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dimanche 22 novembre 2015

AFRIQUE DU SUD : LE KAWAZULU-NATAL , LE ROYAUME ZOULOU


Si jadis, j'ai sillonnée l'Afrique, en jeep et avec une tente, pour des raisons professionnelles et familiales, aujourd'hui, j'y réfléchie à deux fois. L'ambiance actuelle en Afrique n'est pas franchement au beau fixe et je peux dire que tout peut arriver. Et comme je ne suis pas du genre à voyager avec des agences de voyages aux circuits alambiqués ni à dormir dans des lodges de luxe, je m'abstiens !
L'Afrique se découvre avec du temps. Une région demande au minimum 10 jours pour voir le principale, mais cela demande des mois, des années pour apprendre à aimer les peuples qui y séjournent depuis des siècles.
J'ai donc concocté un ensemble d'informations qui peuvent vous aider à mieux cerner le paysage et les régions. Mais le reste, c'est à chacun d'approfondir ses connaissances en compulsant des revues et autres bouquins traitant des peuples d'Afrique du Sud en particulier. Un voyage quel qu'il soit se prépare sur des mois. On emporte toujours avec soi, un carnet de bord afin de noter ses étapes et décrire ce que l'on a découvert. Ce carnet peut être précieux au cas où il vous arriverait un pépin. Laissez le entre chaque étape dans votre campement après avoir noté vos observations de la journée.



Le KwaZulu-Natal, connu sous les initiales KZN, est en Afrique du Sud, une province aux paysages époustouflants. Entre montagnes, Midlands et plages immaculées, sa splendeur naturelle, associée à un héritage culturel et historique riche, en font une région vraiment unique. KwaZulu, qui signifie pays des Zoulous, mais aussi dans leur langue lieu du peuple du ciel.
Quant au mot Natal, celui-ci fut donné à cette partie du monde par Vasco de Gama qui naviguait au large des côtes en1497.
La culture, l'histoire et la tradition zoulous font partie intégrante du paysage culturel sud-africain. Les Zoulous descendent du groupe Ngouni, qui a migré de la région des Grands Lacs vers le sud aux environs de l'an 800. Un certain Zulu -"ciel" - a ensuite entrepris d'établir sa propre sphère d'influence en s'installant avec sa famille dans le KwaZulu ("pays du ciel").
Les descendants de Zoulou, les amaZoulous ("peuple du ciel"), se divisent en plusieurs clans. Chaque clan est dirigé par un chef et ils forment ensemble le royaume zoulou, sur lequel règne le roi. L'actuel souverain de la nation zouloue est Goodwill Zwelithini.
Chaka Zulu est sans doute l'un des rois zoulous les plus connus. Ses batailles et sa cruauté ont valu à ce stratège le surnom de "Napoléon noir". Son règne a été immortalisé dans des films comme Shaka Zulu.



LES ZOULOUS ET NAPOLÉON III
Rares sont les touristes qui connaissent l'histoire du pays et du peuple Zoulu. Les amateurs d’histoire viennent y retrouver la mémoire des grandes batailles qui ont opposé les rois zoulous à l’armée britannique très équipée qui reçu une cuisante leçon face à un peuple qui ne possédait que son courage et des lances.
La plus illustre des victimes est le fils unique de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Paradoxe de l’histoire, il est mort les armes à la main en portant l’uniforme de la “perfide Albion”. Le 1er juin 1879, “Napoléon IV” participait à une mission de reconnaissance lorsque ses troupes ont été attaquées par une quarantaine de guerriers zoulous. Le prince est sur le point de monter en selle lorsque l’étrier casse. Seul face aux  Zoulous, il tombe transpercé par les lances. Lors du centenaire de la mort de l’unique héritier, une stèle a été érigée à proximité d’un kraal zoulou. Aujourd’hui encore, ce lieu mystérieux attire de nombreux visiteurs. L’attrait est tel que le département de français de l’université du Kwazulu a créé une “Rou­te du prince impérial Louis Napoléon”.
Avec les fonds qu’elle rassemble, Glenn Flanagan, l’initiatrice du projet, vient en aide au village voisin, Nqutu, situé au cœur de l’une des régions les plus déshéritées du pays. Chaque visiteur verse une contribution à la famille chargée de l’entretien des lieux. La silhouette fantomatique de l’un des fils de cette famille rôde toujours à proximité de la tombe. En effet, il se chuchote que des ossements impériaux auraient été volés par des adeptes de la magie noire. Le “fils perdu” aurait tellement hanté les lieux qu’il aurait établi des contacts étroits avec l’au-delà.



