CATEGORIES

lundi 27 octobre 2014

LES VOILIERS TRAVERSENT LES ÉPOQUES


J'aime les grands voiliers parce qu'ils me font rêver, mais surtout pour être de superbes œuvres d'art gracieusement sophistiqués.
Ils symbolisent l'évasion, les voyages au long cour, l'aventure et l'inconnu. Ils m’emmènent toujours vers un inconnu,jadis, si souvent parcouru. Aujourd’hui, ce sont mes deux filles qui ont à leur tour pris le large toutes voiles dehors, revenant parfois au port . Ainsi vogue la jeunesse. Lorsque je contemple un voilier, il ne peut que m'inspirer des mots comme liberté, évasion, oubli, élégance, raffinement, beauté et complexité mais aussi l'inconnu, l'espace infini. Le voilier est à l'image de l'homme avec ses nœuds, ses cordages son pont et son gouvernail.Pareille aux humains, il vacille, tangue et parfois sombre par forte tempête ou pour avoir été mal construit et mal entretenu.

Contrairement au voilier, la barque symbolise la simplicité, la discrétion, le dénuement, la solitude et l'espace défini.Si le voilier symbolise l'inconnu, la barque représente le connu.
Et pourtant, cette petite barque, cette coquille de noix, cette invention simplisme a traversé, mine de rien, les millénaires et sera toujours présente aux côtés des hommes simples et débrouillards qui rêve de tranquillité et de paix.
Voilier ou barque, tous deux sont des symboles forts de la vie et du voyage physique et/ou spirituel.

Armada : J'ai souvent assisté à ces spectacles magnifiques pour avoir eu un pied dans la marine – de guerre soit', mais dans la marine quant même ! - , c'est d'ailleurs grâce à cela, que j'ai pu admirer ces admirables œuvres flottantes à Rouen, à Toulon, à Nice, Brest ou encore la Rochelle.

Petit rappel : Le Victory qui date de 1759, existe toujours. C'est un magnifique corsaire à l'histoire tumultueuse et magnifiquement conservé. Après avoir affronté bien des tempêtes, il est aujourd'hui ancré à Portsmouth en Angleterre, où l'on peut le visiter. Et croyez moi, vous ne l'oublierez pas de sitôt.
Le Juan Sebastian de Elcaho date de 1927. C'est la plus grande et la plus belle des goélette et mérite de parader parmi les grands voiliers


               Bon voyage et bon vent !




Chanson marine.

Nous revenions d'un long voyage,
Las de la mer et las du ciel.
Le banc d'azur du cap Fréhel
Fut salué par l'équipage.

Bientôt nous vîmes s'élargir
Les blanches courbes de nos grèves ;
Puis, au cher pays de nos rêves,
L'aiguille des clochers surgir.

Le son d'or des cloches normandes
Jusqu'à nous s'égrenait dans l'air ;
Nous arrivions par un temps clair,
Marchant à voiles toutes grandes.

De loin nous fûmes reconnus
Par un vol de mouettes blanches,
Oiseaux de Granville et d'Avranches,
Pour nous revoir exprès venus.

Ils nous disaient : « L'Orne et la Vire
Savent déjà votre retour,
Et c'est avant la fin du jour
Que doit mouiller votre navire.

« Vous n'avez pas compté les pleurs
Des vieux pères qui vous attendent.
Les hirondelles vous demandent,
Et tous vos pommiers sont en fleurs.

« Nous connaissons de belles filles,
Aux coiffes en moulin à vent,
Qui de vous ont parlé souvent,
Au feu du soir dans vos familles.

« Et nous en avons pris congé
Pour vous rejoindre à tire-d'ailes.
Vous avez trop vécu loin d'elles,
Mais pas un seul cœur n'a changé. »


André Lemoyne.