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jeudi 19 novembre 2015

LE LESOTHO, LE PLUS PETIT PAYS D'AFRIQUE


Le Lesotho est un pays petit de la taille d'un mouchoir de poche, perdu dans les montagnes d'Afrique du Sud. C'est un pays montagneux au climat tempéré et aux hivers froids.
Le Lesotho aussi petit soit il possède de grands espaces et des paysages grandioses, paradis des randonneurs (à pied, à cheval, en vélo...) et des amateurs de sports de pleine nature : ski hors-piste .Et oui ! Dans la région d'Oxbow, alpinisme, descente en rappel (204m aux chutes Maletsunyane, la plus longue du monde), pêche sportive en rivière, rafting et canyoning...
A proximité de Maseru, la capitale du pays, Teyateyaneng et Thaba-Bosiu sont les centres culturels et historiques du Lesotho.

Sa plus grande richesse, les diamants et surtout l'eau qu'elle vend aux pays voisins. Malheureusement, depuis 2001, la sécheresse s'est installée.

Mais les sothos sont un peuple d'éleveurs, leur culture est avant tout rurale et se découvre bien plus surement en parcourant les grands espaces plutôt que les villes.
C'est le seul pays du monde a être situé aussi haut en altitude sur l'ensemble de son territoire. Cette configuration  constitue autant de barrières faisant du Lesotho une sorte de forteresse naturelle. À l'ouest, des terres vallonnées occupent environ un tiers du pays, entre 1525 et 1830 mètres d'altitude.
Moins de deux millions d'habitants dont trois ethnies autochtones : les Sothos du Sud qui sont majoritaires, les Zoulous viennent en deuxième position et les Xhosa en troisième position , auxquels s'ajoutent deux petites communautés d'Afrikaners (anciennement les Boers, ces descendants des colons Hollandais et de Britanniques). En ville, il y a aussi environ 3200 Chinois et Indo-Pakistanais.

Parmi les premiers habitants du pays était les Sothos et les Bushmen. Ils furent rejoins par d'autres Bushmen-San, chasseurs cueilleurs persécutés au Botswana. Ils s'allièrent avec les Sothos au 17ème siècle.
Les Sothos et les Bushmen unirent leurs forces afin de repousser les Boers, des colons Hollandais, bien décidés de ne pas se laisser déposséder de leurs terres et de leur identité. Une nation naissante c'est ainsi formée.


L'anglais et la langue sotho (appelé également sésotho) sont les langues officielles du pays.
Les Sothos sont tous circoncis, depuis plusieurs siécles. Ils sont majoritairement chrétiens (85% et 15% d'anémistes. Il n'y a aucun musulmans.
Le territoire de ce royaume se nommait jadis le Basutoland. Sa situation géographique lui constitue une impressionnante forteresse naturelle.
Les traditions autochtones y sont toujours vives. Des sites préhistoriques aux vallées verdoyantes et aux montagnes spectaculaires, la découverte du Lesotho est une expérience inoubliable. Les enfants sont scolarisés mais en fin de primaire, la majorité rejoins leurs montagnes afin d'aider leurs parents dans les fermes.
On peut découvrir des peintures rupestres très anciennes. Malheureusement, celles-ci ne sont pas entretenues et bien souvent, elles sont vandalisées par les autochtones.
Depuis des milliers d'années, les Bushmen (Bochimans) habitent l'ensemble du territoire de l'Afrique du Sud et, par conséquent, du fait de l'enclavement du Lesotho les chasseurs-cueilleurs ont vécu de façon plus ou moins isolée jusqu'au 17ème siècle.
Puis des groupes d'éleveurs Sothos se sont établis sur ce territoire montagneux afin d'échapper à l'expansion des Zoulous et surtout à la progression des colons hollandais (Afrikaners).


