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vendredi 11 octobre 2013

JOSEPH FLAVIUS, UN HISTORIEN JUIF ROMAIN CONTREVERSE


Ce qui est étonnant, c'est qu'hormis les textes du Nouveau Testament, les écrits de l'historien Flavius Joseph soient l'un des plus anciens documents connus qui parlent d'un sage nommé christ. Quant à Pline le Jeune, Suétone et Tacite évoque le titre de Christos, sans guère plus de détails. Un titre qui ne veut rien dire, puisque celui-ci était également attribué à Appolonius de Tyane, qui vivait à la même époque que le célèbre Ishua dit Jésus et qui contrairement à ce dernier était très connu. D'autant plus, qu'il est curieux que la grande majorité des auteurs antiques passent sous silence l'existence d'un personnage comme Jésus qui aurait soit disant était un être exceptionnel. Pour un dieu descendu sur terre, il faut admettre que c'est plutôt étonnant. Nos ancêtres latins auraient dû être, au moins, au courant. Un tel événement ne devrait pas passé inaperçu !

Joseph Ben Matthias, Prêtre et chef militaire, plus connu sous le nom de Flavius Joseph (37-100), fut un Juif qui deviendra historien qui, convaincu de la supériorité romaine, se rallia à l'occupant tout en restant fidèle aux principes du judaïsme. Cet érudit, au destin original, fut très controversé en son temps, non sans raison. Il l'est également de nos jours, en ce qui concerne Jésus.

FLAVIUS LE PETAIN ANTIQUE
Ambassadeur à l'occasion, il partit pour Rome en 64 afin de négocier la libération de plusieurs prêtres Juifs emprisonnés. Après un voyage périlleux marqué par un naufrage en Méditerranée, il atteignit Rome où, il réussit à obtenir gain de cause.
De retour à Jérusalem, il fut aussitôt nommé gouverneur de Galilée par le Sanhédrin en l'an 67.
En 69, propulsé chef des armées, il mena la première révolte juive face aux Romains. A l'issue d'une guerre meurtrière, qui coûta la vie à plus d'un million de Juifs,il se réfugia, avec les derniers survivants, dans une grotte. Malheureusement, pour eux, ils furent piégés comme des rats face aux Romains. Ses compagnons d’armes, connaissant le sort réservé aux perdants décideront de se suicider collectivement, plutôt que de se rendre à leur ennemi juré : Rome.
Flavius relata cette révolte,sans penser que 1800 ans après, l'on s'interrogerait sur les circonstances non moins suspectes.
Joseph, qui ne manquait pas d'imagination, leur proposa une méthode inédite, non moins étonnante : un suicide collectif par meurtres successifs, décidés lors de tirages au sort.
Au lieu de donner l'exemple, le dernier survivant, fut comme par hasard Joseph. Le privilège des chefs certainement. Il se rendit spontanément aux Romains qui le libérèrent peu à près, alors qu'il aurait dû être exécuté selon les règles de l'époque. Mieux encore, il deviendra, un négociateur entre Rome et les Juifs. Que leur a-t-il proposé en échange de sa vie ?, si ce n'est de convaincre son propre peuple de déposer les armes et, de se soumettre à l'autorité de Rome. Chaque époque n'a-t-elle pas eu son maréchal Pétain ?

JOSEPH FLAVIUS DEVIENDRA CONSEILLER ROMAIN
Pendant le siège de Jérusalem en 70, il tenta de raisonner les juifs en se présentant sous les murs de la cité, mais en vain, faute de crédibilité et de conviction.
Il assista ainsi à la prise de la ville par Titus en 70, sans broncher. Pensant certainement qu'après tout, ils n'auraient que ce qu'ils méritaient, pour ne pas l'avoir écouté.
En 71, il s’installa à Rome et deviendra citoyen Romain, après avoir pris soin de prédire au général Vespasien, qu'il deviendrait Empereur . Prémonition ou manigance ?.

Lorsque celui-ci fut enfin Empereur, Joseph deviendra d'ailleurs, son conseiller. Puis, il débuta une carrière d'historien, confortablement installé, percevant une rente tout aussi confortable de la part de son protecteur qui lui permit de mener grand train. Incapable de garder une femme à ses côtés, il se maria trois fois. Il expliquera par la même occasion aux Grecs et aux Romains ce qu'était le judaïsme. Voulait il promouvoir sa religion et faire des Romains de bons juifs, à défaut de faire des juifs de bons romains ?

