Si les touristes ou autres sont autorisés à ces parades, la présence d’une caméra par contre est interdite. Les contrevenants sont lynchés et leur matériel réduit en poussière.

La tradition voulait qu’au lendemain de cette initiation, la jeune akpénou déjà promise à un jeune évalou, regagne le domicile de son fiancé. Mais auparavant, le jeune évalou organise au domicile de la jeune akpénou la danse tchimou. La caractéristique de cette danse tchimou est l’apparat, l’étalage des richesses du fiancé. Le fiancé, ses parents et ses amis offrent des quantités impressionnantes de tchoucoutou, une boisson préparée à base du sorgho. Des quantités qu’ils peuvent verser juste pour signifier qu’ils ne sont pas dans le besoin. Cette ostentation vise à rassurer la jeune fille akpénou sur la fortune de son futur époux. Cette démonstration permet à la jeune fille de prouver qu'elle n’entre pas dans une famille indigente et qu'elle sera ainsi à l’abri du besoin dans sa nouvelle famille.
Il y a quelques années, l’Église catholique,voyeuse par nature et qui a l'art de mettre son grain de sel partout, a accepté de faire initier les jeunes filles à l’église. Mais il est évident que cette initiation n’a ni le même accueil, ni la même considération que l’initiation traditionnelle.


UNE CÉRÉMONIE D'INHUMATION QUI SE PERD
Autrefois dans le canton de Yadè, l’utilisation du cercueil n’était pas de rigueur. On enveloppait le cadavre des personnes âgées avec un linge spécial appelé bsabao, alors que celui des enfants et des jeunes gens l’était dans un linge blanc. Les funérailles proprement dites avaient lieu douze mois après l’enterrement du mort dans une ambiance de danse traditionnelle nommée So. Cette ambiance était entretenue par les membres des familles parentes et alliées du défunt et débutait loin de l’habitation endeuillée.
Le lendemain du So , les beaux-fils ou les belles-filles de la personne décédée préparent dans la maison endeuillée, la pâte de mil accompagnée d’une sauce cuisinée essentiellement avec de l’huile rouge et un poulet non dépecé . Ce plat se nomme Cudum.
Malheureusement, de nos jours, la morgue et la bière ont fait leur apparition lors des cérémonies funéraires. Des familles restent malgré tout fidèles à l’enterrement dans les tombes traditionnelles dépourvues de cercueil.

Autre stigmate de la modernité, au lieu de la préparation des mets du Cudum, on se contente de le présenter aux familles. La raison est toute simple, pour eux c'est devenu un gaspillage financier, tant les plats préparés du Cudum, sont difficilement mangeables !.
Le service d’un causeur dont le rôle était d'informer les tributs sur les causes de la mort d'untel, est de plus en plus délaissé, surtout par les chrétiens. Dans tous les cas, les funérailles s’accomplissent chez les Kabyè selon les dernières volontés du défunt, et sont amputées du Cudum et du So, chez les Kabyè devenus musulmans.


LA PIERRE SACRÉE DU PEUPLE GUIN
Les Guins, en fuyant les guerres pour s'installer au milieu du 17ème siècle à Glidji au bord du Lac Togo, ont fondé leur royaume sous le Roi, dont le nom est tout un poème, Foli Bébé. Dans leur fuite, ils ont emporté leurs attributs royaux : un trône sculpté dans l'ivoire et un autre fait d'ébène incrusté d'or, ce qui en dit long sur leur histoire. Ils ont également emporté, que ce qui les caractérise, la cette fameuse pierre qui régente leur vie et dont la sortie marque une nouvelle année, une nouvelle vie, de nouveaux préceptes ordonnés uniquement par les divinités.
Danses, prières, incantations ont ponctué la sortie de la pierre de la forêt sacrée de Gbatsomé. Chaque année la pierre est de couleur différente. En 2013, la pierre était d'un blanc pur, symbole de prudence par rapport à l’eau et au feu selon le grand prêtre Ni Mantche.
En 2015, c'est une turquoise. Le peuple Guin a entamé sa nouvelle année lunaire (Septembre 2015 à Septembre 2016) avec la prise de la Pierre sacrée et ce, sur fonds de tension. La Pierre, couleur bleue turquoise annonce une année favorable pour la pluie, mais pose ses conditions. Elle dit que ''Beaucoup de richesses du peuple Guin sont en pleine mer. Les rois et prêtres traditionnels doivent s’entendre pour faire des sacrifices à la mer afin que les requêtes du peuple soient exaucées''. C’est l’essentiel du message de la Pierre Sacrée pour les 12 mois à venir. Au peuple togolais, il est demandé de taire les divergences et de travailler ensemble ; selon le prêtre de la forêt sacrée Ata Sakumo qui affirme que la moisson sera bonne.