DES DATES HISTORIQUES
L'histoire sud-africaine a commencé il y a plusieurs milliers d'années. Le Berceau de l'humanité, où ont été trouvés les fossiles humains les plus anciens, se trouve près de Johannesburg. Voici les principaux points de repères de l'histoire du pays.
av. J.-C : Des chasseurs khoi-san migrent vers le sud avec leur bétail dans l'actuelle vallée du Limpopo.
1300 - 1500 : Les SeSotho-SeTswana s'installent dans les terres, les tribus parlant le nguni sur la cote sud-est et les Khoi-San à l'extrémité sud-ouest.
1498 : Vasco Da Gama parvient à contourner l'Afrique par le sud et découvre une voie maritime vers l'Inde.
1652 : Jan Van Riebeek débarque au Cap
1659 : Les Khoi-San se révoltent contre les nouveaux arrivants.
Milieu 1700- 1850 : Des immigrants blancs, essentiellement des Néerlandais et des Huguenots français, entrent dans les terres et livrent une féroce bataille aux tribus installées, les Xhosa et les Zoulous.
1800-1850 : Les colons britanniques rencontrent les Zoulous dans l'actuelle province de KwaZulu-Natal.
1899 : Guerre des Boers
1910 : L'Afrique du Sud devient une Union
1948 : L'apartheid est officialisé, même si la population noire n'était pas traitée sur un pied d'égalité depuis un moment
1960 : Massacre de Sharpville : 69 personnes protestant contre le passeport intérieur sont tuées . Les partis anti-apartheid sont interdits
1961 : L'Afrique du Sud devint une République
1970 : ce qui subsiste de l'ancien Royaume zoulou est intégré dans le bantoustan appelé Zululand, puis KwaZulu, dans le cadre de la politique de l'apartheid.
1976 : la région est dirigée par Mangosuthu Buthelezi, prince Zoulou, fondateur en 1975 de l'Inkatha Freedom Party (IFP), avec l'approbation de l'ANC . Soulèvement de Soweto
1980 : l'IFP, se veut une alternative modérée à cet ANC ( Congrès national africain) .
1990 : Des affrontements sanglants ont opposés les partisans de l'IFP et de l'ANC dans les années 1990, alors que l'IFP perdait progressivement son influence. Frederik De Klerk lève l'interdiction sur les partis anti-apartheid. Nelson Mandela est libéré de prison
1994 : Premières élections générales au suffrage universel. Mandela devient Président de l'Afrique du Sud. Le bantoustan est réintégré dans l'Afrique du Sud. Il s'est vu adjoindre des territoires de la province du Natal composée majoritairement d'européens, avec qui il était déjà inextricablement imbriqué, et compose aujourd'hui la province du KwaZulu-Natal.
2003 : L'Afrique du Sud se voit confier l'organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2010
2004 : L'Afrique du Sud fête ses dix ans de démocratie
Le premier match de football en Afrique du Sud a été disputé au Cap en 1862. Il opposait des officiers à des fonctionnaires britanniques.
2015 : Il y a eu des frictions avec le roi des Zoulous qui mettrait bien tous les étrangers à la porte !





L'HISTOIRE DE L'APARTHEID
Littéralement, apartheid désigne "le fait de tenir à part" en afrikaans. Ce régime de ségrégation institutionnalisée est entré en vigueur en 1948, quand le parti nationaliste afrikaner était au pouvoir. Les lois appliquées étaient clairement défavorables à la population noire.
Le gouvernement de l'apartheid avait classé les Sud-africains en plusieurs catégories raciales, en fonction desquelles les gens se voyaient accorder ou refuser des droits.
Les blancs recevaient le maximum de droits et de privilèges tandis que noirs, les droits de l'homme élémentaires étaient éliminés et les droits civils souvent bafoués.
Les personnes noires ne jouissaient pas de la liberté de mouvement. Jusqu'à l'abrogation de la loi en 1986, elles devaient porter des "passes", équivalent à des passeports intérieurs.
Les personnes "noires", "indiennes" ou "de couleur" (métissées) n'avaient pas le droit de vote et devaient vivre dans des zones résidentielles séparées.
Les personnes noires n'avaient pas le droit de posséder des terres et devaient vivre dans des "homelands", des zones délimitées par le gouvernement de l'apartheid et considérées comme extérieures à l'Afrique du Sud.
Cette ségrégation imposée a conduit à la formation du mouvement anti-apartheid, qui luttait contre cette politique. Après plus d'un demi-siècle de combat, l'apartheid a été aboli. En 1994, une nouvelle constitution a été ratifiée et le pays a organisé ses premières élections démocratiques.
Ce mouvement a révélé de grands hommes, qui ont consacré leur vie à la lutte contre l'oppression. Nelson Mandela, Desmond Tutu, Oliver Thambo et Steve Biko ont tous accédé à la reconnaissance grâce à leur rôle central dans la constitution de la démocratie sud-africaine. Parmi les grands hommes sud-africains, il y a également Christiaan Barnard, qui a réussi la première transplantation cardiaque – un merveilleux souvenir, en ce qui me concerne ! -, et un autre lauréat du Prix Nobel, Max Theiler, qui a créé le vaccin contre la fièvre jaune. Dans le domaine du sport, Gary Player est considéré comme l'un des meilleurs golfeurs de tous les temps. 
 

