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mardi 16 décembre 2014

YONAGUNI , UN CONTINENT PERDU CONSACRE AUX FANS DE LA PLONGÉE SOUS-MARINE


 Depuis des décennies différents chercheurs et écrivains ont recherché la vérité derrière le continent perdu de l'Atlantide décrite par Platon. On cherche, on cherche, mais on ne le trouve pas. Est-il sous l'Atlantique, en méditerranée ou sous l'océan pacifique ?
Quel est son véritable nom , Atlantide, Lémurie ou Mû ? Trois continents qui en fait ne seraient qu’Un. Si l'on en croit le nombre 7, il nous manquerait en vérité deux continents, oui mais lesquels des deux ?
Selon une interprétation littérale de la chronologie de Platon, l'Atlantide fut détruit par un cataclysme, il y aurait 11700 ans, si je m'en réfère à la dernière ère glacière. Et aux dires de Platon, il paraît que la civilisation supposée de Mu serait antérieure à l'Atlantide. L'ennui, c'est que l'on a absolument rien de tangible.

Aujourd'hui, il reste ce qui est considéré par certains auteurs comme la preuve tangible d'une civilisation perdue, très sophistiquée, et très ancienne et qui serait basée où ? Et bien sous la mer dans la région d'Okinawa. 
Est-ce l'Atlantide, Mu ou encore l'utopique Lémurie ? . Nous voilà encore avec de nouveaux romans et des théories qui s'étalent sur la toile et ailleurs. Certains voient une pyramide, d'autres une ziggourat, bref tout y passe !. Nombreux ceux qui se sont jetés à l'eau en quête d'une civilisation merveilleuse. Côté déception, c'est le plongeon !




UN SITE VIEUX DE 10000 ANS
J'ai donc décidé d'en avoir le cœur net, malgré mon scepticisme.
En raison de son apparence lisse, peu érodée et peu colonisée par la vie marine, certains auteurs estiment qu’elle pourrait être artificielle et très ancienne, tandis que les archéologues estiment que si celle-ci était ancienne, son état serait bien plus dégradé. Ce qui n'est peut-être pas faux, mais il ne faut pas oublier de tenir compte des courants marins et donc d'être accompagnés de temps en temps d'océanologues, cela peut-être très utile !.
Mais compte tenu que nos connaissances sont peu développées,nous sommes loin de pouvoir affirmer quoi que ce soit.
Si l'on s'en tient aux derniers réchauffements climatiques où l'océan s'est élevé en dernier lieu de 127 m et compte tenu que cette structure s'élève à 25 m de haut, on peut au moins tabler sur 10 mille ans. Reste à savoir si les courants marins sont faibles au point d'éviter que cette structure soit érodée au goût des archéologues.

Le professeur Masaaki Kimura estima initialement que le site date d’au moins 10.000 ans, époque où il aurait été hors de l'eau avant d’être immergé par une montée des eaux de plusieurs dizaines de mètres. Puis, dans un rapport remis au 21e Congrès des sciences du Pacifique en 2007, il révisa subitement son estimation sous prétexte qu'une datation au carbone 14 réalisée semblerait prouver que le monument était encore à l'air libre, il y a environ 5000 ans. Cette datation semble plus ou moins fumeuse. Il affirma tout simplement que ce site remonterait à environ 2000 ans .
Cette nouvelle datation, non moins curieuse, pour ne pas dire suspecte n'explique pas comment cette construction se soit retrouvée sous l'eau. Il n'existe aucune remontée des eaux, il y a 2000 ans et ceci selon la carotte glacière. Nous pouvons aisément penser qu'étant donné le peu d'intérêt que présente effectivement cette masse informe, il n'y avait pas lieu de mettre sa carrière en danger. Une manière de clore la discussion et de laisser les accrocs au fantastique sur leur faim.
Par contre,Teruaki Ishii, professeur de géologie à l’université de Tokyo affirme quant à lui, que cette structure remonterait à 10000 ans, époque où les terres sur lesquelles le site a été construit ont été submergées, à la fin du dernier âge glaciaire.Lui au moins, semblerait plus réfléchit côté datation.