Devenu citoyen Romain, il changea son nom pour celui de Flavius ​​Titus Josephus. Il quitta ce monde aux environs de l'an 100, sans que l'on connaisse les circonstances de sa mort. Une chose est certaine, il servit Rome ou la famille impériale, pendant trois décennies, sous Vespasien et ses fils, Titus et Dominitien. Par ailleurs, Justus de Tibériade dépeignait les interventions militaires dirigées par Joseph, alors commandant des armées Juives en Galilée, comme étant des actions brutales et tyranniques. Ce qui prouve, au moins, qu'il ne portait pas son propre peuple dans son coeur. Rancune, haine, vengeance ?.

Les écrits de Joseph, me révèle un personnage dangereux trompant son entourage avec maestria. D'autres textes révèlent également que la majorité des Romains n'avaient pas oublié que ce juif avait mené son armée rebelle contre Rome, le tenant responsable du désastre et de la mort de nombreux militaires romains. 
Joseph Flavus était incontestablement impopulaire ou mal aimé. Il était autant détesté par les Juifs, qu'il avait trahi,que par les Romains contre lesquels, il s'était révolté.
Il était sans aucun doute conscient qu'il devait sa vie au bon vouloir de Vespasien. Arriviste, ambitieux, hypocrite, et manipulateur d'excellence, il avait pris soin d'encenser son protecteur et sauveur, afin d'assurer ses arrières, de sauver sa peau, et de satisfaire sa cupidité et ses ambitions.

Devenu historien afin de laisser son nom dans l'histoire, il rédigera de nombreux ouvrages historiques sur le peuple d'Israël et sur les évènements de son époque, se servant des archives mises à sa disposition par Vespasien. Ouvrages, dans lesquels, il tentera de promouvoir un rapprochement entre les deux cultures.
Les écrits de Flavius Joseph sont les seuls documents que nous ayons sur la Palestine antique et sur le contexte de la résistance juive. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'ait pas falsifié certaines réalités afin de servir sa cause.
Mais les seuls écrits qui retiennent mon attention, ce sont ceux liés à l'existence de Ishua. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il manque de clarté. Aurait il voulu se faire quelques amis parmi les chrétiens en ménageant la chèvre et le chou ?.
Plusieurs passages de son œuvre font référence évasivement, à l’histoire de Jésus-Ishua, et aux premiers chrétiens. Dans l'un de ses livres, les "Antiquités judaïques" écrites à la fin de sa vie, vers l'an 93, un passage concernant Ishua, intitulé Testimonium flavianum, le présente comme un thaumaturge et, un sage ; non comme un dieu incarné. Par ailleurs, il n'était pas non plus sans ignorer l'existence d'Apollonius de Tyane qui vécut à la même période à Rome.
Je suis entièrement d'accord avec certains érudits qui mettent en doute l'authenticité de certains de ses écrits, non sans raison, pensant que certaines phrases furent délibérément ajoutées au fil du temps, par quelques petits malins. Les phrases ajoutées sont mises entre parenthèses et en rouge. Par ailleurs, Josephe écrivit ce texte, après s'être informé auprès des rares survivants de cette époque et, de leurs enfants dont la mémoire ne devait pas être d'une précision à l'épreuve du temps.

Certaines phrases nous laissent perplexes connaissant Joseph et sa judaïcité. Il est étonnant qu'il affirme que Ishua soit entre autre, le Messie, il n'est pas connu pour être un juif messianique. Par ailleurs il n'employait jamais le mot ''dieu'', mais ''destinée ou bonne fortune''.
C'est ce qui laisse à penser que des théologiens et traducteurs ont modifié le texte dans le courant des premières décennies qui suivirent sa mort, pour donner plus de crédibilité à leur religion, en sachant qu'il n'existait aucun écrit sur le sujet qui pourrait un jour les contredire.
Joseph semble être pris entre le marteau et l'enclume, ne sachant trop quoi penser, ni trop quoi dire ni écrire, pour plaire aux Juifs déviants.

