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jeudi 26 septembre 2013

RUSSIE - SIBERIE : LES TRIBUS DU KAMTCHATKA


Connaissez vous les peuples, Itelmènes, Evènes, Koriaks ou encore les Tchouktches ? Je pense que peu de gens les connaissent, et pourtant, ils méritent d'être aussi connus que les indiens d'Amérique pour être de la même famille ou issus du même berceau. C'est aussi les peuples les plus anciens de Sibérie.
Les Itelmènes sont les premiers habitants de la péninsule du Kamchatka. Ils sont arrivés d'Asie centrale, il y a plus de 14000 ans. Et les quelques tribus rencontrées dans les environs sont issues de ce peuple, sauf les Tchouktches de type ''mongole''. Des familles ayant décidé, jadis, de faire bande à part ou de s'émanciper, se sont séparées du clan original, pour créer leur propre réalité du monde où pour avoir eu des goûts différents.
Les Itelmènes sont regroupés aujourd'hui, le long des rivages de la mer d'Okhotsk dans la péninsule volcanique de Kamtchatka à l'Est de la Sibérie et non loin du détroit de Béring.

Leur population dite pur sang, jadis importante, est actuellement réduite et compte environ 2580 sujets répartis sur le territoire Russe dont 1590 personnes demeurent toujours au Kamtchatka.
Ce peuple, comme tant d'autres dans le monde, fut décimé au 18ème siècle, suite à des épidémies due à la venue des Russes, puis à la russification forcée, pour finir par être déporté par les bolchéviques qui n'a pas eu, malheureusement que des avantages. Il fut facilement écrasé se refusant de se battre pour n'avoir jamais connu ni la violence ni la guerre entre clans. C'est un des rares peuples pacifique par excellence, qui a découvert, après plus de 14 mille ans d'existence, que le pacifisme n'était pas la tasse de thé du genre humain qui se dit civilisé. Ce qui ne fut pas sans les dérouter, convaincus que ce genre de comportement était lié aux peuples sous-développés comme les Tchoukches.



Leurs premiers contacts avec les Russes remontent à 1697, ceux-ci les nommaient les Kamtchadals ( les hommes du kamtchaka), et du fait que les Itelmènes appelé leur territoire Kamtchaka.
Leur nom Itelmène vient du mot "itenman'' au singulier ,qui signifie «l'homme ancien » (qui a toujours vécu ici). Un certain nombre d'études anthropologiques a révélé que les plus proches parents génétiques des Itelmènes sont des Indiens de la tribu Tlingit résident en Alaska : ce qui n'a pas été une surprise, puisqu'ils disent eux mêmes venir d'Alaska. Au moins, il existe un peuple sur cette terre qui sait parfaitement d'où il vient vraiment.
Ils se sont installés au kamtchaka, bien avant que le détroit de Béring sépare l'Asie de l'Amérique du Nord; ce qui ne date pas d'hier. D'ailleurs tous les deux ont un dieu commun - Kutkh le corbeau - créateur du ciel et de la terre et de tout ce qui vie. L'autre dieu tout aussi typique de ces deux peuples se nomme Mitg - "maître de la mer", à qui, ils doivent leur nourriture principale : le poisson.


Le Kamtchatka fut rattaché définitivement à la Russie en 1708. C'est un pays ou une région sauvage et diversifiée où, les rivières et les lacs sont très nombreux, et comme l'océan, ils regorgent de poissons.Le Kamtchatka, c’est la terre des ours et des volcans.
Cette péninsule sillonnée par deux chaînes de volcans, dont 30 actifs, est une terre nouvelle jaillie de l’océan Pacifique. Les vallées profondes peuplées d’une végétation dense et creusées par des torrents, accueillent la plus grosse concentration d’ours brun au monde.C’est sur les rives du lac Kourile, à l’extrême sud de la péninsule, qu’ils se donnent rendez-vous pour pêcher les saumons qui abondent. 