LE PAYS KWAZULU-NATAL
Le KwaZulu-Natal , c'est la province la plus peuplée de l'Afrique du Sud et elle majoritairement zoulou (Zulu). La province compte aussi une importante communauté d'origine indienne. Il s'étend du Swaziland et du Mozambique jusqu'au Cap-Oriental au sud. Dans l'intérieur, le KZN est limitrophe du Royaume de Lesotho et des provinces de l'État-Libre et de Mpumalanga.
Le KwaZulu-Natal abrite monts et merveilles. Paysages montagneux et vallonnés, bush et plages. L’héritage des Zoulous et les guerres qui se sont déroulées sur ces terres font de ce peuple qu'il est fière de ses origines, de son identité et de sa culture qu'il a su protéger envers et contre tous.
Le KwaZulu-Natal est aujourd'hui une province d'Afrique du Sud, mais jadis c'était le pays du puissant peuple Zoulou. Et de ce fait, ils considèrent toujours comme étant leur royaume.
Cette nation est très estimée pour sa tactique militaire étonnante, introduite par le Roi Shaka et qui fut utilisée avec succès lors de la guerre contre les Boers (fermiers néerlandais) et les Britanniques qui surpris par leur stratégie furent destabilisés et vaincus. C'est un peuple très belliqueux et peu influençable ou manipulable par les peuples qui les côtoient. Ils acceptent le modernisme et la technologie s'ils estiment que cela est vraiment utile et indispensable. Gare à ceux qui voudraient leur imposer leur dictature. Ils n'hésiteraient pas une seconde à entrer en guerre !.







L'HÉRITAGE CULTUREL DES SAN
L’héritage culturel du KwaZulu-Natal est également celui des San (Boshimen) et des dizaines de milliers de peintures rupestres dissimulées dans les montagnes du Drakensberg.
Les monts du Drakensberg ''montagnes du Dragon'' en afrikaans ou UKhahlamba en zoulou.
Ces montagnes époustouflantes, classées au patrimoine mondial, constituent une importante destination pour les randonneurs et l'aventure.
Ces montagnes abritent le parc national du Drakensberg et son abondante biodiversité, qui comprend 300 espèces d’oiseaux et 48 de mammifères.
Le parc classé sur la liste du patrimoine mondial protège la faune, la flore et les nombreux vestiges archéologiques locaux. L'un des plus beaux panoramas de la région est sans conteste celui nommé l'Amphithéâtre. La province compte aussi avec la prestigieuse Réserve d'Hluhluwe-Umfolozi.



LA RÉSERVE D'HLUHLUWE-UMFOLOZI
Avec 96 000 hectares, Hluhluwe-Imfolozi est la plus grande et l'une des plus anciennes surfaces protégées d'Afrique du Sud. Sa végétation est variée, comprenant des collines boisées entre autres par le Tamboti et la Marula (deux espèces d'arbres exotiques du Zululand), des forêts humides, denses ou à feuilles caduques, le bush et les savanes (de type acacia bush).
Le statut de protection dont l'espace a bénéficié depuis la fin du 19 ème siècle, a permis la sauvegarde d'une telle biodiversité. C'est après la guerre anglo-zoulou (1879), que les autorités coloniales ont mis en défense cette aire.
Les Hluhluwe Valley Reserve et Umfolozi Junction Reserve deviennent des sanctuaires de chasse d'animaux sauvages en 1895. Ce premier geste conservationniste coloniale anglo-saxonne est motivé par la diminution importante d'animaux, tout en considérant que les peuples autochtones, dont les Zoulous, ne pouvaient s'approprier ces sites grandioses pour leur seul plaisir et sans en tirer bénéfice. Pour les coloniaux, cette idée, leur était intolérable.
Alors qu'au départ, l'administration du Natal tolère leur présence dans l'enceinte des réserves, elle l'exclut dans les années 1930. En 1947, le Natal Parks Board supplante le National Parks Board en tant qu'organisme responsable du Parc.
L'Afrique du Sud possède sept sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, parmi lesquels Robben Island et le Berceau de l'humanité.



LES BIG FIVES
Le HIP est devenu par ailleurs un sanctuaire pour les rhinocéros, toujours menacés en Afrique et chassé sauvagement pour leurs cornes. Le Parc recense actuellement environ 18% de rhinocéros blancs et noirs confondus sur l'ensemble de la réserve mondiale. Il approvisionne d'autres réserves naturelles.
Les "grands" de la brousse sud-africaine, connus sous le nom de Big Fives, qui sont les cinq espèces très difficiles à chasser : soit : lion, éléphant, rhinocéros, buffle et léopard et qui sont ici présents et étroitement surveillés (baguage, puce électronique…).
Les Zoulous qui massacrèrent un grand nombre de léopards pour leur habillement traditionnel, doivent désormais se calmer pour éviter l'extinction des léopards dans la région.
Surnommé le roi des animaux, le lion a toujours fasciné l'homme en raison de sa taille et de son extraordinaire puissance. Sans compter les formidables exploits cynégétiques de cet immense félin. 


 
L'éléphant d'Afrique est le plus gros mammifère terrestre et peut-être la créature la plus charismatique du continent. Par son attitude majestueuse et son apparente bonhomie, il captive l'attention des observateurs de faune et a toujours fasciné les hommes.
le buffle est l'un des mammifères les plus répandus du continent et l'un des plus importants d'un point de vue écologique. Gros consommateur d'eau, il ne peut vivre dans les régions arides ou semi-arides, mais prolifère dans les savanes, les régions boisées et les forêts.
Le dernier membre de ce "big five" est le rhinocéros. Malgré quelques différences au niveau de la tête, le rhino blanc et le rhino noir ont la même taille, soit 1,60 m au garrot, mais le blanc est environ deux fois plus lourd et ne pése pas moins d'une tonne.
Plus insaisissable que le lion, le léopard est le plus adaptable de tous les grands prédateurs. On peut même le trouver à proximité de l'habitat humain. Il est capable de survivre dans quasiment tous les environnements, qu'il s'agisse de forêts, de savanes, de déserts ou de plateaux. 
 