C'est le seul texte connu de J.Flavius : ''A cette époque il semblait que Jésus, était un homme sage, si tant est, que l'on puisse l'appeler homme. Il faisait des choses surprenantes. Le maître enseignait des personnes qui recevaient la vérité avec plaisir. Il fut réputé auprès de nombreux Juifs et parmi d'autres d'origine grecque. Christos, c'était lui . Et quand Pilate, en raison d'une accusation portée par les principaux hommes (prêtres) parmi nous, le condamna à la croix, ceux qui l'avaient aimé précédemment ne cessèrent de l'aimer. Il leur apparut le troisième jour, vivant encore, tout comme les divins prophètes (apôtres) avaient parlé de ces questions et de nombreuses autres choses merveilleuses à son sujet. Et jusqu'à ce jour, la tribu des chrétiens, nommé d'après lui, ne s'est pas éteinte''.
(Antiquités Judaïques 18 / 63-64). Apollonius de Tyane qui vivait à la même période -entre l'an 6 et 100 de N.E- était non seulement Grec, mais aussi appelé ''christos'' et était vénéré pour ses guérisons. Il n'est donc pas difficile de penser qu'un amalgame fut fait pour confondre les deux personnages.

Au sujet de la phrase, comme quoi Jésus était le Messie, celle-ci fut ajoutée quelques années après. D'une part, il est impossible que Flavius ait affirmé que Jésus était Christ ou Messie, de part sa religion judaïque et par ailleurs, du fait que le mot ''chrétien'', fut inventé suite aux agitations messianiques juives dans les métropoles de l'Empire, après l'an 40, à la fin du règne de Caligula qui les traité de ''crétins'' mot qui fut déformé. Ces troubles qui prirent des proportions considérables, étaient dus au projet de l' Empereur de mater les Juifs, en faisant installer sa propre statue au Temple de Jérusalem par le gouverneur de Syrie. Ce qui fut considéré par le peuple juif comme le pire des affronts. C'est à cette période que les Romains qualifièrent Paul, Barnabé et leurs adeptes de ''crétins'', un mot qui désigna longtemps les criminelles.
Les Romains, polythéistes et donc tolérants, ne comprenaient pas que l'on puisse être aussi belliqueux et susceptibles, au nom d'une religion quel qu'elle soit.


FLAVIUS NOUS FAISAIT-IL PASSER UN MESSAGE
Il est tout aussi difficilement acceptable que Flavius ​​bercé par le Judaïsme ait écrit que ''Jésus leur apparut le troisième jour, toujours vivant ''. De nombreux débats eurent lieu entre érudits, afin de déterminer ce que Joseph voulait dire en vérité. Certains pensent que Flavius avait fini peut-être par se convertir au christianisme. Ce qui expliquerait son comportement en Galilée décrit par Justus de Tibériade
D'autres auteurs pensent que cette phrase aurait été recopiée maladroitement par un moine Byzantin ou aurait été mal comprise ou interprétée. Cette dernière hypothèse ne peut être exclue, d'autant plus que les mauvaises interprétations et traductions de textes aux phrasés énigmatiques et ambigus sont légions.

JÉSUS N'ÉTAIT PAS RÉFRACTAIRE A ROME
Mais, si Jésus a vraiment existé, j'en ai une troisième qui curieusement n'a pas effleuré l'imaginaire de nos érudits. Si Joseph Flavius, nous informait qu'en vérité Jésus fut peut-être simplement flagellé, mais qu'il est revenu quelques jours après, remis de ses blessures, afin d'annoncer aux siens son départ définitif du pays, pour qu'ils évitent d'en faire un roman et, de le mettre en danger, malgré lui ?. Si Jésus avait survécu à ses blessures, qui, cela choquerait-il ? - certainement pas moi !.
Si l'on en croit les fables du nouveau testament, pourquoi aurait-il était incapable de se régérer après avoir réussi à ramener Lazare à la vie ou après l'avoir sorti de son coma ?.
Quant on a le pouvoir de guérir, et d'être de surcroît l'incarnation de Dieu le père, il aurait était capable, au moins, de panser ses propres blessures, prouvant ainsi au monde sa puissance et l'importance de son enseignement.
Au lieu de cela, il s'est présenté comme un voleur, à une femme amoureuse qui ne le reconnaît pas, et ensuite à quelques fans naïfs qui, prenant des vessies pour des lanternes, n'ont pas compris que charité bien ordonnée commence par soi-même. Un aveugle ne peut conduire un autre aveugle !. Il faut être franchement inculte pour croire que l'on peut clouer Dieu ou une énergie suprême, comme le d'écrit d'ailleurs la thora, comme un vulgaire traître ou voleur. Là, les inventeurs du concept ont fait tout de même très fort !
Par ailleurs, on n'enseigne ou transmet uniquement ce que l'on a étudié, testé ou vérifié soi-même, lors d'un apprentissage ou d'une expérience.

