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jeudi 19 novembre 2015

LE SWAZILAND, UNE MONARCHIE ABSOLUE D' AFRIQUE DU SUD


Le Swaziland  est un pays tapi à l'Est de l'Afrique du Sud, non loin du Lesotho et contiguë au Parc Kruger. Ce petit pays est une monarchie constitutionnelle absolue où la démocratie est plutôt limitée.
Capitale : Mbabane - Villes principales : Mbabane, Manzini, Siteki et Piggs Peak, petite ville sympa. Voir également Hlatikulu.
Religions: christianisme 75 % - anemistes 21%- islam 4%.
Monarchie absolue : Roi Mswati III . Celui-ci est à la tête de 1,5 millions personnes.
Peintures rupestres à Hhohho des San
 
Ce pays fut jadis occupé par des tribus bushmen, il y a au moins 75.000 ans, d'après les peintures rupestres retrouvées. C'est une population qui survécut à l'explosion du Toba, il y a 75000 ans.

Cette terre fut essentiellement zoulou et bantoue, avant d’être presque totalement swazi. C’est l’un des territoires où l’on relève une présence humaine des plus anciennes. Un royaume dirigé d’une main de fer depuis le XVème siècle, frappé par la colonisation et revenu aujourd’hui à une monarchie absolue.
Située entre l’Afrique du sud et le Mozambique, la terre de Ngwane (Swaziland) est à l’origine peuplée par des zoulous et des bantoues.
Ces migrations surviennent essentiellement dans les années 1880, alors que les Boers (colons allemands et néerlandais) affrontent les britanniques pour le contrôle de cette zone de l’Afrique Australe, notamment en Afrique du sud.

En 1902, les Boers ressortent perdants de la seconde Guerre contre les britanniques. Le Swaziland devient une colonie britannique.
Il ne retrouve son indépendance que le 6 septembre 1968 et, contrairement à beaucoup de colonies africaines, maintient la monarchie. Une monarchie dure menée par le roi Mswati III et au sein de laquelle l’opposition n’est pas autorisée. En outre, la dernière constitution modifiée et ratifiée en février 2008 n’a fait qu’amplifier le pouvoir du roi. S’il existe des partis dissidents, ils ne sont considérés que comme des regroupements civils, quant à la justice (Cour suprême), il lui est interdit de juger des affaires impliquant des membres de la famille royale. Le roi Mswati gouverne le Swaziland depuis 1986, soit 29 ans de règne.

Le monarque actuel souvent fantasque, dépense sans compter. Or les caisses de l’État sont vides, le FMI et la Banque africaine de développement ayant refusé de lui prêter le moindre kopek pour cause de gabegie. Qu’à cela ne tienne : le roi Mswati s’est tourné vers son puissant voisin sud-africain, qui lui a prêté quelque 240 millions d’euros.
S’attribuant tout le mérite de cette négociation, le souverain a, selon ses opposants, demandé à l’Afrique du Sud de lui verser une commission en récompense de ses fructueux efforts. La nouvelle a fait le tour de Mbabane, la capitale. Mswati n’en a cure : tout travail mérite salaire !.
Si le pays est magnifique et très coloré, le Swaziland, est aussi un pays surendetté où l'on ne fait pas de vieux os, de part le climat, la misère, le chômage, la drogue et les maladies en tous genres. Sans oublier les sacrifices humains des Albinos. Actuellement, une lutte est engagée pour éduquer la population superstitieuse.

LE SIDA  AU SWAZILAND
La situation sociale et sanitaire est critique. A l’insécurité alimentaire chronique et au chômage élevé, (taux de 60% chez les jeunes) s’ajoutent la forte prévalence du virus du Sida et de la tuberculose.
La pandémie de sida évolue dans des proportions catastrophiques. 28% des adultes sont contaminés : c'est le taux le plus élevé au monde. Elle déstabilise le pays. Ainsi, en 2015, les 2/3 des jeunes moins de 18 ans sont orphelins du fait de la pandémie.

Dans ce petit pays aux magnifiques paysages, on peut assister aux cérémonies colorées qui ont lieu régulièrement pour marquer les événements privés ou publics, tels que les mariages, les rituels royaux ou les festivals nationaux. Ces cérémonies font partie des traditions swazis qui perdurent depuis 200 ans, et apportent à la nation un sentiment d’union, mettant en scène chorégraphies rythmées et chants ancestraux, dont la célèbre danse des roseaux :Umhlanga.
Contrairement au Lésotho, le Swaziland est un pays très pauvre, il tire ses moyens de subsistance de l’agriculture. Pour subsister, les jeunes volent facilement les touristes qui viennent étaler leurs richesses : voitures, bijoux et vêtements. Nombreux sont ceux qui ont été déplumés.Le Swaziland est un petit pays, pas plus de 200 km ne sépare le nord du sud et 130 km entre l'est et l'ouest. La partie ouest du pays est montagneuse, elle descend vers la partie est où l'altitude est moins importante. La frontière est du pays se distingue grâce aux montagnes Lebomto.
Le climat est assez tempéré à l'ouest, mais il atteint les 40° à l'ombre à l'Est du pays en été. Ce pays est touché par d'importantes précipitations, surtout en été, qui peuvent atteindre les 2 m de haut à l'ouest du pays. De nos jours, ces habitants appartiennent presque tous à l'ethnie Swasi, dont la langue est le siswazi, avant tout, bien que l'anglais soit la 2ème langue parlée. Il fut baptisé Swaziland, vers 1890. Hormis de magnifiques paysages et une culture originale, l'on peut découvrir la faune sauvage qui vit dans un petit paradis : le parc Kruger.