Les plantigrades affairés à la pêche, ne vous regardent même pas ! Mâles, femelles et oursons de tous âges, sont au coude à coude pour constituer les réserves de graisse nécessaire à leur hivernage.
Si le lac Kourile offre l'abondance, la caldeira de Uzon offre le décor. Les ours y sont dispersés dans un paysage volcanique couvert d’une toundra naissante. Les carnivores sont ici des mangeurs de baies et de myrtilles . Autour, les volcans dominent le paysage, majestueux. Sur le chemin de la caldeira, un arrêt est indispensable à la vallée des geysers, l’un des points les plus chauds du globe, vallée encaissée d’où fuse l’eau bouillonnante provenant des entrailles de la Terre.Visiter le Kamtchatka, c’est remonter le temps géologique, à la source des premiers soubresauts de notre planète.



Mais les Itelmènes ne pratique aucunement la sur-pêche. Ils ne prennent que la quantité nécessaire à leur survie.Le poisson est d'ailleurs leur plat de base. Ils le mangent mariné, séché ou fumé.
Ils font sécher le saumon pêché pendant la saison d'été, qui leur servira d'aliment de base pendant l'hiver. Ils le préparent de diverses manières : ils en font sécher une partie, et stockent le restant dans des fosses spéciales afin qu'il fermente. Jadis, ils ne pouvaient pas conserver de grosses quantités de poissons, car ils ne connaissaient ni ne possédaient de sel. La viande de chien était également cuisinée. Le chien était considéré, comme n'importe quel autre animal et surtout au même titre que le loup ou le renard. Réhabilités par la perestroïka, les Itelmènes et autres clans du Kamtchatka peuvent pêcher autant qu'ils le veulent alors que Russes et Ukrainiens sont soumis à des quotas drastiques. Pourquoi ? Non pas parce qu'ils étaient là avant tous les autres, mais parce qu'ils sont respectueux de l'environnement, et pratiquent donc, la pêche selon leurs besoins uniquement.



LES ARISTOS DE SIBERIE
Les Itelmènes ont aussi de nombreux points communs, en particulier avec la tribu indienne d'Amérique du Nord : les Navajo qui viennent de cette région. Les Itelmènes et les Koryaks, une autre tribu autochtone, résident dans le Kamchatka Krai de la Russie. Leurs traits sont d'ailleurs plus proches de ceux des Européens. 
Ils sont considérés par les russes comme des aristocrates, comparés aux Koryaks moins raffinés, mais tout aussi intéressants. Probablement, parce qu'ils sont plus réceptifs, plus éveillés et beaucoup plus curieux que les Koryaks. Ils ont toujours eu le goût de l'art et de l'excellence. 
Artistes, en plus de la pêche et de la chasse, ils ont su développer le tissage, le tannage, la broderie et la poterie, cherchant toujours, à faire mieux, soucieux du détail, contrairement aux Koryaks qui sont plus grossiers, pour qui la beauté et l'élégance sont superflus. Ils sont également mieux organisés. Il est vrai que leurs vêtements sont très soignés et richement décorés de fourrure qui feraient pâlir de jalousie les européennes.



LES ITELMENES ADORENT LES FRUITS
Comme les baies d’aubépine, baies de sorbier, camarines de Sibérie, baies de chèvrefeuille de Russie. Tchériomoukhas : baies de merisier russe, airelles, canneberges, ou encore les framboises. Elles enrichissent de saveurs de nombreux plats à base de poisson : comme l'omble farci. Porchi : farine de poisson. Tchouprik : plat à base de poisson cuit. Pnièna : pâté de poisson ; ou encore le lillet : salade de poisson. Ainsi qu'un excellent jambon de renne. Les femmes se livrent également à la cueillette de plantes médicinales dont elles concoctent des produits médicinaux.

