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mercredi 31 octobre 2012

LES PYGMEES N'ONT JAMAIS ETE DES CANNIBALES



Le business de l’ivoire est tellement lucratif pour les différentes ethnies  Noires qu'aucune ne tient à être court-circuitée de la chaîne commerciale de plus en plus longue au fur et à mesure que l'ivoire disparaît des côtes, pour venir désormais de l'intérieur du continent.
Quant aux Blancs qui veulent toujours acheter l'ivoire moins cher, ils sont résolus à quitter les côtes où ils se cantonnent craintivement depuis trop longtemps, et à remonter le filon. Quitte à prendre des risques...

Déjà au Gabon, bien avant que les premiers colons n'entrent en contact avec les peuples de l'intérieur, puis avec les Pygmées, tous les moyens étaient bons pour dissuader les Blancs de pénétrer le coeur du continent, notamment en faisant circuler les rumeurs les plus folles sur l'anthropophagie supposée ou réelle des uns et des autres. 

Ainsi, les noirs Mpongwe de la côte atlantique étaient décidés à empêcher tout contact entre les Blancs et les Pygmées Seke, plus éloignés,  mais qu'on disait anthropophages, ce qui refroidissait l'ardeur des Blancs.
De même, les noirs Fang de l'intérieur traînaient derrière eux une épouvantable réputation de cannibales invétérés diffusée par toutes les autres ethnies.
Dés 1853,  les noirs Mpongwe,  faisait croire aux Pygmées que les Blancs mangaient les noirs achètaient par  les négriers, et que notre vin était du sang de nègre qui avait subi une certaine préparation. Ceci pour empêcher les Pygmées d'approcher les occidentaux.
Mais ils pratiquaient le même manège en faisant passer les Pygmées pour des mangeurs d'hommes auprès des blancs. Ceci afin de les éloigner  et ainsi, préserver leur monopole d'intermédiaires sur le trafic d'ivoire.
Le stratagème marcha un certain temps, mais progressivement, la bonne vieille recette du cannibalisme s'éventa.


UN PEUPLE DE GRANDS PACIFISTES
Les Pygmées n'ont jamais su compter notre argent, pour en avoir jamais eu l'utilité.Et pour avoir été exploités par les tributs noires qui les payaient souvent en monnaie de singe ou avec quelques pacotilles.
Et tout le monde a toujours su profiter de leur superbe ignorance en ce domaine qui nous est si cher, le fric,mais aussi d'un de leurs profonds traits de caractère qui nous est si étranger, leur non-violence. Leur pacifisme et leur naïveté enfantine, leur ont valu d'être exploité souvent abusivement.


Encore aujourd'hui, à titre d'exemple, on rémunére les pisteurs et  les porteurs pygmées en pièces de monnaie et non en billets .


Simplement parce que les commerçants Noirs qui abusent ne trouvent pas nécessaire de leur rendre la monnaie. Il faut également qu'ils quittent rapidement les lieux pour mettre leur salaire en lieu sûr, au risque de se faire tout bonnement détrousser par des gredins noirs à l'affût...
Hors de la grande forêt, point de salut : c'est aussi une autre loi de la jungle ! Aujourd'hui, comme hier.

Les Pygmées pour survivre parmi les hommes avides doivent apprendre à devenir méchants. Et cela risque de leur demander des efforts et  des années avant que cela s'inscrive dans leur mémoire et dans leurs gênes.