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lundi 30 novembre 2015

LE PEUPLE BUSHMEN ET LE PARC KALAHARI BOTSWANA ET NAMIBIE


Le peuple San, aussi appelé Bushmen, compte environ 100.000 individus répartis sur les territoires du Botswana, de la Namibie et d'Afrique du Sud. Ils possèdent une culture et une technologie proches de celles de leurs ancêtres africains vivant il y a 44.000 ans. Ces techniques sont donc plus anciennes qu'on ne l'estimait .

Alors qu’on l'estimait remonter à 20.000 ans, il y a encore à peine 3 ans, de nouvelles preuves archéologiques prouvent que cette civilisation était sur le territoire, il y a environ 44.000 ans... Mais il y a de forte chance que cette culture soit sur les lieux depuis des milliers d'années. Ils auraient survécu à l'explosion du super volcan du TOBA, il y a 75000 ans. Ce peuple a sillonné toute l'Afrique du Sud pour suivre les pluies et au fil des changements climatiques et des catastrophes naturelles comme celle par exemple des éruptions volcaniques.




Les Bushmen-San ne sont pas des nomades. Ce peuple fut jadis surnommé plus à tord qu'à raison SAN qui signifie ''vagabond, errant '', mais il est plus connu sous le nom ''bushmen'' qui signifie au pluriel, en anglais, '' hommes des buissons '', comprendre ''hommes de la savane. Au singulier ''Bushman''. En Français cela donne ''Bochimen'', question de prononciation et qui ne veut pas dire grand chose.
Quant à eux, ils se définissent comme les hommes '' ceux qui suivent l'éclair '', pour ce déplacer en fonction des pluies.
Ces chasseurs-cueilleurs étaient les premiers résidents de l’Afrique australe. Petits de stature, élancés, musclés et clairs de couleur de peau, utilisant un langage à clics. Les Bushmen ont toujours été persécutés par les peuples bantous (aujourd'hui, au Botswana) qui ont pris le pouvoir sur l’Afrique australe, se réfugiant sur les terres arides du Kalahari où ils étaient les seuls à pouvoir survivre.
Le nomadisme leur est impossible, car il faut connaitre parfaitement son environnement pour y trouver les plantes, connaitre les périodes de collecte offertes par dame nature. Il faut être au fait des mouvements et des comportements de la faune sauvage.
S'il connaît parfaitement les animaux sauvages pour vivre avec eux depuis les temps anciens, il connaît également plus de 300 plantes sauvages, en sachant parfaitement à quoi elles servent et comment les utiliser. Les chasseurs connaissent le moindre comportement des animaux et déchiffrent le sens de leurs traces. Un bushman sait lire le moindre signe avec une grande précision (herbes couchées, gouttes d’urine, etc.). Ils chassent en utilisant un arc aux flèches empoisonnées, et avec une lance avec une dextérité qui fait pâlir nos lanceur de javelot !.
Il est capable de chasser en parfaite harmonie avec un guépard, qu'il aura adopté, dressé et préparé à chasser ensemble.


L’habitat se résume à des huttes simples, faites de branchages et d’herbes séchées pour se protéger du climat et des prédateurs. Il vit le reste du temps dehors ou dans la brousse.
Aujourd'hui, de nombreux Bushmen, pris au piège de la civilisation mercantile, n'ont pas pu conserver un mode de vie traditionnel.
Les Bushmen sont au nombre de 100 000 personnes ; ils constituent un ensemble de populations aujourd’hui dispersées à l’intérieur et sur le pourtour du désert du Kalahari, en Namibie, au Botswana, en Angola, en Zambie, au Zimbabwé et en Afrique du Sud, où ils vivent depuis plus de 70000 ans. Vivant au gré du vent et des saisons, se nourrissant de fruits sauvages, de racines, d'oeufs et de gibier.