UNE CARRIÈRE ANTIQUE
En ce qui me concerne, je rejoins le géologue Robert Schoch de l'université de Boston qui affirmait en 1997 que la structure est naturelle, avec la possibilité que le site ait pu être modifié par l'homme en servant de carrière.
C'est la première idée que j'ai eu en voyant les photos marines que j'ai longuement étudié. Ce qui nous ramène toujours à la même question, à laquelle personne n'est encore capable de répondre, tant tout le monde bloque sur l'évolution humaine et ne peut concevoir qu'il est existait une civilisation qui connaissait des méthodes d’extraction ou de découpe sophistiquées, sans que l'on ramène tout aux petits gris ou aux martiens.

De plus, la concentration des formations rocheuses dans un si petit espace démontre au moins l'existence d'une tradition ancienne du travail de la pierre a Yonaguni comme dans les autres îles des Ryūkyū, ainsi que pour certaines ''tombes'' et habitations datant de la même période. Constructions par ailleurs assez rustiques dont je ne voudrai même pas pour résidence secondaire.
Par ailleurs, certains chercheurs voient un tombeau, comme le découvreur Kihachiro Aratake celui-ci a déclaré : « Ce que je crois c'est qu'il s'agit d'une certaine sorte de tombeau ancien » et vlan !. Décidément les anciens d'après eux étaient accrocs aux tombeaux démesurés. Mais dans ce cas, je me demande bien où ils avaient l'intention de fourrer leurs ancêtres !.
Par contre la maison de pierre semblerait davantage à un tombeau qu'à une habitation.
Selon le professeur Snoch, ces roches contiennent de nombreuses surfaces horizontales bien définies que les couches séparent distinctement.
Les roches de ce groupe sont également quadrillées par un grand nombre de jointures et de fractures parallèles et verticales (par rapport aux plans horizontaux des roches).
Yonaguni est dans une région sismiques où les tremblements de terre sont loin d'être rares et ce genre de séismes a tendance à fracturer les roches de manière régulière comme un mille-feuille. On peut ainsi se faire de jolies tuiles !

Plus, je comparais les caractéristiques naturelles, mais très régulières, dues au climat ou à l'érosion observées sur la côte moderne de l'île avec les caractéristiques structurelles du Monument de Yonaguni, plus je devenais convaincu que cette structure est le résultat du travail géologique naturel.
Il y a sur Yonaguni de très anciennes tombes (d'âge inconnu, mais probablement vielles de milliers d'années) qui montrent un style comparable à "l'architecture" du dit site Yonaguni. Il y a encore d'autres éléments allant dans le sens d'une œuvre humaine sur la roche locale de Yonaguni.
Le Monument Yonaguni pourrait bien avoir été une carrière dans laquelle des blocs furent taillés, en exploitant les plans de fractures naturels de la roche afin de s'en servir pour permettre la construction sur l’île d'autres structures qui ont probablement disparues .

DES DÉCOUVERTES DISCUTABLES
La route en boucle, le bassin triangulaire,la porte en arche . Quant à la tortue géante , c'est une question d'imagination !
Les trous de piliers , mais aucun pilier !
Une esplanade que l'on a baptisé stade ?
Le mur de protection ou une enceinte ?
Deux dalles mais sans plus.
Les outils en pierre  qui curieusement ont été trouvé sur terre.
Les traces de possibles extractions , c'est la preuve de carrière !
Les fossiles d'animaux terrestres dont certains disparus comme le cerf de Ryukyu. Il suffit de savoir quand cette espèce a disparue !
Quant aux terrasses régulières du monument de Yonaguni, celles-ci sont comparable à d'autres exemples de l'architecture mégalithique, comme les terrasses de Sacsayhuamán, mais sans plus.
Le professeur Masaaki Kimura a identifié des traces de dessins d'animaux et de personnes gravés sur les rochers, notamment un signe de cheval sur terre et non sous la mer.
Une formation rocheuse qui rappelle un visage de Moaï de l’île de Pâques .
Mais, si cette curieuse pyramide d'un monde perdu conserve encore aujourd'hui tous ses mystères, il demeure au moins une certitude : il s'agit là d'un des plus beaux sites de plongée au monde, dont les merveilles furent révélées en Occident par le regretté Jacques Mayol... 

 
 Il y a 10 mille ans, le Monument de Yonaguni était situé très près du Tropique du Cancer. Peut-être fut-il un site prévu pour un autel aligné astronomiquement et taillé directement dans la roche qui, après tout, se travaillait facilement. Une manière de vous permettre encore de croire que tout est encore à découvrir. Après tout le rêve n'est pas encore taxé !
Toujours est il qu'il restera encore longtemps un site privilégié chez les amateurs de plongée sous-marine où, ils pourrons rêver en toute quiétude et refaire le monde.