Au 19ème siècle, l'un des chefs sothos de la tribu kwena qui signifie «crocodile», Moshoeshoe Ier (vers 1786-1870), réussit à unifier les 23 ethnies de Sothos du Sud. Une série de conflits naitront entre les boers et les zoulous. A leur demande, les Anglais vinrent à leur secours, après s'être assuré qu'ils n'en profiteraient pas pour les déposséder à leur tour.
Mais hélas, les anglais prenant racine, les autochtones compris le manège et décideront de les expulser. Aujourd'hui, c'est un petit pays tranquille qui a su protéger son identité et ses traditions ancestrales.
Le roi Moshoeshoe parvint à composer avec les missionnaires qui cherchaient à évangéliser le pays. Ce sont les missionnaires Français qui, en 1833, ont créé la forme écrite et l'orthographe de la langue sotho.
Le Lesotho devint officiellement une monarchie au moment de l'indépendance avec comme chef suprême des Sothos, le roi Moshoeshoe II (1938-1996). Le sotho fut choisi comme langue co-officielle avec l'anglais, mais l'anglais a été utilisé comme langue principale au gouvernement, en éducation et dans les tribunaux durant plusieurs années après l'indépendance. Les dirigeants du Lesotho durent faire preuve de pragmatisme à l'égard de l'Afrique du Sud, dont ils recevaient le soutien, tout en rejetant l'apartheid.


LES SEULS RICHESSES DU LESOTHO
La grande richesse du Lésotho, en dehors des diamants, c'est l'eau. Il exporte cet élixir de vie vers l'ensemble de l'Afrique du sud qui dépend entièrement de cette manne céleste, de ce château d'eau précieux et surtout de leur bon vouloir.
Le Lesotho demeure fortement dépendant de l’Afrique du Sud à qui il vend la plus grande partie de ses produits agricoles et son eau, seuls ressource du pays avec l’hydro-électricité. Très pointilleuse sur la nature de ses relations avec Pretoria, la population Sotho craint toujours que son puissant voisin considère le Lesotho comme sa «onzième province», alors que le chômage touche 45 % de la population active et que la plupart des Lésothans travaillent chez le voisin sud-africain.
Sur le plan politique c'est un pays qui en a vu de toutes les couleurs, jusqu'en 2014.

Dans les services publics, les fonctionnaires répondent dans la langue du client, c'est-à-dire en sotho, rarement en anglais. Les autres langues ne sont pas prises en considération, les fonctionnaires n'étant tenus que de connaître le sotho et l'anglais. La monnaie sont des lotis ou malotis.
Le Lesotho a développé une certaine politique de bilinguisme qui consiste à promouvoir la langue nationale (le sotho) sans pour autant abandonner la langue coloniale (l'anglais). Cet aspect de la politique linguistique semble avoir relativement réussi, mais le sotho n'a pas encore trouvé la place qui lui revient, l'anglais ayant encore préséance, alors qu'il est la seconde langue officielle.
Le climat au Lesotho est tempéré mais, à cause de l'altitude élevée, les amplitudes thermiques peuvent être très importantes.
L'été (de décembre à février) est chaud et l'hiver (de juin à août) est glacial, isolant une partie du territoire. La saison des pluies s'étend pendant la période estivale (de décembre à février).


Se déplacer au Lésotho, n'est pas chose aisée pour les personnes qui ne sont pas habituées à marcher ou à monter à cheval, car les routes sont plutôt rares. C'est en cela, que je lui trouve toujours un charme fou, un bond dans le temps, loin de la folie de la civilisation.
Au Lesotho l'ambiance est plutôt à la randonnée dans des paysages de montagnes magnifiques. Dés que l'on quitte la capitale, on plonge dans le passé. Une vie typiquement rurale dès que l'on sort de Maseru , qui n'est pas une ville intéressante ni passionnante. Fort potentiel de dépaysement qui contraste fortement avec l'Afrique du Sud voisine. Une adresse très sympa pas très loin de Maseru : Malealea.
On peut observer des aigles comme l'aigle martial ou encore l'aigle bateleur ainsi que des singes.