JOSEPH ACCUSE LE PEUPLE JUIF
Mais revenons à notre cher Josephus. Il n'en est pas moins que ce texte est très important aux yeux des chrétiens, malgré de nombreuses interrogations et contradictions à l'image de l'homme. Ils ont au moins la conviction qu'il fut  crucifié, qu'il n'est pas ''mort'' sur la croix, et qu'il ne fut pas un rebelle aveugle ni un meneur d'hommes réfractaire au régime de Rome.
Bref, ils auraient dû comprendre, qu'il n'était pas venu en ce monde pour les protéger de leurs ennemis, mais pour leur apprendre à ne pas s'en créer de nouveau, et à se sauver eux-mêmes avant de se perdre dans la nuit. Et vue l'histoire des deux derniers millénaires et la page liée à la Palestine, le message n'as pas été retenu.

L'histoire nous dit que Pilate a fait exécuter Jésus,pour s'être vanté d'être le roi des Juifs ou parce que le peuple juif voyait en lui le roi aimant et charitable qui les protégerait d'eux-mêmes et des vilains romains. 
Curieusement, Joseph Flavius n'accuse aucunement Pilate. Mieux, il accuse carrément ses compatriotes comme étant les coupables. D'autant plus curieux, qu'il avait accès aux archives romaines, dont il n'existe aucune trace relatant la crucifixion d'un saint homme juif nommé Ishua Bar Yoseph. A croire qu'il n'a pas existé !
Alors, à quel jeu jouait-il en vérité ? Faisait-il le jeu des Romains, en évitant d'accuser Pilate, histoire de protéger ses arrières ? Se vengeait-il de ses compatriotes qui le considéraient comme un traître ? ou faisaient le jeu des chrétiens, se cherchant désespérément des amis ou pour respecter leur nouvelle foi ?.
D'autant plus étonnant, qu'il se plaît à décrire les châtiments qui étaient encourus par les personnes qui osaient se rebeller contre le pouvoir religieux en place ou qui menaçaient la stabilité du Temple. Les documents de Qumran en fait également état : flagellation, lapidation, crucifixion, bannissement... manquer de respect à son père et à un chef religieux était un crime.
Jésus était bel et bien innocent, ou du moins, il ne fut pas condamné en tant qu'un roi potentiel des Juifs. Mais, parce que l'on voyait en lui un danger sur le plan de la religion qu'il combattait. Un prophète dont la renommée grandissait et, qui devenait obligatoirement gênant, irrespectueux, voir dangereux peut-être pour Rome, ce dont je doute, mais surtout pour le Temple.Jésus ne combattait-il pas la corruption qui sévissait à l'intérieur du Temple ? Ne jugeait-il pas, tout autant, le comportement malsain des prêtres comme celui des commerçants et des banquiers étouffaient par la cupidité ?.

Plus j'analyse, plus je suis convaincue que cette histoire de roi des juifs est un élément glissé sournoisement dans l'histoire pour semer le doute ou la pagaille dans l'esprit des chrétiens. Je ne pense pas du tout que Ishua ait affirmé être le roi des Juifs, tant soit peu qu'il fût juif ou qu'il ait eu un goût pour le pouvoir !.
Par contre le peuple Juif s'est fourvoyé en croyant qu'un messie viendrait encore les sortir de la mélasse dans laquelle, ils ont l'habitude de fourrer. Un messie qui semble se faire attendre.
C'est peut-être cette entêtement qui a poussé Jésus à mettre un terme à tout contact avec ce peuple borné.
Qui a t-il de plus radicale, pour mettre un terme à des rumeurs dangereuses, que de couper les ponts, en se faisant passer pour mort ?.
Par contre, il n'avait peut-être, pas prévu que sa ''mort'' serait précipitée, et créerait au fil des siècles une pagaille sans nom où les assassinas et, les brasiers se multiplieraient en son nom. C'est ce qui fait bien de lui un homme. Un dieu aurait eu la prescience de connaître les conséquences de son acte et se serait contenté de disparaître sans crier gare, à la vue de tous de préférence, histoire de marquer les esprits à jamais.
C'est en cela que sa disparition écliptique aurait été un fabuleux miracle. Enfin, si Jésus avait été un dieu incarné !.
Si Jésus a existé, il avait atteint, tout comme Apollonius de Tyane et bien autres, un haut niveau d'illumination, tel que Bouddha. Mais il n'était pas le roi des dieux, le père suprême, l'inconnaissable et l'innommable et bien moins encore le... crucifiable.