LA CIVILISATION DE L'ARC
En anthropologie, la civilisation Busmen est dite de L'ARC, du fait qu'ils utilisent un arc pour la chasse depuis que notre monde est monde.
Les Bushmen enduisent leurs flèches d’un poison provenant de la larve d’un insecte Diamphidia simplex. Au milieu de l’été, l’insecte laisse ses œufs sur un arbuste, lorsque les larves éclosent, elles se nourrissent de ses feuilles. Puis les larves tombent sur le sol avant de s’enfouir dans un cocon, entre 20 cm et 30 cm sous la surface de la terre. Dès la fin de l’été, les Bushmen collectent les cocons, afin d’en extraire la substance toxique. Les cocons sont soit stockés dans des petits récipients protégés par du coton sauvage, soit ouverts et vidés de leur liquide blanchâtre qui sera immédiatement déposé avec grande précaution sur le bois de la flèche, juste en dessous de la pointe. Huit à dix larves sont nécessaires pour que le poison appliqué sur une flèche soit fatal. Préservé à l’intérieur du cocon, le poison garde sa valeur toxique pendant plus de trois mois. Ne connaissant pas d’antidotes à ce poison, les Bushmen prennent de grandes précautions lorsqu’ils manipulent les larves et les flèches enduites de liquide.

Pendant des milliers d'années, des femmes et des hommes ont bien vécu en Afrique Australe de la chasse, du fouissage des tubercules, de la cueillette de fruits ou d'herbes, de la collecte de miel, d'œufs, d'insectes et de larves, ainsi que de la pêche et du ramassage des coquillages dans les zones aquatiques ; fleuves, estuaires, et rivages Atlantique et Indien.
Ce sont les premiers habitants, les peuples premiers de l’Afrique australe. Leurs ancêtres ont occupé pendant des milliers d’années les vastes territoires s’étendant du Cap au Zimbabwe, mais également en Namibie, Botswana et Zimbawé.
Ils sont loin d’être des fossiles vivants issues de la préhistoire, bien trop souvent perçus ainsi par les touristes ou des médias incultes (voir. par exemple le film, Les dieux sont tombés sur la tête). Les Bushmen, dans leur diversité, ont une histoire faite d’adaptations au milieu physique, de mutations culturelles, d’échanges et de luttes avec les envahisseurs de tous poils, de résistances, de crises et de participation au monde.
Ce peuple nomade de chasseurs-cueilleurs occupait jadis toute l'Afrique australe et du Sud en passant par le Lésotho et le Swaziland, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en a vu de toutes les couleurs. L'arrivée successive des Bantous, agriculteurs sédentaires, et des Hottentots vivant d'élevage et parlant une langue de la même famille, ont décimé cette population, les repoussant vers des terres de plus en plus ingrates, afin de s'approprier leurs riches terres.




Au 17ème siècle : L'arrivée des Hollandais (Boers) et des Huguenots, ainsi que celle des Britanniques, acheva de les réduire à la misère en les chassant de plus en plus de leurs terres ancestrales.
Au 18ème siècle : Les Bushmen revenant sans cesse sur leur territoire ancestrale, les colons fermiers formaient des commandos et lançaient des expéditions punitives et criminelles sur les Bushmen.
A l'Ouest et au Sud-ouest du Kalahari. Dans ces régions, les populations bushmen ont été en contact avec des marchands et des aventuriers européens, et se sont retrouvés intégrés dans le grand commerce international des peaux, de l'ivoire et des plumes d'autruche, qui battait son plein au 19ème siècle.
Cette folie marchande fut à l'origine de la quasi-disparition du gibier, vers la fin du 19ème siècle. Cette hécatombe causée par la surexploitation du règne animal sonna le glas de cette intégration économique et contraindra les Bushmen à rechercher d'autres sources d'intégration pour leur malheur. Elles leurs sont fournies par la pénétration des trekboers, qui met en branle le processus de domination coloniale dans le Northern Cape, dans la région de Ghanzi (ouest du Botswana) et dans l'Est namibien au début du XX ème siècle.
La région subit, dans une première phase, le clôturage des terres par les colons blancs, puis la confiscation des points d'eau, pour finir par la ségrégation (dès la fin des années 1910) et de l'apartheid (à partir des années 1970).
Les sources coloniales permettent de documenter pour les derniers siècles, des phénomènes d'extermination et d'asservissement des bushmen.
La lutte contre l'apartheid fut menée, principalement, par des Xhosas parmi lesquels nous comptons tous les grands noms de cette époque : Nelson Mandela, Chris Hani, Oliver Tambo, Walter Sisulu, Govan Mbeki et Brenda Fassie.



