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vendredi 2 décembre 2011

LES ARBRES NOUS PARLENT DE NOUS.




Sur la terre, les arbres ont précédé les hommes. Depuis que l'humanité existe, les humains ont été impressionnés par leur envergure et leur ramure, et  ils furent dépassés par leur longivité et leur puissance.
C'est pourquoi, les Hommes leur ont offert mille sacrifices, leur vouant, au fil des siécles, cultes et prières. Dans les religions anciennes, c'est dans les arbres, que les dieux parlent aux humains qui le cherchent, depuis que le monde est monde.

De nombreuses légendes marquent l'alliance entre l'homme et les arbres. C'est ainsi, qu'entre autres, la Princesse Nout se repose sous un Sycomore, lorsque Dieu lui annonce qu'elle sera enceinte d'Osiris.
Nous connaissons également l'arbre de vie des Sumériens, repris par la Bible et transmis par les Hébreux . Pour les Grecs et les Romains, Zeus ou Jupiter parlait aussi depuis un vieux chêne.
Les Celtes et les Druides s'adressaient à Dieu à partir d'un chêne et soignaient les malades avec des feuilles d'arbres connus d'eux seuls et ainsi de suite.
Plus la civilisation s'emballe, plus les Hommes se raccrochent aux branches, en se rapprochant des arbres pour y retrouver l'appaisement.

Mais par quel arbre commencer ? Comme les Hommes, ils sont si nombreux et si différents.
Le platane âgé aujourd'hui de 226 ans, que planta Buffon en 1785, au Jardin des plantes, à Paris , où l'on peut admirer sa grande forme et qui sera encore présent, dans 500 ans, si l' Homme n'y touche pas pour en faire du petit bois.

Car les platanes comme beaucoup d'arbres sont capables de vivent très longtemps. Ils sont même potentiellement immortels.
Un homme est sénescent, c'est-à-dire programmé pour mourir, contrairement aux arbres en général et au Platane en particulier.
Après la chute des feuilles, la vie repart au printemps et l'arbre retrouve son génome juvénile.

L'arbre vivrait des siécles, s'il n'était pas constemment agressé par les accidents, les maladies, ou par  les humains qui abusent des déforestations, ou qui n'hésitent pas à brûler des forêts entières, pour assouvir sa folie.
Il existe dans le monde de nombreux arbres très anciens, dont par exemple, un olivier sur la côte d'Azur, à Roquebrune-Cap-Martin , âgé de 2000 ans.
Sexué, il jette, sème ses graines alentour, mais il étend aussi ses racines à partir desquelles repoussent des arbustes, créant ainsi une nouvelle colonie, un bois, puis peu à peu, une forêt nourricière et apaisante par ses couleurs.
Des peupliers se renouvellent ainsi, depuis 10000 ans dans l'Utah, des crésotiers (Larrea) depuis 13000 ans dans le désert de Mojave (sud de la Californie), et un houx royal de 43 000 ans s'étalant sur un kilomètre, en Tasmanie,....

LES ARBRES S'ASSUMENT TOUT SEULS
L'arbre est capable de résoudre ses problèmes en restant sur place, sans gaspiller son énergie. Il est beau, créateur, endurant, silencieux, économe, calme et courageux. Il se contente de peu - lumière, eau, oligoéléments - et déjoue ses ennemis sans bruit, en développant tout un arsenal chimique pour se protéger des intrus et des éléments.
Les arbres, pendant des milliers d'années se sont assumés seuls et donc, ils  n'ont pas besoin des humains pour évoluer et s'épanouir : ils connaissent, parfaitement leur rôle et leur place : ce qui n'est pas le cas des humains. 

L'If produit des molécules qui éloignent souris et insectes et, ce faisant, il fournit le taxol à l'homme, un anticancéreux efficace. Et chacun sait que le tilleul ou le bouleau, le noisetier ou le citronnier permet la création de la majorité des médicaments.

PLUS LES ARBRES SONT ANCIENS,
Les humains, avec leurs 2 m² de peau, ne peuvent rivaliser avec celle de l'arbre.
Pour la calculer, il faut mesurer chaque feuille recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues et fines et des poils absorbants, sans oublier l'écorce. Un arbre feuillu de 15 mètres occupe au total 200 hectares, l'équivalent de Monaco. Il double de poids , quand il est mouillé. Toute cette surface respire,et nous permet de respirer, en fabriquant de l'oxygène.
Grâce à la photosynthèse, l'arbre est notre meilleur allié dans la lutte contre le réchauffement climatique .
Tous les arbres, absorbent une quantité de dioxyde de carbone (CO2), responsable de l'effet de serre. 20 % à 50 % de la matière produite par l'arbre - bois, racines, feuillages, fruits... - est constituée de CO2.