Les chutes de neige sont fréquentes en été : Juillet et Août. Le peuple porte des couvertures tissées par les femmes, en permanence à cause du climat frais et de drôles de petits chapeaux qui les caractérisent et leur donne un petit air rigolo !
J'adore leur petites maisons circulaires, au toit de chaume, assez étonnantes que l'on retrouve partout en Afrique, plus ou moins sophistiquées. Des paysages magnifiques. Les gens sont d'une grande simplicité et très gentils. L'on ne peut garder qu'un tendre souvenir. J'espère qu'ils conserveront encore longtemps la tête posée sur les épaules, pendant des décennies et qu'ils ne se laisseront pas séduire par un miroir aux alouettes venu d'ailleurs.
Leur seul soucis, les villes d'Afrique du Sud sont très gourmandes en eau et la gaspille facilement pour tout et n'importe quoi. Depuis 2014, le pays traverse une sécheresse difficile peu rassurante. Le peuple du Lésotho craint que l'Afrique du Sud finisse par assécher leur réserve d'eau qui les a abreuvé pendant plus de 10.000 ans.



Côté sud-africain, la province centrale autour de Bloemfontein n'a pas grand intérêt d'un point de vue touristique. Etant donné les distances, mieux vaut envisager de prendre l'avion depuis Bloemfontein si vous souhaitez aller au Cap ou vers les parcs. Alternativement vous pouvez sortir du pays par le nord, traverser les montagne du Drakensberg et atteindre les parcs du kwazul Natal et le parc de Kruger.
Au Lesotho, plutôt que d'allez Malealea, surtout si vous vous intéressez par l'histoire, allez à Morija. La région est belle, les promenades faciles et c'est le "centre culturel" du pays.
Allez aussi à Maliba, où se trouve un beau lodge qui vous offrira ainsi quelques heures de tranquillité
Visitez également Ha Baroana: lieu peu connu des touristes, mais qui offre une promenade dans un paysage magnifique vers la découverte de peintures rupestres. Ou encore Hluhluwe - Santa Lucia, mais aussi Moolmanshoek et Morija.

La destination la plus simple serait Cape Town que vous pouvez rejoindre en deux heures en avion depuis Joburg (les prix sont très accessibles avec Mango Airlines, Skywise, South Africa Airways...). C'est magnifique !
Visitez le Blyde River Canyon, les cascades dans le coin de Sabie, l'Elephant Sanctuary à Hazyview et faire un self-game drive ou avec un ranger privé du Kruger.
Vous pouvez loger à Hazyview à 20 minutes de l'entrée du parc.
Pour éviter d'attraper le paludisme, mieux vaut prévoir un anti-moustique surtout au printemps et en été. Bien d'autres maladies circulent sur le territoire . Renseignez-vous auprès de votre médecin.


ATTENTION : INFORMATION AUTOMNE 2015
En dépit du bon déroulement d’élections générales anticipées au début de l’année et de l’installation d’un nouveau gouvernement, la situation politique au Lesotho reste tendue, avec une implication des forces de sécurité. Dans ce contexte, la plus grande vigilance est requise sur l’ensemble du territoire du Lesotho et il convient de s’écarter de tout rassemblement de personnes sur la voie publique.
Afin de limiter l’exposition aux risques liés à la délinquance commune ou à la criminalité, il importe d’observer les recommandations suivantes :
Eviter de de se déplacer à la tombée de la nuit,
Ne pas se déplacer avec des objets de valeur,
Voyager de préférence avec une personne connaissant le pays,
Ne pas emprunter les bus et taxis locaux,
Ne pas prendre d’auto-stoppeurs,
Ne pas circuler la nuit en zone rurale,
Se tenir à l’écart d’éventuels mouvements de foule ou manifestations,

A Maseru, être très prudent dès le coucher du soleil :
Ne pas se déplacer à pied, circuler en voiture portes verrouillées, être vigilant lors de tout arrêt du véhicule (feux de signalisation, stop), ne pas stationner dans des endroits mal éclairés.
Sur route, il est recommandé de ne pas s’arrêter dans les aires de stationnement isolées, notamment celles aménagées aux points de vue panoramique, où plusieurs touristes ont été victimes d’agressions et de vol.
Comme dans toute région montagneuse, les conditions météorologiques peuvent changer rapidement et perturber les déplacements.
Les orages sont très violents et la foudre fait des victimes chaque année, durant l’été austral.