LES TREKBOERS
Les Trekboers signifie en afrikaans : Paysans voyageurs. Ils furent des agriculteurs nomades descendants de colons néerlandais, de huguenots français et de protestants allemands. Ils entamèrent leur migration depuis les environs du Cap, telles les localités de Paarl, Stellenbosch et Franschhoek à partir du 17ème siècle et au cours du 18 ème siècle.
C'étaient des pasteurs semi-nomades, en économie de subsistance, qui migrerons progressivement vers le Nord et à l'Est vers l'intérieur, à la recherche de meilleurs pâturages pour améliorer leur train de vie, et également pour échapper au gouvernement autocratique de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, qui administrait la ville du Cap et ses environs, qu'ils voyaient comme corrompue et peu concernée par les intérêts des colons libres installés.
Les Trekboers étaient également en relations commerciales avec les indigènes. Ils vivaient souvent dans des chariots, au plus près de leurs troupeaux. Ils changeaient constamment de lieux. De nombreux Trekboers s'installèrent dans la région du Cap oriental, où leurs descendants sont généralement appelés Grensboere (Paysans de la frontière), ou simplement Boers (en néerlandais = "paysans").



LA LANGUE A CLICS DES BUSHMEN
Les Bushmen ont conservé leurs propres langues, très diverses, souvent d'une expression subtile, riches en concepts abstraits, grammaticalement et phonologiquement complexes. Et quoique la diversité au sein des langues bushmen soit plus grande qu'au sein de la famille indo-européenne, certains Bushmen en parlent couramment plusieurs, dont la langue à clics qui est très étonnante et très rare.
Les langues khoïsan, parlées en Afrique australe (Botswana, Namibie, province du Cap-du-Nord d'Afrique du Sud, Angola méridional) sont celles qui utilisent encore aujourd'hui, le clic comme phonème : Ex, les Bushmen.
Cette langue se nomme en vérité le Xhosa, pour être le nom de la tribu Xhosa qui furent les premiers à parler cette langue. Elle est parlé par plus de 8 millions de locuteurs en Afrique Australe et du sud dont les Khoi ou San ou encore Bushmen et les Griqa.
Nelson Mandéla parler le Xhosa pour avoir été Xhosa.
Ces clics ont toujours été utilisés depuis plus de 50000 ans pour les besoins de la chasse : en effet, ils sont plus poches des bruits de la nature que le langage humain, ce qui permet d’éviter de faire peur aux animaux. On retrouve cette langue au Lésotho du fait que de nombreux Bushmen intègrent la nouvelle nation du peuple Sotho.
La langue à clics la plus connue en Afrique et le Khoïsan.



Langue à clics : Cinq sons différents, dont l’emplacement dans la phrase modifie le sens, enrichissent ainsi ces langages d’origine san ou khoi. Pour écrire ces langues, on utilise entre autres signes , le point d’exclamation ( !), pour signaler un clic dans un mot. Le voyageur peut entendre ces langues si particulières lors de son séjour en allant à la rencontre des peuples de Namibie et du Botswana.
C’est dans cette région que l’on trouve deux réserves de grande importance : le parc transfrontalier du Kgalagadi (nom utilisé par les populations locales pour dire Kalahari) et la réserve faunique centrale du Kalahari.

LA COLONISATION DEVASTATRICE
Les éleveurs et laboureurs véhiculent des échelles de valeurs qui confinent les autres, les chasseurs, aux frontières de la société. Pourquoi n'ont-ils pas le droit d'exister à leur manière ? Parce qu'ils dérangent un ordre établi ! Parce que chaque ''tribu'' doit avoir son périmètre délimité et ne pas en sortir.
Il convient aussi de s'interroger sur l'impact de la colonisation à leur égard : dans quelle mesure cette dernière n'a-t-elle pas favorisé le maintien de groupes de chasseurs-cueilleurs dans les milieux arides, de leur isolement. Les coloniaux ont écrasé les éleveurs du cru (Bantous) qui avaient précédemment écrasé les chasseurs-cueilleurs, pour finir comme employés à tout faire dans les fermes coloniales. Les Bushmen n'avaient donc aucune place dans le concept coloniale, parce que les colons refusaient de les intégrer dignement. Pas assez blanc, trop pauvre, trop naturel !