Ainsi, en respirant, l'arbre épure l'atmosphère et crée de l'oxygène. Il séquestre le dioxyde de carbone et les polluants urbains tels que les métaux lourds, le plomb, le manganèse, les suies industrielles, les oxydes d'azote et de soufre, l'ozone... Ceux-ci sont dissous par l'eau intérieure, puis stockés dans le bois.
C'est pourquoi il faut éviter de couper les vieux arbres. Plus ils sont grands, plus ils purifient l'air, plus ils sont utiles.
En même temps, l'arbre libère l'oxygène qui nous fait vivre, l'O2. Un humain adulte consomme environ 700 grammes d'O2 par jour, soit 255 kg par an. Pendant ce temps, un arbre moyen en produit 15 à 30 kg.


LES ARBRES NOUS PARLENT DE NOUS

L'arbre humidifie et rafraîchit l'atmosphère par évaporation et transpiration. Une zone boisée de 50 m2 fait baisser la température de 3,5 °C,  et augmente le taux d'humidité de 50 %.
L'agitation des feuillages, surtout des conifères, libère des ions négatifs, qui ont un effet bénéfique sur la santé et l'humeur, ce qui explique que l'on se sente bien auprès d'eux. 

L'arbre est un abri, un asile, où les plus faibles peuvent établir son nid, protégé par le couvert des feuilles. Ses feuilles mortes enrichissent les sols, nourrissent la terre. Il résiste au vent et aux tempêtes, lorsqu'il est bien enraciné.
Ses fruits et fleurs embelissent les arbres et parfument l'athmosphère et émerveillent les humains et nous parlent, en exprimant des sentiments.(une fleur blanche, nous parle de pureté, d'innocence : une fleur bleue nous parle de sagesse, d'élévation de l'âme, une fleur rouge, nous parle de passion, de combat, de vigueur, de courage,...).
Si la forme ou la couleur d'une fleur, vous agresse, demandez-vous pourquoi ? qu'est-ce que cela vous rappelle ? quel est donc ce souvenir qui vous agresse et que vous étouffez ?


NOUS AVONS TOUS UN ARBRE QUI NOUS PARLE
Leurs couleurs s'étendent sur une gamme de vert infini, du plus clair au plus sombre : la couleur qui guérit ( vert bleu, vert gris, clair, sombre, jaune ). Des endroits boisés sont recommandé pour la méditation, ils appaisent, et rendent la joie de vivre aux déprimés
On découvre également une gamme de rouge, d'orangé, d'argenté, de blanc...Les arbres sont également les champions des formes dessinées à l'infini , ils nous incitent à la réflexion et nous inspirent.Ils embellisent nos vies depuis des milliers d'années et de ce fait, ils méritent notre respect.
Nous avons tous un arbre qui nous touche profondément et qui nous parle.

Personnellement, j'aime le Séquoia, il me parle de Dieu, d'élévation, d'infini, d'éternité, de force, de courage, inaccessibilité, de différence, et d'originalité.
L'Olivier me parlent de mon pays, de mes origines, du passé, de vie,et de longévité, son tronc sinueux, me dit que rien n'est linéaire ni parfait en ce monde et c'est en cela qu'il est parfait. Et quelques soit le chemin emprunté,il faut toujours contourner les obstacles, pour avancer.


DÉTRUIRE LA NATURE , C'EST DÉTRUIRE LA VIE,
Il n'existe pas un seul arbre identique, tout comme l'Homme, il est unique. Détruire un arbre, c'est perturber la création, c'est détruire la vie, c'est blesser Dieu. Comment peut-on aimer dieu, quant-on détruit son oeuvre, sa vie ? . C'est en cela, que les religions seront toujours, à mes yeux, un non sens.
Les hommes abattent toujours, les arbres les plus beaux et les plus anciens. Cet acte révèlent des êtres tordus, cupides et incultes qui ne supportent pas ce qu'ils sont et qui veulent rivaliser avec le reste du monde et dominer la nature en lui imposant son mode de vie. La nature patiente, sait que l'homme se détruira de lui-même et, tôt ou tard, elle reprendra ses droits : c'est en cela que la nature est supérieur à l'homme. Elle est patiente et prévoyante.

Grâce à la présence des arbres, les forêts, bois et sous-bois, que vivent champignons, lichens, fougères, plantes épiphytes, insectes, vers et mammifères.
Leurs racines permettent le transport de l'eau, pour abreuver leurs feuilles. Souvent, les racines dépassent en longueur leurs branchages. Ainsi, le Jujubier de Libye, haut de 2 mètres, possède des racines de 60 mètres.
L'homme ne pourrait vivre sans la présence des arbres, bon nombre de civilisations ont disparue après avoir scié la branche sur laquelle, ils étaient assis, en déboisant à tour de bras. Et cela continue, encore aujourd'hui, en particulier chez des peuples ignorants ou incultes qui s'imaginent qu'il n'y a pas de fin. En coupant un arbre pour satisfaire  ses petits besoins personnels, on prive ses enfants du droit de respirer, du droit d'exister.