LES PLUS GRANDES RÉSERVES MONDIALES
L'Afrique du Sud possède d'abondantes ressources minières : elle dispose des plus grandes réserves mondiales, en or, en platine et en manganèse. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit le premier producteur mondial d'or et de platine.
C'est dans des mines sud-africaines qu'ont été découverts les plus grands diamants du monde, notamment le Cullinan et le Golden Jubilee. Le Cullinan pesait 3 106,75 carats à sa découverte. Il fut taillé en deux parties, la Great Star of Africa et la Lesser Star of Africa, qui font partie des bijoux de la couronne royale britannique.

En Afrique du Sud, l'industrie minière a connu une histoire tumultueuse. Sous le régime de l'apartheid, les mineurs noirs aux portes de l'esclavage, étaient contraints de travailler dans des conditions très dangereuses et très peu payés, contrairement à leurs collègues "blancs" qui étaient beaucoup mieux lotis .
Le pays aujourd'hui, fait des efforts pour solutionner ces disparités issues du passé. Aujourd'hui, les travailleurs autrefois désavantagés trouvent davantage leur compte, mais le passé laisse des traces indélébiles.
Naturellement, l'industrie minière a exercé une influence certaine sur la culture. Un exemple : la gumboot dance. Utilisée à l'origine en tant que le mode de communication dans les mines, cette danse consiste à frapper sur des bottes en caoutchouc et à faire résonner les chaînes en rythme. Des chansons comme Shosholoza et Stimela parlent des longs voyages en train des travailleurs immigrés vers les mines.
La mine d'or de Western Deep, dans la province de Gauteng, est la plus profonde du monde. Elle descend à 3,6 kilomètres sous terre.



LE TROISIÈME PLUS GRAND CANYON DU MONDE
Le Blyde River Canyon est le canyon le plus connu d’Afrique du Sud. Situé dans la province du Mpumalanga, il attire chaque année de nombreux curieux, touristes et locaux qui ne se lassent pas de profiter du cadre unique.
Le Blyde River Canyon est un bon moyen d’allier, randonnée, nature, sensations et vues imprenables. Traversé par la rivière Blyde qui signifie rivière de la joie, le canyon s’étend sur 26 kilomètres avec une profondeur de 800 mètres. Ce dernier est le troisième plus grand canyon du monde.
Historiquement, la rivière portait le nom de rivière des pleurs car des femmes habitant près de celle-ci désespéraient à l’idée de revoir un jour leurs maris partis trouver une nouvelle route. Retrouvés enfin vivants près de la rivière, celle-ci fut renommée rivière de la joie, en hommage au bonheur de ces retrouvailles.
La rivière creuse ainsi depuis des millénaires la roche, de la chaîne de montagne des Drakensberg, formant ainsi ce canyon aux hauteurs exceptionnelles. Les promeneurs et aventuriers tomberont sur des vues à couper le souffle !
Par exemple sur les Trois Rondawels qui ressemblent d’après les autoctones à une hutte africaine. Aussi, le God’s Window offre une très belle vue sur le Blyde River Canyon. Le décor est ici parfait, avec la roche, les belles forêts, la réserve du Kruger parc non loin, et de nombreuses cascades dont les plus connues sont les Berlin’s Falls et les Lisbon’s Falls.



LA RÉSERVE DE PHINDA
La réserve privée de Phinda, dans le Kwazulu-Natal, une des neuf régions d'Afrique du Sud.
Ouverte avec le soutien financier de la richissime famille américaine Getty en 1991 et par les frères Varty, deux documentaristes animaliers, cette réserve s'est installée sur d'anciennes fermes abandonnées, en plein coeur du pays zoulou. Elle ne comprend pas moins de sept écosystèmes, de la savane à la brousse, en passant par les forêts sablonneuses, les marais, etc. Moins connue que le parc national Kruger, elle a pourtant été pionnière pour lancer l'activité touristique dans le Kwazulu-Natal.
Phinda abrite près de 380 espèces d'animaux, dont les fameux "big five" : l'éléphant, le lion, le buffle, le rhinocéros et le léopard, qui ornent les différentes coupures des billets de banque. Elle peut notamment s'enorgueillir d'avoir une des concentrations les plus importantes de rhinocéros blancs. Une espèce menacée de disparition, mais qui n'a rien de blanc... Ni la peau ­ aussi foncée que celle des rhinocéros noirs ­ ni la corne.
De même couleur, la différence entre les deux mammifères est liée à la taille de leur bouche : étroite chez les rhinocéros noirs, qui mangent des feuilles d'arbre ; plus large et évasée pour les blancs, qui broutent de l'herbe. La confusion des sens vient qu'en langue afrikaner, comme en anglais, les adjectifs blanc et large ont la même euphonie.
Si désormais il y a des Rangers noirs, on ne trouve en revanche aucun pisteur blanc. L'un comme l'autre ont été formés par la Conservation Corporation Africa, une compagnie spécialisée dans l'éco-tourisme.