La colonisation a mise en place un système d'exploitation des populations et à l'extension d'un réseau de drainage des ressources, à commencer par le bétail. Il ne fait pas de doute que maintes communautés de chasseurs-collecteurs ont été absorbées dans ce processus malsain, qui signifia au final l'affaiblissement d'un peuple en engendrant un cycle de dépossession-déprédation-rétorsion qui culminera avec les massacres, les enlèvements et la généralisation du servage en Afrique du Sud au 20 ème siècle.
L'ére coloniale eut pour conséquences la dissolution des liens sociaux traditionnels, les Bushmen, incapables de maintenir un mode de vie basé sur l'exploitation de vastes territoires, n'eurent souvent d'autre choix pour survivre que de s'embaucher auprès du baas (le maître des lieux) comme simples travailleurs agricoles rarement payés et généralement victimes de l'alcoolisme pour mieux supporter les humiliations et les mauvais traitements au quotidien.
Rejetés ou en fuite, les Bushmen disparaitront du paysage. La pression économique et sociale désintégrera les ethnies et fera en sorte que les Bushmen deviennent invisibles socialement.
Les Bushmen survivants n'existeront plus qu'au travers des tributs environnantes qui les accueilleront. Pour survivre, ils changeront de statut et renonceront à leur identité : certains se fondront incognito dans le sous-prolétariat rural de la colonie, d'autres seront absorbés dans une nation sotho naissante comme au Lésotho vers le Drakensberg. C'est à cette période que certains groupes se dirigèrent vers le Kalahari en Namibie-Botswana.
Pour eux, une autre histoire commence, une histoire malheureusement aux couleurs sombres pour être privés de leur identité, de leur histoire et relégués au ban de la société qui refuse de les accepter et de les intégrer à leur système qu'ils croient juste et civilisé.



UN PEUPLE ET UNE VERITABLE HISTOIRE
Il est vrai que les archives sont trop souvent manquantes. Mais ils ont fait face à des changements écologiques profonds, à des crises graves. Ils ont aussi inventé des institutions, des mythes, des objets, des chants, des solutions techniques qui ont fait date. Ils ont bel et bien, une véritable histoire.
Nous n'en avons pas d'annales, mais au moins peut-on exploiter toutes les sources et faire appel, aux archives matérielles et archéologiques, picturales ou rupestres qui nous informent qu'ils n'ont jamais ignoré ni la réalité des autres tributs (en Afrique, de nombreux récits de fondation sont d'abord des récits de guerre et de fuite), et donc aussi des autres dieux, ni la nécessité de commercer ou d'aller prendre femme ailleurs. Rien ne permet de penser hier plus qu'aujourd'hui, qu'ils sont l'image d'un monde fermé ou inaccessible.

Nombreux sont les Bushmen sédentarisés, qui vivent aujourd'hui (et certains depuis assez longtemps) à la ferme, à la mine ou à la ville, qui sont journaliers, salariés ou clochards ; bref des prolétaires dans la plupart des cas, qui n'ont jamais eu l'occasion d'approcher une antilope. Ils ne sont pas moins authentiquement Bushmen.
Les Bushmen ont toujours étaient perçus comme des clochards par les Khékhloé, éleveurs dominateurs, qui leur donna jadis, le surnom de SAN (vagabonds), pour considérer qu'ils étaient incapables d'intégrer la société et donc de posséder aucun bien.
Dés l'instant où l'Homme a réussi à posséder un animal, son orgueil l'étouffant, celui-ci s'est toujours cru au-dessus des autres, allant jusqu'à les persécuter pour leur prouver sa supériorité. Il en fut donc ainsi des Bushmen persécutés pour leur différences.
Les Bushmen étaient perçus comme une classe sociale dépourvue de la notion de propriété et donc dominée par des étrangers blancs et noirs.
Depuis des décennies, ils n'ont cessé d'être pourchassé, persécuté et torturé ou tués.



LE PARC DU KALAHARI OU KGALAGADI
En y arrivant pour la première fois, on est immédiatement saisi par l’espace indéfini, quand notre regard se porte sur ces vastes étendues blanches de terre, de sable et de sel. Du coucher de soleil à la nuit étoilée, le ciel nous offre une palette de couleurs et nous séduit par son éclat et sa pureté.
Le Kgalagadi ou Kalahari, signifie ''pays de la soif''. Il est est devenu ces derniers siècles semi-aride.
Les pluies irrégulières se déversent lors d’orages spectaculaires, souvent accompagnés de vents violents et de tempêtes de poussière, entre Novembre et Avril. Pendant les mois d’hiver (Juillet et Août), les gelées sont fréquentes et les nuits sont glaciales. En période de pluie un tapis d’herbe recouvre soudainement l’ensemble du territoire. La couverture végétale se maintient toute l’année, ondulant au gré des vents telle une interminable chevelure argentée et assurant la nourriture des herbivores qui n’ont donc pas besoin de migrer hors du parc. 
 