LE CANNABIS AU SWAZYLAND
Le cannabis, qui se dit ''dragega'' est une récolte extrêmement précieuse et habituellement exportée directement vers l’Afrique du Sud.
Le Swaziland est un pays généralement paisible avec une violence relativement faible comparé à la plupart de ses voisins. Gouverné par son Roi Mswati III, dans un régime quasi dictatorial, le pays est l’une des dernières monarchies absolues au monde. Malgré l’illégalité du cannabis, il semble que le monarque précédent, le Roi Sobhuza II, ait autorisé certains fermiers à cultiver du cannabis à des fins médicales.
La police royale du Swaziland, en coopération avec les services de police sud-africains, pratique la pulvérisation des cultures de cannabis au Swaziland depuis la fin des années 1990, avec toutefois un succès mitigé car l’approvisionnement en cannabis n’a pas été impacté de manière significative.
La police du Swaziland multiplie ses efforts pour juguler l’énorme et croissante industrie du cannabis.
Les tribus indigènes du Swaziland ont utilisé le cannabis pendant des siècles. Les négociants portugais et arabes l’ont d’abord introduit sur les rives d’Afrique orientale entre le 10e et le 15e siècle, et la plupart des commerçants locaux (principalement Bantu) ont ensuite favorisé sa propagation dans toute l’Afrique australe. Depuis cette époque, le cannabis est utilisé à des fins récréatives et médicales par la plupart des swazis, bien que l’utilisation récréative soit plus commune chez les hommes que chez les femmes.Le dragega ou cannabis est coupé à du madrax.



ÊTRE ALBINOS EN SWAZILAND EST DANGEREUX
Au Swaziland, les parents s’inquiètent toujours quand les élections approchent. C'est la période propice à des rituels de magie noire, dont les albinos sont des victimes désignées.
Le pays est le théâtre du meurtre avec mutilation de plusieurs enfants albinos, dont une fillette de 11 ans retrouvée décapitée en 2010. L’affaire avait semé l’horreur et la panique.
Une autre meurtre d’une fillette albinos aurait eu pour origine un complot familial dont le grand-père a été l’artisan en insistant pour que sa petite-fille se rende en un lieu donné dont elle n’est jamais revenue.
Les pratiques de sorcellerie, appelée muti, sont encore répandues dans toute l’Afrique australe et recourent à des membres du corps découpés pour en faire des amulettes porte-bonheurs.
Des croyances prêtent aux organes des albinos des pouvoirs surnaturels qui rendent plus riches ou chanceux.
Dans un pays où la médecine traditionnelle informelle a pleinement droit de cité et participe au système de santé à côté des soins classiques, les gens ont vite fait de s’y perdre et de confondre sorcellerie et médecine traditionnelle,
Les albinos souffrent d’une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont l’objet de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique ou de superstitions.
En Afrique du Sud dans la partie zoulou du pays, voisine du Swaziland, il était courant encore dans la dernière décennie de croire que les enfants albinos étaient victimes d’une malédiction, et le témoignage d’une faute commise par leurs ancêtres.

UNE CÉRÉMONIE CHOQUANTE
Comme la tradition l’exige, le roi Mswati qui a 16 épouses, choisit une nouvelle épouse chaque année. Pour cela il veut s’assurer que sa nouvelle épouse est vierge. Il organise alors une cérémonie publique pour vérifier la virginité des différentes filles qui lui seront présentées. Ces jeunes filles sont couchées au sol , le sexe à l'air, devant un public voyeur. Il examine leur sexe tour à tour, sans que cela ne géne les participants.
Dans le choix royal, l’âge ne compte pas. Et celles qui sont à peine pubères sont les plus appréciées. Débauche ? Non, répond Mswati, qui prétend remettre au goût du jour une tradition ancestrale.



FESTIVAL INTERNATIONAL ANNUEL
Chaque année, fin Mai : le MTN Bushfire ! Ce festival de renommée international célèbre l’expression créative et favorise la responsabilité sociale, en reversant l’intégralité de ses profits à des œuvres de charité locales.
Au programme : Trois jours de musique locale et internationale en live, de théâtre, de poésie, de cirque, de danse et d’arts visuels.
Situé à House on Fire, dans la vallée d’Ezulwini, au cœur du Swaziland, le MTN Bushfire accueille chaque année plus de 20.000 festivaliers venant du monde entier.

FESTIVAL D'INCWALA
Impossible pour ceux qui souhaitent vivre une immersion musicale, de ne pas assister à l’un des grands festivals ou cérémonies du Swaziland, comme la cérémonie de l’Incwala, qui est l’une des plus sacrées du royaume. Également appelée cérémonie du premier fruit, celle-ci dure plusieurs jours et inclut de nombreux rituels, durant lesquels le roi joue un rôle important.

Le Swaziland comme de nombreux pays, a aussi sa part d'ombre !