LA LANGUE RÉINTRODUITE DANS LES ÉCOLES
La langue Itelmène est très rare et particulière. Au début du 20ème siècle, il a été enseigné dans les écoles locales du fait de sa particularité, puisque curieusement, elle est composée de lettres romaines. Quand en 1936, les peuples vivant sur ​​tous les territoires soviétiques ont été forcés d'utiliser l'alphabet cyrillique, les enseignants Itelmènes ont été forcés de l'enseigner et d'oublier leur propre langue.
En 1988, afin de sauver leur langue, un dictionnaire itelmène a été édité. Dans le district autonome de Koriakie, elle est désormais enseignée dans 32 écoles ainsi qu'à Palana, la capitale locale. Elle est également véhiculée par la radio et la télévision. Aujourd'hui, plus de 1200 personnes parlent leur langue originelle .



ILS VIVENT SUR ET AU BORD DE L'EAU
Les Itelménes construisent leurs villages sur le bord des rivières, la pêche leur apportant leur principal moyen de subsistance. Plusieurs se trouvent sur les rives de la Kamtchatka, Elovka, Bolchaya, Bistraya, ainsi que sur celles de la baie d’Avacha.
Dès fonte des glaces, toute leur l’activité se trouve concentrée sur et au bord de l’eau.
D’Avril à Décembre, ils naviguent à bord de bateaux plats entièrement sculptés et creusés dans du bois de peupliers. S’ils possèdent des filets semblables à ceux des Koriaks, ils savent construire des barrages, pour capturer essentiellement des saumons ; ce qui n'est pas le cas de leurs semblables plus accès à la pêche au filet du saumon.

Ils chassent également le renard, zibeline, mouflon des neiges, otarie de Steller, phoque, loutre de mer.
Les vêtements des Itelménes, s’ils ne différent guère de ceux des Koriaks ou des Tchouktches par leurs lignes, se démarquent par leurs finitions impeccables, mais aussi de part leur élégance et leur raffinement.
Des tanneurs et des brodeuses excellentes : zibeline, le mouflon des neiges, le renard sont utilisés pour la confection de ces vêtements élaborés principalement par les femmes. Ces dernières, jadis, avaient coutume de porter des toques imposantes qui forçaient au respect et à l'admiration.
Aujourd’hui, dans la région de Tiguil vivent 22 communautés Itelmènes qui s’occupent essentiellement de l’élevage de rennes, de la chasse aux mammifères marins et de la pêche.
Ils sont représentés au sein de lassociation des peuples indigènes du nord, de la Sibérie et de l’Extrème-Orient de la Fédération de Russie par le conseil de la renaissance Itelmène.



TROIS AUTRES TRIBUS SUR LE MÊME TERRITOIRE
Les Tchouktches, non apparenté aux Itelmènes, en provenance d'une autre région de l'Alaska. Jadis, c'étaient des nomades aux moeurs grossiers et agressifs, les voyous de la toundra, si je puis dire; volant femmes, enfants et rennes de leurs voisins, lors de raids violents. C'étaient des hommes de grandes tailles (1,90 à 2m) pour qui courir était un sport dans lequel ils excellaient. Il était dit qu'ils courraient plus vite qu'un renne. Aujourd'hui, ils sont heureusement, plus civilisés et côtoient leurs ennemis d'hier en bons voisins.