Ce parc est plus grand que le Danemark. Le Kalahari est le plus vaste territoire du Botswana. Créé en 1961, il est situé au centre du pays. C’est un grand ensemble servant de séparation et de transition entre le Kgalagadi (Kalahari) et les pans de Magkadigadi. Très peu visitée, rien ne prépare le voyageur à l’immensité de cette réserve et à sa beauté mystérieuse et intacte : Il sillonne entre les grandes plaines d’herbacées parsemées de touffes d’acacias, la savane est tapissé d'arbustes et les vallées fossiles aux salines couvertes de végétation colorée, les hautes herbes argentées s’étirant interminablement sur l'ensemble du bush. Cette région est devenu au cours des siècles la terre des bushmen (ou San).
Pendant et peu après les pluies d’été austral (de mi-novembre à mi-avril), les prairies plates dans la partie nord de la réserve regorgent d’animaux dans les meilleures zones de pâturage. A cette époque la savane se couvre de fleurs et attire les grands troupeaux d'antilopes dites springboks (elles font des bonds fantastiques en cas de danger) et les oryx des animaux capables de vivre dans des zones désertiques sous des températures élevées ), ainsi que des autruches, zèbres, gnous bleus, bubales, mais également des élans suivis par leurs prédateurs attitrés comme les lions, léopards, lycaons et guépards, hyènes brunes et tachetées. C’est aussi le royaume des suricates, veilleurs infatiguables et étonnants et des mammifères du désert comme les écureuils terrestres, chacals, porcs-épics, pangolins, oryctéropes, otocyons...Les amateurs d’oiseaux ne seront pas déçus avec les nombreux rapaces présents : aigles bateleurs, faucons, vautours, circaètes, outardes…
Le parc contient plus de 50 points d’eau, tous pourvus d’une éolienne à l’ancienne pour pomper l’eau. En période de sécheresse annuelle, les autres sources d’eau sont stockées dans les aliments disponibles : les melons tsamma et les concombres sauvages dont s’alimentent nombre d’antilopes et petits mammifères.


Quand l’herbe des pans disparaît à partir de juin, les grands troupeaux se scindent en petits groupes éparpillés dans la savane. Des points d’eau sont alimentés en permanence dans le Nord de la réserve, avec pour objectif de maintenir le plus longtemps possible les animaux dans la zone.
Les meilleures saisons pour visiter le parc sont : d'Avril à Juin et Novembre à Décembre.
Ils pouvaient vivre au cœur de ce paradis sauvage, selon leur mode de vie traditionnel, sans intrusion ou influence, du monde extérieur. La réserve a ainsi été fermée pendant 36 ans, jusqu'en 1997. Le projet initial a été finalement abandonné, afin d’y développer le tourisme et d’offrir une alternative aux safaris dans le delta et à Chobe.
La Réserve naturelle de gibier du Kalahari central est située au cœur du Botswana; elle avait été créée pour protéger justement le territoire ancestral des 5000 Bushmen d'ethnies diverses , Gana, Gwi et Tsila et Bakgalagadi, et pour les animaux sauvages dont ils dépendent.