LE TEXTE SLAVON PARLE D'UN JÉSUS THAUMATURGE
La première version grecque de "La guerre des Juifs" fut perdue ou détruite, après avoir été traduite de l'araméen par Flavius.
Mais il fut retrouvé en 1905 une version en Slavon ( Russe ancien), qui parle de Jésus et de sa vie ou celui-ci est présenté comme un thaumaturge, c’est-à-dire comme une personne capable d’accomplir certains miracles, comme des guérisons physiques et spirituelles.
Ces écrits, malgré leurs traductions successives, nous informent des persécutions qu'encouraient tous les prophètes qui ne se conformaient pas à la religion judaïque. Les prêtres juifs persécutaient tous ceux et celles qui refusaient de se conformer aux lois judaïques et, plus encore, ceux qui avaient la mauvaise idée de la combattre. Il serait donc étonnant que les prêtres n'en aient pas fait autant avec Jésus ?.
Le Sanhedrin, fourbe, corrompu et intéressé, avait les capacités de convaincre par tous les moyens Rome, si d'hypothétiques dangers pointaient leur nez qui pouvait mettre en danger leurs prestiges et privilèges, rappelant à Rome, qu'elle avait tout à gagner, bien sûr !. Par ailleurs, Pilate était parfaitement informé sur ce qui se passait sur son territoire. Et s'il avait eu vent d'un quelconque danger, il aurait réagit rapidement. Rome n'avait pas pour habitude de laisser un vers ronger leur fruit sans réagir rapidement.

Dans le texte slavon, aucune attache galiléenne n'est indiquée, ni aucun lien avec Jean-Baptiste, qui fut assassiné avant l'arrivée en Judée de Ponce Pilate.
L'authenticité du passage est discutée, en particulier à cause de la timide affirmation du caractère divin de ce thaumaturge, mais cela n'a en fait rien d'anormal dans le judaïsme de l'époque. Les thaumaturges étaient légions, et ils n'avaient rien de divin. D'autant plus, que la majorité étaient connus comme étant des charlatans qui profitaient de l'incrédulité des personnes incultes.
Joseph rapporte des guérisons sous forme d'exorcisme : une pratique essénienne. ''Alors parut un homme, s’il est permis de l’appeler homme. Sa nature et son extérieur étaient d'homme, mais son apparence plus qu'humaine, et ses oeuvres divines : il accomplissait des miracles étonnants et puissants. Aussi ne puis-je l'appeler homme. D'autre part, en considérant la commune nature, je ne l'appellerai pas non plus ange. Et tout ce qu'il faisait, par une cer­taine force invisible, il le faisait par la parole et le commandement ''. 

JESUS N'ETAIT PAS JUIF
Témoignages : Les uns disaient de lui : ''C'est notre premier législateur qui est ressuscité des morts et qui fait paraître beaucoup de guérisons et de preuves de son savoir.D'autres, le croyaient envoyé de Dieu. Mais il s'opposait en bien des choses à la Loi (judaïque) et n'observait pas le sabbat, selon la coutume des ancêtres; cependant, il ne faisait rien d'impur, ni aucun ouvrage manuel, mais disposait tout seulement par la parole. Et beaucoup d'entre la foule suivaient à sa suite et écoutaient ses enseignements. Et beaucoup d'autres âmes s'agitaient (s'impatientaient), pensant que par lui, les tribus d'Israël se libéreraient des Romains. (Donc, Jésus n'était pas juif !) Il avait coutume de se tenir de préférence devant la cité, sur le mont des Oliviers. C'était là, qu'il dispensait les guérisons au peuple. Et auprès de lui, se rassemblèrent cent cinquante serviteurs, et d'entre le peuple un grand nombre. Observant sa puissance, et voyant qu'il accomplissait tout ce qu'il voulait par la parole, ils (les juifs) lui demandaient d'entrer dans la ville, de massacrer les troupes romai­nes et Pilate, et de régner sur eux. Mais il n'en eut cure.'' 
Jésus n'en avait que faire son but son combat était ailleurs. A chacun son karma !. De toute évidence, il regardait dans une tout autre direction.