Les enfants en Afrique
Il faut aussi savoir que les enfants travaillent très jeunes. Ils sont employés pour différentes tâches ménagères et aux champs. Ils mendient aussi dans les rues quant ils ne sont pas employés comme chaire à canon.
La sorcellerie et le Vaudou sont monnaie courante. Les enfants albinos sont souvent persécutés ou mutilés quant ils ne sont pas éliminés. Face à celà, mieux vaut garder son sang froid !



DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES
Le peuplement du pays togolais est relativement récent et remonte globalement au XVème siècle. Cependant, les recherches archéologiques attestent de l’existence de traces de peuplements plus anciens, remontant au Néolithique -3000 ans, jusqu'aux premiers siècles de notre ère et sur plusieurs sites.
Elles démontrent également que le Togo possède des richesses indubitables dans ce domaine, capables de déboucher sur une étude rationnelle de la culture matérielle des populations anciennes
Les vestiges se composent de céramique (décorée notamment à Notsè), de techniques d’aménagement du sol (pavement), de peintures rupestres, de la métallurgie de fer (travail de fer à Tado, hauts fourneaux à Bandjéli, tuyères de Dapaong, etc.), d’enceintes (ruines de l’ancien royaume ewé à Notsè et Tado, caveau à Danyi-Tinipé)…Ces enceintes fortifiées ont fait l'objet d'un abandon massif vers l'an 1350, en lien avec la pandémie mondiale de peste noire qui éradiqua des milliers d'humains.

Vestiges préhistoriques probables de Tado (au sud -est) et  de Notsè (ancien Royaume Ewé, à environ 100 kms au Nord de Lomé) : mégalithes, galets aménagés, polissoirs, meules et bifaces ;
Vestiges en pierres sur le plateau de Danyi (180 kms au sud-ouest de Lomé) entre 600 et 950 mètres d’altitude : structures d’habitat (cercles de pierre), anneaux d’enceintes à Tinipé et Inénébia et caveau (souterrain maçonné, long de 3 mètres, de forme rectangulaire, d’usage inconnu) à Ahlon-Dénou, traces de culture en terrasses.


Le Togo n'a pas d'histoire proprement dite, mais les peuples qui ont migré vers cette région, devenue leur pays, ont une multitude de légendes et d'histoires à raconter. Il y en a tant qu'un livre n'y suffirait pas. Il est très diversifié dans ses mœurs et coutumes, dans ses chants et danses, dans ses parures et son type d'habitation, le Togo est sans nul doute, une véritable mine de valeurs culturelles, hormis celle de respecter le monde sauvage. Ce sont aussi d'excellents cultivateurs, pêcheurs, artisans et commerçants. Les marchés sont de pittoresques institutions qui bouillonnent de vitalité et d'énergie.
Et comme dans tout pays, ils ont leurs hauts et leurs bas.


Si vous aimez la musique africaine aux rythmes endiablés et envoûtantes qui vient du fond des âges et la musique aux rythmes du gongon et des tam-tam ; vous serez aux anges ! Ces musiques ont souvent pour thème, l'amour, la chasse, la pêche, la moisson, la guerre, la fraternité, et la solidarité. Au Togo, il existe une compagnie de danses et de chants traditionnelles connue sous le nom de TAHOUNGAN qui a la particularité de posséder un djembé de 2,50 m de haut. Voir sur Youtube une démonstration ahurissante.
Je vous ai tout dit. Enfin, presque, car c'est à chacun de découvrir le reste avant que les islamistes aient jeté aux oubliettes ce qui leur reste de culture.


LES TOGOLAIS FACE AU RÈGNE ANIMAL
Les Togolais adoptent chiens, chats, mais aussi singes ou biches. Les Togolais aiment les animaux de compagnie. Les chats et les chiens de « race locale » sont les plus vendus, bien souvent pour des raisons utiles. Mais certains craquent pour un singe ou une biche, subtilisés à leur forêt natale. Zoom.
Les Togolais apprécient les animaux de compagnie. Les plus cotés sont les chiens et les chats, mais les animaux plus « exotiques » ne sont pas en reste... Chacun choisit fourrure à son pied en fonction de ses moyens, bien sûr, mais aussi en fonction de ses besoins. Les chiens et les chats ont une utilité : les chiens pour la garde du logis et les chat pour les rats qui s’introduisent chez eux.
Côté canins et félins, à chaque bourse sa race. Tout le monde peut se permettre d’acheter des chiens de race indéfinie, produits en élevage. Les gens prennent souvent des chiennes, qui feront des petits et que les propriétaires revendront.
En revanche, lorsque l’on veut un chien de race comme un Berger Allemand, c’est beaucoup plus cher. Alors qu’il faut compter en moyenne 3 euros, soit 2000 FCFA, pour un bâtard, il faut prévoir pour un chien de race, entre 23 et 114 euros, selon la taille soit 15000 et 75000 FCFA. Etant donné les prix abusifs pratiqués en France, un voyage au Togo serait certainement avantageux.

