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vendredi 2 novembre 2012

DU TEMPS OU POUSSAIENT LES ARBRES EN ANTARCTIQUE ET OU L'ATLANTIDE NE POUVAIT EXISTER



Comme vient de le montrer dernièrement, une étude américaine publiée dans Nature Géo-science, il fut un temps le littorale de l'Antarctique ressemblaient à une toundra avec même, dans les endroits les plus protégés, des arbres. Cela se passait, il y a 15 millions d'années, au miocène, pendant une phase de réchauffement de la planète. Depuis, l'Antarctique est devenu le continent le plus glaciale de la planète. A l'époque, la calotte glaciaire avait reculé sur le pourtour de l'Antarctique. Les chercheurs connaissaient l'existence de cette période plus chaude, mais ils se demandaient si les conditions climatiques étaient devenues suffisamment clémentes, pour que la végétation ait pu s'implanter de manière durable sur le continent Blanc.

C'est grâce à Andrill qu'ils ont eu leur réponse à la question. Il s'agit d'un audacieux projet de forage géologique. Pour ne pas avoir à traverser des kilomètres de glace avant d'arriver au socle rocheux, le matériel d'Andrill a été installé sur la plate-forme de Ross, un glacier, presque aussi grand que la France, posé sur l'océan.
Dans les carottes de sédiments remontées par Andrill, on a d'abord retrouvé des pollens, et notamment des pollens appartenant à des arbres du genre Nothofagus ou de la famille des podocarpacées. Les premiers ressemblent à des hêtres et les seconds sont des conifères.
Les botanistes estiment que ces végétaux, que l'on ne retrouve que dans l'hémisphère sud, peuplaient autrefois le Gondwana, ce super-continent dont sont issus l'Amérique du Sud, l'Afrique, le sous-continent Indien, l'Australie et, bien sûr, l'Antarctique.

Dans un second temps, les chercheurs se sont intéressés aux cires végétales qu'ils ont également retrouvées dans les sédiments. En effet,
on a pu reconstituer le climat des dernières centaines de millénaires, il a été possible, en étudiant les isotopes de l'hydrogène présents dans ces cires, de retrouver une mémoire climatique bien plus ancienne, celle du miocène.
A l'époque, la température moyenne à la surface de la Terre était supérieure de 3°C à celle que nous avons aujourd'hui. Mais on sait également que les variations aux hautes latitudes sont nettement plus amples.
D'après la reconstitution, les côtes de l'Antarctique ont connu des pics de réchauffement où la température estivale pouvait monter à 7°C en moyenne, contre -4°C aujourd'hui, soit une hausse de 11°C. Ce qui signifie que l'Atlantide ne pouvait en aucun cas être ce continent blanc.

Les chercheurs estiment également que les précipitations étaient plus abondantes, et c'est heureux pour les plantes qui y vivaient alors car, malgré toute la glace qui le recouvre et lui donne des faux airs de continent "arrosé", l'Antarctique est un véritable désert.
A certains endroits, les précipitations sont inférieures à 5 centimètres par an. Selon l'étude, le déplacement vers le sud des bandes de pluie, associé à un climat plus chaud dans les hautes latitudes de l'hémisphère sud,faisait que les bords de l'Antarctique ressemblait plus à l'Islande actuelle qu'à un désert polaire.

Ce qui a causé le réchauffement du miocène est encore l'objet d'un débat. Ce dont on est sûr, en revanche, c'est que l'étude de cette époque nous permet d'évaluer les aspects du changement climatique actuel.
Une hausse moyenne des température de 3°C se profile en effet d'ici 100 ans, et le taux de CO2 atmosphérique, qui flirte désormais avec la barre des 400 parties par million (ppm), est sur le point d'entrer dans la fourchette des 400-600 ppm de cette partie du miocène.
L'étude du climat passé, c'est comme l'histoire, cela nous enseigne sur les événements futurs.