LES EVENES
Originaires d’une même ethnie des bords du lac Baïkal, ils sont montés progressivement vers l’Arctique, qu’ils ont atteint il y a plus de 1000 ans. Puis ils se sont séparés en deux grandes familles : les Evenks dans l’ouest de la Sibérie orientale, et les Evènes à l’est, entre la République de Sakha et les rives du Pacifique.
Les Évènes (groupe Toungouso-mantchou) est une tribu de 17199 personnes, en Yakoutie du Nord, au bord de la mer d'Okhotsk, au Kamtchatka et en Tchoukotka. Ce sont des gens heureux qui vivent avec presque rien mais qui ont tout, la joie, l’amitié, le sentiment d’une existence bien remplie, la beauté de la nature... D’accord, la température tombe souvent sous les – 50 °C Ils ont été soumis, comme les autres peuples autochtones de Sibérie, à des transformations importantes de leur mode de vie et d’organisation sociale par la colonisation russe, puis soviétique. Ils souffrirent énormément de la sédentarisation qui engendra de nombreux problèmes sociaux et psychologiques (alcoolisme et drogues). Les Russes leur enlevèrent de nombreux enfants afin de les élever à la Russe, les privant ainsi, de leur identité. Aujourd’hui, seule une minorité a conservé un mode de vie traditionnel et s’efforce de préserver son identité (langue et savoir-faire, tels que traditions culinaires, vestimentaires, culturelles). 
Les Evènes qui nomadisent encore vivent sous la tente, hiver comme été. Ces derniers hommes libres sont tout le temps de bonne humeur. Quand un homme rentre de la chasse, ce n’est pas pour étaler ses prouesses, mais ses faiblesses et ses bêtises, pour amuser le clan.
Le campement est installé sur les contreforts des vallées où leurs rennes paissent, à la lisière du bois qui leur est indispensable pour se chauffer et faire cuire leur nourriture. La viande de renne est la base de leur alimentation, ainsi que le gibier (le mouflon, le renne sauvage, l’élan, parfois des marmottes) et enfin le poisson.


La plupart des Evènes partagent le sort des peuplades acculturées et sérieusement imbibées d'alcool du Grand Nord, qui furent broyées par le communisme, comme leurs cousins Indiens d'Amérique le furent, un siècle auparavant, par les conquérants européens devenus américains.
Miraculeusement, parmi les monts de Verkhoïansk, à près de 3000 mètres d’altitude, perdu dans des champs de neige à cheval sur le cercle polaire, un groupe de 3000 Evènes vit comme si l’Histoire s'était arrêtée, il y a 400 ans. Ils savent ce qui se passe à l’extérieur, plusieurs jeunes sont aller à Yakoutsk et à Moscou, mais la plupart sont revenus se jurant de ne plus y remettre les pieds. Les Evènes de Verkhoïansk ont compris que la qualité de leur vie est incomparable et veulent que ça continue encore longtemps et, c’est tout !. Et sur ce point, ils ont raison.
Les Evènes sont l’un des rares peuples qui montent des cervidés comme des chevaux. Les rennes, c’est toute leur vie.  C’est leur chair, leur sang. Et malgré les déboires dû au communisme, ils ont réussi, jusqu'à ce jour, à s'en sortir grâce à leur grande harde de rennes. Le réchauffement climatique leur pose de vrais problèmes: Le lichen est une plante complexe, fragile, qui ne résistera pas à un envahissement à une température plus élevée. Faute de nourriture, les rennes comme les Evènes n’auront plus rien à manger. 


LES KORIAKS OU KORYAKS
De nos jours, les Koriaks élèvent toujours des rennes, pêchent, chassent et travaillent toujours la fourrure, pratiquent divers artisanats. Les Koriaks : 9 242 personnes : capitale Palana.
Avec les autres peuples du Kamtchatka, ils possèdent une très belle littérature orale (mythes, contes...) ; leur écriture utilise un alphabet inspiré du cyrillique. En voie de sédentarisation mais rebelles à la collectivisation, ils ont conservé, comme les Tchouktches, leur mode de vie traditionnel jusqu'au début du XXe siècle.
Cette tribu était jadis apparentée aux Itelmènes. Un peuple de travailleurs acharnés et endurants, qui a été influencé positivement par les Itelmènes et qui ont réussi à développer un esprit créatif (chant, musique, danse et contes).
Nomades, ils se consacrent uniquement à l'élevage des rennes ( renniculture) et à la pêche au saumon.Le renne est comme le porc, rien ne se perd, il leur fournit tout ce dont ils ont besoin pour vivre : ils consomment sa viande, la peau est utilisée pour la confection de vêtements, les os rentrent dans la fabrication d’outils, d’articles ménagers divers et la graisse sert de source d’éclairage. De plus, le renne, qui leur sert de moyen de locomotion, rentre également comme élément de construction de leur habitation mobile : la yaranga.
Leur religion est chamanique. Ils honorent les animaux abattus afin de leur demander pardon et de les remercier de s'être sacrifiés pour leur permettre de survivre et de s'améliorer au quotidien.