Les parcs publics ou privés sont l'une des grandes richesses du Maputaland, la région la plus sauvage du Kwazulu-Natal, souvent décrite comme l'une des "dernières frontières" nationales. S'étendant sur plus de 36 826 ha, bordée par l'océan Indien, elle comprend le lac Santa-Lucia, dont le nom remonte à un marin portugais rescapé d'un naufrage en 1575 sur cette côte. Il est classé maintenant au patrimoine de l'Unesco, comme réserve naturelle.
Ce qui frappe de prime abord dans cette région, c'est son aspect verdoyant. Tout y est vert, de la jeune pousse de canne à sucre, dont la culture se fait toute l'année, aux forêts d'eucalyptus importés d'Océanie. Les plus hautes dunes boisées du monde, une des richesses naturelles du pays, qui longent l'océan Indien sont couvertes pour l'essentiel de deux essences : le red milkwood et l'acajou noir. D'une branche à l'autre y jongle le cercopithèque, ou singe vert, reconnaissable à ses étonnants testicules turquoise.
Ici, l'abondance des cours d'eau étonne. C'est d'ailleurs par le franchissement de la rivière Tugela que l'on entre en territoire zoulou. Sur les bords de la route, on croise des écoliers en grappes, chemises jaunes et culottes bleues, jupes grises et hauts blancs, suivant les uniformes de leurs écoles. Des panneaux de signalisation avec un hippopotame entouré d'un rond rouge rappellent aussi que cet animal est celui qui cause le plus d'accidents de la route.
Le tourisme est pour les Zoulous un véritable fonds de commerce, dont la réputation de courage va jusqu'à Johannesburg, la capitale, où l'on ne jure que par eux pour assurer la protection des villas ou des immeubles du fait qu'ils ne craignent personne et qu'ils ont le sens de l'honneur.



LES HABITATIONS ZOULOUS
Petit à petit, l'habitat traditionnel zoulou, une hutte ronde avec armature de bois et toit de chaume régresse lentement et laisse la place à des maisons carrées de type européen. A Simunyé, toutefois, un village fut créé par des Blancs, où l'on accède en char à boeufs ou à dos de cheval, il est possible de plonger plus avant dans la culture zoulou. Autour de l'ingungu, un instrument de musique, conçu à partir d'un bidon recouvert d'une peau de bête et qu'un jeune enfant anime au moyen d'une tige, les adolescents zoulous exécutent les danses conçues naguère dans les dortoirs des mines, lorsqu'ils étaient reclus et s'ennuyaient le dimanche. C'est l'étroitesse des lieux de création d'origine, entre deux travées de lit, qui explique le rythme saccadé des gestes.
Moins développé et surtout plus conservateur que les autres provinces d'Afrique du Sud, le Kwazulu-Natal ne rattrape pas un retard, il s'adapte à son rythme. Par ailleurs, il faut se souvenir que
40 ans d'apartheid ne sont pas non plus étranger à ce retard,



LA CULTURE ARC-EN-CIEL
Le pays possède plusieurs influences culturelles, issues de toutes les catégories sociales, ce qui a amené l'archevêque Desmond Tutu à parler de "rainbow nation", signifiant pays arc-en-ciel. Il n'existe pas une culture unique, mais un éventail de cultures différentes, qui sont toutes reconnues par la constitution sud-africaine et donc spécifiques au pays.
Dans la culture zoulou, la musique est un mode de communication important. Traduisant les émotions, elle permet d'expliquer des situations sur lesquelles ont ne peut parfois pas mettre des mots.
L'art et la musique sont profondément imprégnés dans ce pays aux multiples facettes. La palette artistique s'étend ainsi des peintures rupestres des montagnes du uKhahlamba-Drakensberg Park aux cabanes magnifiquement colorées de la tribu Ndébélé. La broderie, la céramique et la tapisserie comptent parmi les autres formes artistiques à l'honneur.
Le même éclectisme se retrouve au niveau musical. Johnny Clegg chante en zoulou et Ladysmith Black Mambazo tissent un lien entre la musique zoulou et la musique grand public.
Abdullah Ibrahim est un maître du smooth jazz, tout comme le trompettiste Hugh Masekela, etc....
La scène sud-africaine fait la part belle à tous les répertoires : musique traditionnelle, pop, rock, reggae et kwaito au son si particulier.



LES 9 PROVINCES ET LEURS CAPITALES
Situées à diverses altitudes, les neuf provinces de l'Afrique du Sud abritent une végétation très variée. Au niveau de la mer s'étendent les forêts côtières de la côte orientale et sévit le climat semi-aride de la côte occidentale. L'intérieur des terres déroule des kilomètres de montagnes, de zones semi-désertiques et de plateaux.
Les provinces sont le Cap-Oriental, l'Etat-Libre, le Gauteng, le KwaZulu-Natal, le Limpopo, le Mpumalanga, le Cap du Nord, le Nord-Ouest et le Cap-Occidental. De loin la plus vaste, la province du Cap du Nord, en grande partie semi-désertique, est aussi la moins peuplée. C'est dans cette province que se trouve le Parc national de Kgalagadi . A l'inverse, c'est la province la moins étendue, Gauteng, qui enregistre la plus haute densité démographique.