Animaux souvent maltraités
Les Togolais ont aussi le béguin pour des bêtes à poils, ou à plumes, plus insolites : les singes et les cobayes, les biches, perroquets et perruches font également l'affaire. Pour ce qui est des singes ou des biches, les chasseurs les ramènent de la chasse et beaucoup les vendent au bord de la route pour une poignée d'euros, mais qui représente une fortune dans ce pays.
Les singes coûtent entre 8 et 9 euros. Un prix qui attise les convoitises. Cette activité est totalement illégale et voue cette espèce à une disparition certaine, mais l’État qui est totalement inconscient du désastre futur, jusqu'à présent n’est pas regardant.
Des petits singes genre pygmée sont vendus entre 4 et 8 euros. Revendus aux touristes, entre 15 et 25 euros. Cette vente est également illégale.
Quant aux biches ils les capturent parce qu’ils trouvent qu'elles font jolies dans le paysage hétéroclite. Pour l'instant, elles sont encore peu nombreuses dans les habitations, mais on peut s’en procurer sans trop de difficulté. Ce qui est inacceptable.


Les animaux de compagnie seraient globalement bien traités. Mais hélas, ce n’est pas souvent le cas. Quand les animaux stressés mordent ou griffent, les togolais s’énervent et paniquent parce qu’ils ne les vaccinent pas contre la rage entre autres, faute de moyens. Du coup, sans oublier le sida. Ils les tuent notamment à coups de bâtons sans aucun remord et sans se remettre en question.
L’ordre des médecins vétérinaires dénonce par ailleurs, d’autres formes de maltraitance : des maîtres refusent de donner à manger à leur chien, ils ne le logent pas et le laissent s’alimenter dans les poubelles. Dans les villages comme en ville, ils sont amaigris et galeux. Souvent, ils enlèvent à leurs mères les bébés singes pour leur docilité et leur gaucherie sans tenir compte des conséquences ni du fait qu'un jour, ils deviendront adultes, ignorant également que la cause de leur agressivité est liée aussi au comportement humain malsain. On voit souvent les enfants les énerver et les agresser en leur jetant des cailloux. Les singes excédés finissent par devenir très agressifs. Les gens se vengent en les tuant. L’Association togolaise pour la protection des animaux et de la nature, avec ses maigres moyens, s'efforce de sensibiliser et d’éduquer les populations pour qu'elles apprennent à respecter le règne animal en les laissant si possible dans leur milieu sauvage.

Hormis cette page d'histoire sur les animaux mal traités, difficile à vivre pour les défenseurs de la faune sauvage comme moi,le Togo est un pays magnifique à visiter.






INFORMATIONS
NOVEMBRE 2015 : DES VILLAGEOIS EN COLÈRE
Les togolais pratiquent déjà la pêche intensive au risque de nuire à la faune existante et de rendre les fleuves stériles, mais également le massacre des singes en partie pour se nourrir gratuitement, sous le prétexte qu'ils sont pauvres. Au lieu de mettre un frein à la procréation tout aussi intensive en réduisant le nombre des enfants.
Une partie de la population s'est mobilisée ces derniers jours pour protester contre la réhabilitation d'espaces protégés.
Les habitants craignent de revivre les violences des années 1970-1990, lorsque des militaires faisaient des rondes nocturnes pour, fouiller les marmites des villageois pour voir quelle viande se trouvait dans la sauce. Ceux qui ne pouvaient pas prouver la provenance de la viande, subissaient des châtiments parfois violents.
La mise en place de cette aire protégée est un projet du programme des Nations unies pour le développement et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, dont le financement s'élève à plusieurs millions d'euros. L'aire protégée couvrira près de 179 000 ha et délogera pas moins de 38 villages aux abords du fleuve Oti.

Les singes sont massacrés par les autochtones qui meurent de faim et à cause de la corruption. Le résultat de ces activités sont des arrestations et des poursuites fréquentes pour des délits fauniques impliquant des espèces protégées, une capacité nationale accrue d’appliquer les lois fauniques et une information plus grande du public afin de réduire la demande des espèces protégées chassées illégalement. Par contre, il y a un orphelinat pour les animaux abandonnés. Ce qui peut paraître déroutant !. Mais il y a de nombreux Togolais qui s'efforcent de protéger tant bien que mal la faune sauvage. Comme dans tous les peuples, il y a les bons et les mauvais !

ATTENTION SIDA : les groupes du virus VIH-1 du sida ont bien été transmis à l’homme par les grands singes en Afrique centrale et occidentale. Évitez de manger de la viande de singe, vous éviterez de contribuer au massacre des primates et d'attraper le sida. Sur ce dernier point, on est jamais trop prudent !