L'ON DOIT REPLANTER, CE QUI FUT DÉTRUIT
Il faut  10 arbres pour permettre à un humain de vivre sur cette terre .
Pour 7 milliards d'Hommes, il faut donc, 70 milliards d'arbres. On est loin du compte, il faut replanter de toute urgence. Si un homme abat 20 arbres, il se prive du droit d'exister, mais ce qui est condamnable, il aussi prive son voisin de vie.

EN 100 ANS L’HUMANITÉ A DÉTRUIT LA MOITIE DES ARBRES DE LA PLANÈTE
Les Nations unies ont déclaré l'année 2011 : Année internationale de la forêt. Les arbres abritent 50 % de la biodiversité terrestre et permet à 2 milliards d'humains de subsister (tribus, forestiers,..). Les enquêtes de l'ONU et du programme des Nations unies qui vise à réduire les émissions de CO2 causées par la déforestation et la dégradation des forêts. Elles montrent que la moitié des forêts de la planète fut détruite au XXème siècle.
Ainsi en 5 ans,8 millions d'hectares de forêts tropicales ont disparu entre 2000 et 2009.

Résultat : la déforestation et la dégradation des forêts tropicales à outrance, contribuent à l'émission supplémentaire  de plus de  20 % de CO2 : brûlés, abattus, les arbres libèrent leur carbone, empoisonnent l'air et par la même occasion les hommes, les animaux et la nature, déstabilisant, ainsi le climat et l'environnement, qu'on le veuille ou non. En Octobre 2010, on a chiffré les services rendus par les écosystèmes à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, dont la France vient de signer le protocole. On calcule la valeur économique de la nature et de ses dégradations. Après trois ans d'enquêtes menées par 100 experts, on découvre des chiffres ahurissants.

Si nous divisions par deux le rythme de la déforestation d'ici à 2030, les réductions d'émission de CO2 allégeraient de
2 600 milliards d'euros le coût du réchauffement.
L'érosion de tous les écosystèmes terrestres - forêts, sols ou encore zones maritimes - nous fait perdre environ 2,5 milliards d'euros chaque année. Cette invisibilité économique des écosystèmes, a mené à la crise écologique.
Un arbre est inestimable, il nous apporte la vie , il n'a donc, pas de prix...

L'ONU estime que des plantations d'arbres pourraient compenser 15 % des émissions de carbone, dans la première moitié du XXI ème siècle. En Afrique, on commence à prendre conscience des dégâts, et à replanter des forêts, pour stopper la désertification causé par la main de l'homme, et compenser la perte causée par la déforestation abusive et intensive. Mais également pour nourrir les sols devenus ainsi stériles, pour leur permettre de survivre au futur.


L'ARBORICULTURE EST VITALE POUR LES VILLES
Octobre 2011 était le Mois international de l'arbre et de la forêt des villes. Ainsi, en a décidé la FAO.

Pourquoi protéger l'arbre citadin ?
En 2030, 70 % de la population de la Terre vivra en ville. Il faudra la nourrir. Le monde rural n'y suffira pas. Déjà, l'agriculture urbaine et périurbaine existe dans les friches et bidonvilles.
Les citadins pauvres plantent des arbres et des légumes pour se nourrir. Depuis des années, la FAO leur procure assistance et crédits.

En Europe, Bruxelles protège les 5 000 hectares de la forêt de Soignes, en pleine ville ; Zurich fait de même, Barcelone a classé sa forêt riveraine, Nantes prévoit de planter 1 400 hectares d'arbres à ses portes.
L'arbre urbain est fondamental pour préserver l'air et les sols, contenir les inondations, apporter de l'énergie, pourvoir des aliments sains. Il rend les villes plus agréables, plus fraîches, plus supportables. Il nous faut une vraie politique arboricole urbaine, car trop de régions ignorent encore la valeur inestimable des arbres et ne voient en eux qu'un simple objet de décoration que l'on entretien au gré de son budget ou que l'on abat bêtement, lorsqu'il devient dérangeant sans se soucier de sa valeur et des conséquences.
Si l'Homme continue à faire n'importe quoi, par pur égoïsme, alors que fairont ses descendants privés d'oxygène  dans 100 ans ?. Vous me direz après tout, il crèvera déjà de soif, alors que nous importe s'il manque d'air.