Cap-oriental : capitale Bisho – Etat-Libre : capitale Bloemfontein
Gauteng : capitale Johannesburg – KwaZulu-Natal : capitale Pietermaritzburg – Limpopo : capitale : Polokwane
Mpumalanga : capitale Nelspruit – Cap du Nord : Kimberley
Nord-ouest : capitale Mafikeng et enfin le Cap : capitale le Cap

Le Limpopo (ex- province du Nord) comprend 5 régions: le célèbre Kruger qu’on ne présente plus, la Capricorne (Pietersburg), le Soutpansberg (Messina), la Valley of the Olifants (Tzaneen et le Pays venda) et le Bushveld à l’ouest. Régions (à part le Kruger) fort peu touristiques. Dans le coin de Messina, on découvre les plus gros baobabs d’Afrique, et dans la Valley of the Olifants, de nombreux aspects de la culture venda quasiment intacts.

Attention, les autorités insistent vraiment sur la présence de la malaria dans les zones proches du Zimbsabwe et du Mozambique, notamment Messina, Thohoyandou, Mutale, Malamulele, Vhembe, Mopani, Bothlabelo et certaines portions du Kruger. Traitement anti-paludisme est obligatoire.


GANDHI A DURBAN
Il y a 120 ans, la ville de Durban a reçu un jeune avocat indien nommé Gandhi. De sa onzième à sa dix-septième année (1899-1905), il a vécu à Durban, où son beau-père était consul du Portugal. Il y a écrit ses premiers poèmes, en langue anglaise. Le séjour au Natal du partisan de la non-violence active est à la fois plus connu et plus long (1893-1914). C'est dans cette région que la présence indienne, liée, à son origine, à l'exploitation de la canne à sucre, y est le plus forte. Depuis, la troisième ville d'Afrique du Sud ­ avec près de 4 millions d'habitants, si l'on inclut ses banlieues ­ a beaucoup changé. Avec ses gratte-ciel en front de mer, qui bordent l'océan Indien, elle est devenue le paradis des surfeurs, qui s'y donnent rendez-vous toute l'année.

LA REGION DES MIDLANDS
Cette région montagneuse cède bientôt la place aux collines des Midlands, où l'on découvre la célèbre région des Midlands Meander. Cette route touristique offre plus de 200 sites dédiés à l’art, à l’artisanat et aux cultures de la région.
Traversez la superbe Vallée des Mille Collines jusqu’à Pietermaritzburg et Durban, où l'on apprend tout sur la lutte entreprise par Nelson Mandela et le Mahatma Gandhi sur la Freedom Route.
Depuis Durban, capitale de la province et foyer d’une riche culture indienne, explorez le littoral et ses plages immaculées, de Port Edward, au sud, à Kosi Bay, au nord.
Au nord se trouve également la région ornithologique du Zoulouland, le grand parc de la zone humide de Sainte Lucie (un autre site classé au patrimoine mondial) et de nombreuses réserves naturelles, comme la réserve de Hluhluwe-Imfolozi, sur la Côte des Éléphants.




KOSI BAY
Kosi Bay est niché dans une forêt sablonneuse le long d’un des lacs formant l’écosystème de Kosi Bay Nature Reserve, l'un des seuls endroits au monde où un récif corallien occupe l'entrée d'un estuaire. C’est la base idéale pour explorer cette partie du Isimangasaliso Wetland Park classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. En arrivant sur ces terres, situées à l’est de l’Afrique du Sud, un guerrier de l’armée du roi zoulou Shaka s'est écrié au début du 19 ème siècle : ''iSimangaliso'', signifiant ''cet endroit est un miracle ''. Le nom est resté. Considéré comme l’un des paysages les plus exceptionnels d’Afrique, ce parc national s’étend sur plus de 220 kilomètres de rivage



LES MIDLANDS MEANDER
Le Midlands Meander dans les Midlands ; uKhahlamba-Drakensberg ; Aliwal Shoal, la gorge d’Oribi et les visites de phares sur la côte sud ; le Monde Marin d’uShaka à Durban ; la promenade en pousse-pousse sur le front de mer à Durban ; le parc de la zone humide d’iSimangaliso ; l’observation des oiseaux dans le Zoulouland ; les réserves naturelles de la Côte des Éléphants ; la Battlefields Route ; le Natal Sharks Board ; la Freedom Route ; l’excursion dédiée à l’héritage indien.
La côte Nord de Durban s'étend vers le Mozambique - avec les eaux tropicales chaudes et les belles plages en abondance. Il y a quelques grands complexes juste en dehors de la ville, mais plus vous montez vers le Nord, plus vous vous retrouvez dans une région isolée et vierge. Vous pouvez observer des dauphins, des baleines et des requins dans l'océan Indien, flâner le long des plages de sable blanc, explorer les criques privées pour la plongée et la baignade, et profiter d'une expérience en milieu sauvage parmi les lacs et les estuaires.