L' ORYX EST L'EMBLEME DU PARC
L’Oryx ou Gemsboks, est une antilope du désert qui fait preuve d’une tolérance extraordinaire aux fortes températures. Il oriente son corps de manière à exposer la plus petite surface possible au soleil, et lorsque le vent souffle il gagne la crête des dunes pour en bénéficier au maximum.
C’est l’un des animaux les plus remarquables du parc qui en a fait son emblème. Il y côtoie d’autres grands herbivores comme les
gnous, damalisques rouges, koudous, élans et springboks.
Les girafes ont été réintroduites dans les années 1990. Celles-ci mises à part, tous les autres animaux sont autochtones comme les grands prédateurs : lions à crinière noire du Kalahari, léopards et hyènes. On y trouve aussi des chacals et de nombreux autres mammifères dont le serval et le caracal, le suricate, l’écureuil terrestre, l’otocyon (renard à oreilles de chauve souris), l’oryctérope, les porcs épics et pangolins ou encore les renards du Cap. Le parc abrite également de nombreux reptiles et environ 280 espèces d’oiseaux.
On peut observer : le très rare faucon pygmée, l’Autour, l’aigle Martial, de Verreaux, Ravisseur et Bateleur, le Vautour, l’Autruche ainsi que le plus grand et le plus lourd oiseau : l’Outarde de Kori.
La visite de ce parc sera généralement associée à celle de la Réserve Faunique du Kalahari Central, de l’Afrique du Sud et/ou de la Namibie.



DES DIAMANTS A PROFUSION
Mais voilà, rien ne dure. Au début des années 1980, on découvrit d’importants gisements de diamants dans la réserve. Peu de temps après, des représentants du gouvernement peu soucieux des lois et reniflant une aubaine inespérée de s'en mettre plein les poches, se rendirent dans la réserve et annoncèrent aux Bushmen qu’ils devaient quitter dare-dare leurs territoire en raison de la présence de ces gisements diamantaires qui attisaient toutes les convoitises. Mais ils résisteront tant bien que mal.
Trois vagues d’expulsion manu militari, eurent lieu en 1997, en 2002 et en 2005 au cours desquelles la plupart des Bushmen furent chassés malproprement de leurs terres. Leurs huttes furent détruites, leur école et leur poste de santé furent fermés et leurs sources d’eau détruites. En clair, ''va crever ailleurs, je suis le plus fort, car je sais comment gagner plus ! ''

Les Bushmen vivent actuellement dans des camps de relocalisation pour ne pas dire de concentration, situés en dehors de leur territoire. Rarement autorisés à chasser, ils sont arrêtés et battus à sang, lorsqu’ils sont pris sur le fait. Depuis, ils sont dépendants des rations alimentaires distribuées par le gouvernement du Botswana. Ils nourrissent un peuple, comme on nourrit des chiens, après les avoir dépouillé du seul bien qu'ils aimaient, leurs terres.
Beaucoup d’entre eux sont aujourd'hui, confrontés à l’alcoolisme, au désœuvrement, à l’ennui, la dépression et à des maladies telles que la tuberculose, et le SIDA.
De temps en temps, des agences de tourismes les exploitent pour amuser les touristes incultes, en les déguisant d'une peau de bête afin qu'ils jouent leur histoire et permettre aux pauvres blancs de rêver à leurs origines où de s'émerveiller sur leurs prouesses.
Les siècles ne se ressemblent pas mais la mentalité archaïque reste toujours fidèle à elle-même ! Ne sont pas primaire ceux que l'on croit !



Les Bushmen du Kalahari central au Botswana sont les derniers chasseurs d’Afrique.
En 2006, ils ont gagné un procès contre le gouvernement, les autorisant à retourner sur leur territoire ancestral, après en avoir été expulsés de force.
L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais le Botswana continue de persécuter impitoyablement et sans relâche ses premiers habitants afin de les chasser définitivement de leurs terres. Il leur est interdit de chasser et ils sont obligés de demander un permis pour entrer dans la réserve. Ils sont maintenant poussés au bord de l’extinction.
S’ils ne retournent pas sur leurs terres ancestrales, leur culture et leur mode de vie uniques seront détruits à jamais et ils disparaîtront sans que cela ne dérange personne.