DES PEUPLES EXPLOITES PAR DES ARRIVISTES RUSSES
Leurs conditions de travail sont proches de l’esclavage. Ils sont très mal rétribués et donc exploités par les grossistes ou commerçants russes, ce qui n'est pas sans décourager la jeunesse qui n'est guère motivée pour prendre la relève. Ce mode de vie, au demeurant, très difficile physiquement, n'attirait plus les jeunes habitués au confort moderne, dont ils sont, hélas devenus dépendants ; grossissant ainsi, les rangs des désoeuvrés, plutôt que de travailler comme leurs ainés. Mais depuis ces dernières années, il semblerait qu'ils reviennent auprès des anciens pour la qualité de vie et les grands espaces.


MYTHES ET CHAMANISME
Leur religion millénaire, est le chamanisme qu'ils n'ont jamais accepté de renier pour plaire à des étrangers. Celle-ci est liée à la communication avec les esprits ainsi que sur le respect de la nature et de la vie sous toutes ses formes.Les peuples du Nord dépendent tous d'un environnement très rude ; ils ont développé des règles de vie similaires, indispensables à leur survie, comme la solidarité ou l'élevage du renne, ou soulignant leur "communion" avec le milieu (mythes, chamanisme). Le chamanisme est une religion liée aux esprits qui animent la nature, les éléments et les animaux . Quelques Itelmènes se sont convertis au christianisme, mais n'en sont pas moins attachés au chamanisme qui est le coeur de leur culture. Le chamanisme n'est pas vouer un culte aux montagnes, pierres, à l'océan ou encore aux étoiles, mais aux esprits qui vivent dans chaque éléments de la nature. Les amulettes sont considérées comme magiques.C'est l'effet placébo comme dans toutes les religions. Ils sont très élaborés afin de rassurer l'enfant qui le porte. L'amulette est attachée aux vêtements des enfants pour les préserver des maladies, des dangers, des maléfices ou des mauvais esprits qui pertubent le sommeil. 
Jadis, ils vénéraient le corbeau (Koukht) comme étant le créateur de l’Univers. C'est un symbole solaire,  le messager divin capable d'affronter les ténèbres sans que cela le déstabilise. Actuellement les figurines du ''corbeau'' sont vendues en tant que souvenirs dans des boutiques locales.C'est le dieu des nomades. Il est souvent confondu avec la corneille  qui signifie '' que tout est dieu. L'univers et dieu confondu en une même et unique être''. Le corbeau et la corneille furent un symbole millénaire pour de nombreux peuples (Celtes, Gaulois, Egyptiens, Indiens,...)



LA REGION DE PROVIDENIYA
Adossée à des montagnes dont les sommets atteignent  2000 m, Provideniya est la porte d’entrée de la Péninsule du Tchoukotka, région polaire encore inconnue du grand public, aux paysages saisissants, d’une beauté primitive unique en son genre. Une île naturelle, montagneuse en grande majorité et alternant pour le reste de ses paysages entre vastes plaines de toundra et zones de grands lacs, lagons et falaises…C'est la Réserve Naturelle de Wrangel ! Située entre la Mer de Sibérie Orientale et celle des Tchouktches. Inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elle représente un écosystème rare, précieux et très ancien, avec une végétation unique au Monde et une faune exceptionnelle.
Seward la seule ville d’Alaska à être située sur la côte Orientale de la péninsule de Kenai, est un endroit pittoresque, réputé pour son exceptionnelle beauté naturelle. Également connue pour être la porte d’entrée du féérique Parc National de Kenai Fjords.


 

LA VALLÉE DU KAMTCHATKA , UNE MERVEILLE
Cette région est un joyau par sa beauté et ses sites variés, déroutants et surprenants.Une vallée où l'on rencontre de nombreux animaux tel que les loups et les ours. Le volcanisme a façonné le Kamtchatka, tel un joaillier et son intense activité n’a de cesse de le rendre encore plus précieux.