Les villes du Kwazulu sont Durban (ville sympa) et Pietermaritzburg sont les pôles urbains principaux. Les villes secondaires sont : Empangeni, Kokstad, Ladysmith, Newcastle, Port Shepstone, Richards Bay, KwaDukuza, Tongaat, Ulundi, et Vryheid.



LES LANGUES DU PAYS
L'Afrique du Sud compte 11 langues officielles, qui figurent toutes dans la constitution du pays. Ces langues sont l'afrikaans, l'anglais, le ndebele (isiNdebele), le sotho (Sesotho sa Leboa), le sotho (seSotho), le swati (siSwati), le tsonga (Xitsonga), le tswana (Setswana), le venda (Tshivenda), le xhosa (isiXhosa) et le zoulou (isiZulu).
Il existe aussi le khoi, le nama et le san, héritages des chasseurs-cueilleurs qui parcouraient l'Afrique du Sud. Le /xam, un langage khoisan, a disparu au début du XXème siècle.
Les langues utilisées uniquement à des fins religieuses comme l'arabe ou l'hébreu sont également protégées par la constitution sud-africaine.
Si le zoulou est la langue la plus parlée dans l'ensemble du pays, dans les grandes villes, c'est généralement l'anglais qui est la norme.
L'Afrique du Sud compte par ailleurs des communautés parlant l'allemand, le portugais, le grec et l'italien. Tous les documents officiels sont écrits en anglais, ainsi que les panneaux de signalisation.
L'influence combinée de plusieurs langues a donné naissance à des mots hybrides utilisés dans la vie de tous les jours.
La devise figurant sur le blason sud-africain, "!ke e: /xarra //ke", est écrite en /xam. Elle signifie "L'unité dans la diversité".




LA LANGUE XHOSA
L'Afrique du Sud a hérité du peuple xhosa (San) une spiritualité et une culture fascinantes. Sa langue, qui se caractérise par une profusion de claquements sonores (clics), occupe une place importante dans l'histoire de l'Afrique du Sud. Elle est en effet parlée par de nombreuses personnalités politiques, dont Nelson Mandela, Steve Biko, Chris Hani, Thabo Mbeki, Walter Sisulu, Raymond Mhlaba ou encore Govan Mbeki.
Originaires de la région des Grands Lacs, les Xhosas sont issus du groupe Ngouni, dont une partie de la population a migré vers le sud. Leur nom trouve son origine dans celui d'un chef de tribu, uXhosa, fondateur de la dynastie.
La société xhosa a toujours été très ouverte sur le monde, le commerce et les autres groupes. Au fil du temps, sa culture a intégré, parfois même absorbé, celle des peuples khoï et griqua. C'est ce phénomène qui a mené à l'introduction dans sa langue de toute une variété de clics consonantiques, emprunts à des langues khoïsan aujourd'hui mortes.
Dans la culture xhosa traditionnelle, les devins occupent une place importante dans la communauté. Ils font office d'herboristes, de prophètes et de guérisseurs.
Les Imbongis (chanteurs de louanges) sont chargés de transmettre la tradition orale xhosa. Généralement proches du chef de la tribu, ils l'accompagnent dans tous ses déplacements importants.



L'HISTOIRE D'UNE REINE MYSTÉRIEUSE
L'histoire de la Reine Modjadji est entourée d'intrigue et de mystère, à l'image de son habitat, une région peuplée de cycas de plus de 60 millions d'années.
Suivie de ses loyaux sujets, les Balobedu (appartenant au peuple Bantou), une princesse du nom de Dzugundini quitta l'empire de Monomotapa (actuel Zimbabwe) pour s'établir plus au sud, sur un territoire dont elle se fit reine (actuel Limpopo).
Un jour, le chef de la tribu des Balobedu, Mugodo, reçut la visite des esprits de ses ancêtres, qui lui confièrent que son fils ourdissait un complot contre lui. Il décida alors que le trône reviendrait à sa fille et à ses descendants. Le deuxième enfant de celle-ci, une fille, devint donc l'héritière de la couronne et la première reine Modjadji, à l'origine d'une longue lignée matriarcale, jusqu'ici ininterrompue.
"Modjadji" signifie "chef du jour". Depuis cette époque, la reine Modjadji vit dans l'isolement le plus complet et pratique l'art des anciens, le secret de la pluie. La reine de la Pluie ne communique avec personne, hormis son peuple, par l'intermédiaire du conseil royal. La dernière reine, la reine Makobo Constance Modjadji, s'est éteinte en 2005. Le conseil royal n'a pas encore décidé de l'avenir de sa lignée et de son peuple. Pourquoi ?
Tout simplement parce que la fille de la reine Makobo, la Princesse Masalanabo a été engendrée par a homme du peuple et non par un homme de sang royal. Les traditionalistes ne l'ont pas accepté en tant que légitime héritière. Par conséquent, ils ont mis fin à la dynastie. Aucune nouvelle reine de pluie n'a été élue depuis que la reine Makobo est décédée, il y a 10 ans. Le charme est rompu !
Par ailleurs, la Reine Makobo fut élue et initiée contre son grè. Car occuper ce poste royal demandait d'énormes sacrifices et un respect stricte des lois ancestrales pour une femme résolument tournée vers le futur. La coutume voulait qu'elle vive isolée du monde et en recluse. Sa mort est entourée de mystère pour être décédée subitement et du fait qu'elle n'avait que 27 ans et qu'elle était en pleine forme. Des bruits ont couru : empoisonnement, crise cardiaque subite... Un feu a éclaté soudainement dans la maison du chef local où le cercueil de Makobo était gardé avant son enterrement, sans que le cercueil subisse des dommages. Cet événement a réveillé bien plus de soupçons quant à la mort de la reine. Officiellement la reine Makobo est morte de Méningite chronique.