UN GOUVERNEMENT BOTSWANAIS CORROMPU
Un procès qui fut le plus long et le plus coûteux de tous les temps et bien que les Bushmen aient gagné enfin le droit de retourner sur leurs terres en 2006, le gouvernement corrompu du Botswana, n’a pas cessé de violer les lois ni de ménagé ses efforts pour les empêcher d’y accéder à nouveau, en leur interdisant l’accès à un puits d’eau qu’ils utilisaient avant leur expulsion. Sans ce puits, les Bushmen luttent pour survivre sur ce qui leur reste de leurs terres.
Les Bushmen ont intenté un autre procès au gouvernement dans le but de récupérer leur accès au puits d’eau. Bien qu’ayant perdu en première instance en Janvier 2011, la Cour d’appel du Botswana a confirmé leur droit d’utiliser leurs puits et d’en creuser de nouveaux. Les juges avaient décrit la situation des Bushmen commeune déchirante histoire de souffrance et de désespoir’.
Alors que le gouvernement empêchait les Bushmen d’accéder à leur puits d’eau, il forait de nouveaux puits pour la faune et la flore et autorisait une compagnie de safaris, Wilderness Safaris, à ouvrir un lodge touristique de luxe dans la réserve.
Wilderness Safaris a ouvert le lodge Kalahari Plains Camps en 2009, avec l’accord du gouvernement botswanais, sans avoir consulté les Bushmen qui vivent à proximité.
Alors que les Bushmen luttent pour trouver de l’eau pour survivre, les touristes peuvent siroter leur boisson au bord de la piscine du lodge. Ce qui est une honte !



Le territoire des bushmen se situe au cœur de la région la plus riche en diamants au monde. Plusieurs gisements de kimberlite (roche volcanique qui renferme le diamant) ont également été repérées sur le même territoire. Ce fut le procés le plus long et le plus coûteux de l'histoire. Et malgré que les bushmen ont gagné le droit de vivre sur leur territoire, la mine a été officiellement ouverte en septembre 2014 que cela leur plaise où non.
D’autres compagnies sont impliquées dans ce projet minier. Petra Diamonds, par exemple, prospecte dans toute la réserve et a identifié comme prioritaires les gisements de Gope et de Kukama.



LES BUSHMEN AUJOURD'HUI
Ce qui est nouveau aujourd'hui, c'est qu'en Occident, on commence à réfléchir, à prendre conscience que les Bushmen existent et qui comme eux réfléchissent à leur place dans le monde, en espérant, que les Occidentaux comprennent enfin qu'ils n'ont pas le même mode de fonctionnement qu'eux, qu'ils ont une vision plus saine du monde et que l'amour de la terre leur importe davantage que notre civilisation étriquée et surfaite.
Les bushmen connaissent parfaitement les différences entre les cultures et leurs analyses mettent en relief, avant tout, leurs propres valeurs, qui sont loin d'être primitives : comme le partage de la nourriture et de l'eau avec toute la communauté, la recherche constante d'un ordre social afin que l'égalité entre tous soit respectée, ou de vivre en harmonie avec la nature et les animaux, de respecter la terre... etc.
Mais par-dessus tout, ils mettent en valeur leur amour pour la terre. Ce qui entre en contradiction, sur bien des aspects, avec la vision des occidentaux pour qui tout cela est secondaire.


L’organisation sociale du peuple est non hiérarchique. Pour eux, hiérarchiser un peuple, c'est le diviser et permettre à certains de se croire au dessus des autres. Si chaque clan à son leader, il n’est pas au-dessus des autres. La propriété n’existe que si celle-ci est nécessaire pour le bien de tous, car tout est éphémère en ce monde. Il n'est pas là, pour s'approprier ce qui ne lui a pas été donné par la nature. Pour les Bushmen comme pour les Natifs des Amériques, la terre ne peut pas être monnayable et donc personne ne peut s'approprier un territoire pour ses besoins personnels.
Les Bushmen considèrent que les Occidentaux sont donc dans l'erreur permanente, en croyant par exemple que les Bushmen ont une tendance à migrer n'importe où. Tout au contraire, les Bushmen ayant survécu jusqu'à ce jour, ont toujours occupé leurs territoires actuels et ceci depuis que leur monde existe. Ce qui n'est pas le cas des occidentaux qui ont passé leur temps à piller ou à s'installer sur des territoires qui ne leur appartenaient pas, se souciant peu des dégâts qu'ils engendrent au fil des ans.
Il serait temps que les européens est le même regard que celui des Bushmen, non seulement sur le plan de la sensibilité spirituelle, artistique ou musicale, et qu'ils comprennent qu'une identité est fondée sur des droits de conserver leur terre ancestrale. Ce qui vaut pour les uns, vaut également pour les autres.
Ce peuple des origines qui semble fasciner les européens pour leur mode de vie au naturel, doit être respecté bien plus que n'importe qui sur cette planète, car ils sont les derniers représentants de notre histoire naturelle. Ils sont les gardiens de la survie de l'humanité.