«Plus tard, les chefs des Juifs en eurent connaissance (des exigences du peuple). Ils se réunirent avec le grand prêtre et dirent : “ Nous sommes impuissants et faibles pour résister aux Romains, qui sont comme un arc tendu. Allons dire à Pilate ce que nous avons entendu, et nous n'aurons pas d'ennuis , car si jamais, il l'apprend par d'autres (bouches), nous serons privés de nos biens, nous serons taillés en pièces nous-mêmes, et nos enfants seront dispersés en exil (déportés en esclavage )».
Ce qui prouve que Pilate avait ses espions et, rien dans le royaume ne pouvait lui échapper et pour cela, il comptait sur la fourberie de certaines élites malveillantes.
''Ils allèrent le dire à Pilate. Celui-ci envoya des hommes armés, ils ont tué beaucoup parmi le peuple et ramena le thauma­turge''.
Ce qui expliquerait le nombre de soldats, cités dans la bible pour un homme, qui plus est vendu et désarmé. Pilate fut trompé et lorsqu'il eut connaissance de la vérité : ''Il enquêta sur lui, et il connut qu'il faisait le bien et non le mal, qu'il n'était ni un révolté, ni un aspirant à la royauté et le relâcha, car il avait guéri sa femme qui se mourait ''.
Jésus lui aurait donc dit, qu'il n'avait aucunement envie d'être le roi de quiconque, que c'était des fadaises,..qu'il n'avait rien à craindre de lui et que son but était purement spirituel. Ce qui expliquerait que Pilate, lui ai laissé le champs libre et qu'il retourna auprès des pauvres gens.

''Et,revenu au lieu accoutumé, il faisait les oeuvres accoutumées. Et de nouveau, comme un plus grand nombre de gens se rassemblaient autour de lui, il était renommé pour ses oeuvres par-dessus tous ».

Mais voilà, le sahendrin, ne l'entendaient pas de la même oreille. Et acceptaient pas que Pilate n'est obéi à leurs exigences.
Là, où cela ne colle plus, c'est que ces prêtres vengeurs auraient versé 30 talents à Pilate pour qu'il assassine Jésus.
Cela ressemble étrangement à l'ancien testament ou Joseph fut vendu par son frère Juda pour 20 talents. Curieusement le père de Ishua se nommait également Joseph, sans oublier que Ishua fut aussi vendu par Juda, dont d'ailleurs personne ne parle,ou n'y fait allusion, même pas Flavius et bien moins encore les témoins.
''Les docteurs de la Loi furent blessés d'envie, et ils donnèrent trente talents à Pilate pour qu'il le tuât. Celui-ci les prit, et leur donna licence (demanda) d'exécuter eux-mêmes leur désir. Ils le saisirent et le crucifièrent en dépit de la loi des ancêtres''. (Les prêtres crucifièrent Jésus et non Pilate )
Ici, ce n'est plus Juda qui perçoit les 30 talents mais  Pilate qui aurait empocher ce maigre magot en leur conseillant vivement de régler eux mêmes leur problème.
Si les Romains jugeaient que les prêtres allaient un peu trop loin, ils ne faisaient pas de détails, ils les expulsaient ou les éliminaient. Les Juifs ne pouvaient pas imposer leur loi à Pilate ni le contredire.

''Si quelqu'un s'écartait de la Loi, le fait était révélé aux docteurs de la Loi. On le mettait à la torture, et on le chassait, ou bien on l'envoyait à César. Et sous ces procurateurs, apparurent de nombreux disciples du thaumaturge, et ils disaient au peuple que le maître était vivant, bien qu'il fut mort : Et qu'il les libérerait de la servitude. Et beaucoup d'entre le peuple, écoutèrent leurs paroles. Ils prêtaient l'oreille à leurs commandements, non pas à cause de leur renommée, car ils étaient de talents petites gens, les uns tailleurs de voiles, les autres savetiers, d'autres artisans, mais ils accomplissaient des signes merveilleux en vérité, à tous ceux qu'ils voulaient.
Alors les procurateurs, voyant l'égarement du peuple, complotèrent avec des scribes de les saisir et de les tuer''.
''Une petite chose cesse d'être petite, quand son aboutissement est une grande chose. Mais ils eurent honte et peur devant les signes.Ils disaient que la magie ne faisait pas tant de miracles.Et si ces gens n'étaient pas envoyés par la providence divine, ils seraient bientôt confondus. Et licence leur fut donnée de circuler à leur gré. Ensuite, importunés par eux, ils les dispersèrent, envoyant les uns à César, les autres à Antioche pour comparaître, et d'autres dans des régions lointaines ». (Guerre des Juifs, texte Slavon, 2 / 221).