LA VALLÉE DU LIMPOPO
Les restes de cette ancienne société, connue sous le nom de royaume Mapungubwe, dans la vallée de la rivière Limpopo, avaient été oubliés pendant plus de 7 siècles. Le 8 avril 1933, une tombe d’origine inconnue est découverte dans une région sauvage. Depuis cette découverte, des recherches ont mis au jour l’existence d’une métropole dominée par un roi africain, il y a près de 1000 ans. Personne ne pouvait dire quelle était l'identité des habitants de cette région, faute de traces écrites et de traditions orales, jusqu’à ce que l'on découvre des signes à leur nom, datant environ entre 1000 et 1500 ans : ceux de "Mapungubwe".

On était découvertes 3 tombes royales qui se trouvent au centre d’une large esplanade de 300 mètres de long et 30 mètres de hauteur. Le roi et ses soldats vivaient au sommet de la colline et le peuple aux niveaux inférieurs. Des sceptres en or massif, et des figurines en ivoire de rhinocéros ont été trouvées dans les tombes. Des colliers en perles de verre étaient portés par les enfants et les adultes. L’analyse des restes humains indiquent que cette communauté avait un régime alimentaire varié et sain. Ils élevaient des chèvres, des moutons et possédaient des chiens. Des restes de millet et de coton donnent des indications sur les cultures locales. Les poteries, le bois, l’ivoire, les os, les œufs d’autruches, ainsi que les coquilles d’escargots étaient échangés ou vendus à des cultures aussi éloignées que la Perse, l’Egypte, l’Inde et la Chine. Ce qui révèle une civilisation puissante.

MONNAIE DE L'AFRIQUE DU SUD ET AUSTRALE
Le rand est la monnaie de la Zone Monétaire Commune (ZMC), qui se compose de l'Afrique du Sud, de la Namibie, du Swaziland et du Lesotho. La monnaie tire son nom du Witwatersrand ("crête des eaux blanches" en afrikaans), chaîne de collines sur laquelle a été fondée Johannesburg. C'est en effet dans cette région que se trouve le plus riche gisement aurifère du pays.
Le rand a vu le jour en 1961, en même temps que la République d'Afrique du Sud. De sa mise en circulation à 1982, il valait plus d'un dollar US. Mais sa cote a diminué à mesure que les pressions et sanctions internationales augmentaient. En 2001, sa subite dépréciation a donné lieu à une enquête officielle, suivie d'une reprise spectaculaire.
Aujourd'hui, 1 rand équivaut à environ 0,10 cents. Sur chaque billet figure l'un des big fives : lion,éléphant, léopard, buffle et rhinocéros.



LE VUVUZELA ET LE MAKARAPA
Indispensable à tout supporter qui se respecte, la vuvuzela, est une trompette en plastique qui émet un son très particulier. Imaginez le barrissement d'un éléphant et multipliez-le par des milliers de spectateurs, vous obtiendrez une petite idée de l'ambiance qui règne dans un stade sud-africain. Si vous êtes sensibles au bruit, mieux vaut ne pas vous y rendre.
Dans un souci d'encourager l'unité de la nation, la Fédération sud-africaine de football a apporté son soutien à la fabrication de la fameuse trompette colorée.
A l'heure d'aller au stade, il ne faudra pas non plus oublier votre makarapa. Un casque de mineur décoré fait la fierté des passionnés de football sud-africains, qui passent des heures à le confectionner pour afficher les couleurs et le logo de leur équipe. L'origine de cette pratique est attribuée à Alfred "Magistrate" Baloyi.
Si les vuvuzelas et les makarapas caractérisent le football sud-africain, les atours moins traditionnels ne sont pas laissés de côté. Des énormes lunettes de soleil portant des messages aux pancartes, en passant par les visages peinturlurés avec le drapeau national pour les plus fidèles, les supporters sud-africains ne négligent rien pour encourager leur équipe.



UNE ROUTE DINGUE ! : Le col de  Sani s’étend sur 9 km de long à l’extrémité ouest de la province du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. Cette traversée est notoirement dangereuse, nécessite un bon niveau de conduite et l’utilisation d’un  4 × 4. Amateurs s’abstenir !
Les routes sont particulièrement bien entretenues, mais pour pouvoir accéder á l’intégralité des pistes, un 4×4 est vivement recommandé. Ici, le terrain est vallonné et certaines pistes grimpent fortement. De nombreux points d’eau attirent la plupart des animaux et leur observation y est très facile.
Des espaces pique-niques sont aménagés un peu partout dans la réserve, mais je recommande d'éviter de déjeuner en solitaire n'importe où car vous risquez d'être ennuyés voir plumés. Arrêtez vous dans les camps ou dans des zones habitées afin de déjeuner en toute sécurité.