Si vous vous ennuyés foncé au Kamtchatka, et lancez vous dans l’exploration des volcans. A l’extrême Est de la Russie, la presqu’île du Kamtchatka est l’une des zones les plus volcaniques du monde. Directement située en face de l’Alaska, la région était très stratégique durant la guerre froide et donc très inaccessible. Aujourd’hui, l’accès y est (un peu) moins difficile, et ces voyages d’exception sont très prisés des amateurs de volcans.Le Kamtchatka est un des lieux rares où la nature est encore vierge. Le pays des volcans en activité, des geysers, des gens au moral d'acier. Ici, ils savent depuis longtemps qu'ils ne peuvent survivre qu’ensemble. Et malgré des conditions climatiques rigoureuses,ils ne quitteraient pour rien au monde ce pays froid, mais féérique.
La région peut s’enorgueillir de receler un des plus beaux joyaux de la péninsule : la réserve de biosphère nationale de Kronotski.
En effet, elle abrite sur son territoire une vallée à la beauté époustouflante et fantasmagorique : la Vallée des Geysers.
L’UNESCO a classé la Vallée des Geysers comme ayant une valeur universelle exceptionnelle et depuis l’inscription de cette réserve, ainsi que d’autres espaces protégés, elle figure sur la liste du patrimoine mondiale sous l’appellation Volcans du Kamtchatka.



Un canyon volcanique large de 4 kilomètres, long de 8 et profond de 400 mètres, sert d’écrin à ce site prodigieux, reconnu comme une des merveilles de Russie, qu’est la Vallée des Geysers.
Au coeur de celle-ci, coule la rivière Guézernaïa. A six kilomètres de son embouchure, le Bolchoï (le grand), le  Vélikane (le géant), la Krépost (la forteresse), le Bastion  (le bastion), le Fontane (le jet), la Banna (la baignoire), le Jemtchoujny (le nacré), le Plachtchanitsa (le Saint-Suaire)  pour ne citer que ceux-ci, animent cette vallée.
Animent !, car ils ne se contentent pas d’être élément du décor, ils sont bel et bien acteurs et, en commun ou chacun à leur tour, rentrent en représentation et donnent un spectacle des plus jaillissants. Ce sont plus d’une vingtaine de petits et grand geysers, concentrés majoritairement sur la rive gauche de la rivière, qui font la rareté de cette vallée.
Seulement quatre autres lieux au monde offrent une telle concentration de geysers : le parc national du Yellowstone aux USA, la vallée d’El Tatio au Chili,la zone volcanique de Taupo en Nouvelle-Zélande, l’Islande qui a des geysers répartis sur tout son territoire, dont le Geysir à qui l’on doit le nom geyser.

 
L’eau, donc, la vallée n’en manque pas : des ruisseaux, des rivières, des chutes d’eaux, des cascades, des geysers bien sûr. Que lui manque t-il ? Mais des lacs ! Là aussi, la nature ne s’est pas montrée avare. Si certains petits lacs, en raison de leur moindre importance, n’ont pas été baptisés, il est possible de citer l’Ozéro Tiomny (lac chaud), l'Ozéro Outinoïé (lac aux canards), également chaud. La Vallée des Geysers compte aujourd’hui un nouveau lac, l’Ozéro Guézernoïé, résultant d’une catastrophe naturelle qui s’est produite en 2007.
Même si le virtuel est loin de compenser le monde réel, le site internet  valleyofgeysers.com,  vous offre le moyen de faire une excursion dans la vallée, sans bouger de chez vous. Mais, pour beaucoup comme pour moi, le Kamtchatka, terre du bout du monde, est le voyage d’une vie, la réalisation d’un rêve qui ne serait pas parfait sans avoir contemplé de ses propres yeux, la Vallée des Geysers. Sans oublier, la Russie dans son ensemble qui est un pays magnifique aux paysages et aux visages multiples. Les villes de Moscou et de Saint Petersbourg sont tout aussi splendides. Et si vous aimez les rennes et les ours vous ne serez pas déçus !

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