Face à ce texte ancien, il est difficile de dire que Pilate fut l'unique coupable dans la condamnation de Jésus. Je dis que les deux parties ne peuvent que se partager les torts. Chacun défendant ses propres intérêts. Mais il est évident que les Juifs avaient bien plus à perdre si Jésus avait persévéré dans cette voie .
Quant à Pilate, il craignait, peut-être, que cela fasse boule de neige et entraîne des bouleversements. Par ailleurs, il est tout de même étonnant que Juda ne soit pas du tout cité ni dans le texte slavon ni par Joseph ni par les temoins. Le texte slavon accuse délibérément les Juifs du crime. Pilate préfère s'en laver les mains en les recommandant de faire justice eux-mêmes.

JOSEPH FLAVIUS CHANGE DE VERSION
Joseph, curieusement, ne dit rien de précis sur la vie publique de Jésus, mais il commet un anachronisme caractéristique. Il dit que Jésus a fondé de son vivant une  école, où se mêlent Juifs et Grecs. Le problème c'est qu'il s'agit du christianisme paulinien, et non du mouvement juif initial en Galilée et en Judée.
Faute de précision ou de clarté, Joseph nous dévoile la raison pour laquelle, il n'admet plus la présence et l'existence de cette secte.
Certains auteurs supposent que c'est à Rome, vers 75, qu'il découvre le lien entre Jésus et ce nouveau mouvement religieux qui se répandait de plus en plus, que de nombreux romains trouvaient envahissant.
Cela pourrait effectivement expliquer, qu'après avoir présenter innocemment ce thaumaturge dans sa première version (conservée malgré lui, en Slavon), il l'ait modifié avec l'approbation de l'Empereur Titus en 78 . Mais, je n'en suis pas convaincue. Pour une bonne raison, c'est qu'il tenait ses informations des témoignages des adeptes juifs romanisés qui ''continuaient à l'aimer''. Il n'était pas assez idiot au point de ne pas avoir fait la relation.
Plus tard, dans les ''Antiquités'', il mentionna brièvement les chrétiens, mais nul ne sait pourquoi il en a éprouvé le besoin. Qui voulait il convaincre avec autant d'insistance ?. A moins, qu'il n'en soit pas du tout l'auteur. Car il fait encore la même erreur en disant que Jésus enseignait les Juifs et les Grecs et en insistant sur le mot ''christos'' qui fut créé bien plus tard.
''Vers le même temps survient Jésus, habile homme, si du moins, il faut le dire homme. Il était en effet faiseur de prodiges et maître de ceux qui reçoivent avec plaisir les choses anormales. Il se gagna beaucoup de Juifs et aussi beaucoup du monde hellénistique. Christ(os), c'était lui. Et, Pilate l'ayant condamné à la croix, selon l'indication des premiers d'entre nous, ceux qui avaient été satisfaits au début ne ces­sèrent pas. Il leur apparut en effet le troisième jour, vivant à nou­veau, les divins prophètes ayant prédit ces choses étonnantes et dix mille autres merveilles à son sujet.
Et jusqu'à présent, l'engeance des chrétiens, dénommée d'après celui-ci, n'a pas disparu » .(Antiquités Judaïque 18 / 63-64)

DES TRAITES POLÉMIQUES
Par ailleurs, les textes contre Apion et Autobiographie, sont des traités polémiques : dans le premier de ses écrits, il tente de démontrer l'antériorité du peuple juif sur le peuple égyptien et le second, relate sa vie depuis l'enfance jusqu'au règne de Domitien et surtout, il "refait l'histoire", selon ses positions politiques successives.
La version latine chrétienne de La Guerre des Juifs, traduite du grec, quoique comparable, s'achève par contre par l'épisode de la chute de Massada en 73-74, dernière poche de résistance juive face aux Romains. Dans cette version, il présente, curieusement, le suicide final des insurgés, comme une punition, pour n'avoir par reconnu le messie. Ce qui laisserait croire d'une part, que lui Flavius eu la vie sauve pour avoir cru en Jésus et d'autre part que les Romains voulaient venger sa mort. Bref, ce passage fut délibérément ajouté par les chrétiens vengeurs. Au diable la vérité !

On sait avec certitude que Flavius Joseph parlait l'araméen, mais hélas, le premier texte original araméen de La Guerre des juifs fut perdu ou, quant on connaît les pratiques des fanatiques, il serait plus sage de penser qu'il fut détruit par les chrétiens de crainte qu'un jour la vérité puisse être découverte. 
Ce qui fait l'intérêt de Flavius est qu'il reste l'un des rares auteurs à avoir transcrit la tradition judaïque, après la prise de Jérusalem, tradition dont il considérait que la diaspora était une des expressions. Autant dire, qu'à ses yeux, tout était écrit.

UN PERSONNAGE IMBUE DE LUI-MÊME
Il n'aimait pas les petites gens ou les classes inférieures qu'il trouvait ignorantes et incultes, vindicatives et corrompues.
Aveuglé par le faste romain, sa sympathie était donc réservée aux personnes qu'il estimait être digne de lui et de ses ambitions. Et donc, uniquement aux élites capables de l'entretenir financièrement et d'alimenter ses ambitions. Historien à ses heures perdues, il ne vivait pas du tout de ses écrits qui n'intéressés pas les Romains.
Méprisant, il était convaincu que toutes les catastrophes étaient générées uniquement par la classe paysanne et les pauvres insatisfaits de leur sort. Et de ce fait, il n'éprouvait aucune sympathie pour son peuple. Ce qui explique bien des attitudes et surtout son changement d'identité et de nationalité. Calculateur, il préférait de loin, les gagnants aux perdants.
Pour lui, les riches élites étaient incapables de faire du mal et encore moins de commettre la moindre erreur. A ses yeux, ils étaient parfaits et donc, irréprochables.
Ce qui prouve qu'il était totalement hors circuit et vivait dans une bulle où tout le monde était sensé être beau, riche, intelligent et gentil. C'est ce qui fait que ses écrits étaient perçus comme dangereux, faute de réalisme. Il ne comprenait pas davantage, pourquoi ses congénères se révoltaient face aux Romains au lieu de se taire et d'obéir à plus fort que soi.
Pour Joseph, Dieu - père aimant - aurait utilisé les Egyptiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses et les Grecs dans le but de punir ce peuple élu indiscipliné, uniquement pour leur bien. Quant au bien des autres, cela ne comptait pas !
Mais ce peuple étant incorrigible, il décida d'envoyer les Romains pour les punir, une bonne fois pour toutes. Avec l'aide de son fidèle Josephe probablement, qui ainsi, nous informe qu'il n'y était pour rien. Contrairement à son peuple insoumis, il avait compris enfin le message divin, acceptant gentiment de se plier au bon vouloir des Romains. !.

IL AURAIT MIEUX S'ABSTENIR D'ÉCRIRE
Son œuvre controversée, fut malheureusement conservée et transmise par les Chrétiens, les Réformés et les Jansénistes. Quant aux Juifs à la rancune légendaire tenace, ils l'ont ignoré pendant 1500 ans, pour être traduite en hébreu qu'au 19 ème siècle.
Si Flavius Joseph est considéré comme un auteur juif par les Chrétiens, il n'en reste pas moins, qu'il a pris fait et cause pour les Romains contre son propre peuple et qu'il n'a pas protesté lors du siège de Jérusalem.
Il fut peut-être, pour certains érudits un bon historien, mais il n'en fut pas moins un traître et un personnage ambiguë. A partir de là, je doute qu'il fut impartiale et, que ses écrits aient fait l'objet d'une grande honnêteté. Comme je suis certaine, que la face du monde aurait été tout autre, s'il s'était abstenu d'écrire sur Jésus, en se référant qu'à de simples témoignages oraux déformés avec le temps. Soit des petits malins ont falsifié l'histoire selon les besoins du moment, soit les témoins  nous a raconter des histoires bariolées au nom d'une foi balbutiante et encore incertaine.

Quant à l'existence réelle ou non de Jésus-Ishua, il faudrait un vrai miracle pour que l'on sache enfin toute la vérité et rien que la vérité si ce n'est pas trop demandé
Et puis, à quoi bon d'en faire un roman. Qu'il se nomme Jésus, Bouddha, Apollonios, Apollon, Jupiter, Amon, Mahomet ou encore Toto le messager, cela ne changera en rien au fait que l'homme ne pourra jamais s'empêcher de chercher un héros : protecteur, doux, compatissant, prêt à sauver ses sales gosses dés la moindre bêtise, quant dans un même temps, ils n'hésitent à assassiner leurs voisins faisant ainsi de dieu le complice de leurs actes. A croire que Dieu a le goût du sang et du désordre.