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jeudi 25 août 2011

LES DIX HUIT PLUS BEAUX PHARES DE FRANCE VISITABLES, QUI VEILLENT SUR LES MARINS DE FRANCE ET D'AILLEURS





LE PREMIER PHARE ETAIT NATUREL
On peut même considérer le volcan STROMBOLI et ses petites éruptions régulières (environ toutes les 15mn à l'heure actuelle comme le plus vieux et l'un des plus puissants phare naturel de la méditerranée pour  les marins qui s'en servent effectivement, comme d'un repère.

 


LE PREMIER PHARE CONSTRUIT FUT A ALEXANDRIE
L'histoire des phares aurait commencé avec la construction du phare d'Alexandrie par Sostrade de Cnide, sous le règne des Ptolémée, environ 300 ans avant Jésus-Christ. Cette référence, presque mythologique, nous aide-t-elle à comprendre l'histoire des phares ? Certes, la Méditerranée est leur berceau. Les conquêtes de Rome intensifièrent les échanges entre les ports de la Mare Nostrum. Les premières tours à feux, furent donc allumées sur cette mer.

LE PHARE D'ALEXANDRIE
L'île de Pharos était une île d'Égypte où fut édifié le phare d'Alexandrie. Rattachée au continent, elle forme aujourd'hui une péninsule où se trouve une partie du port et du centre-ville d'Alexandrie.

Au temps où elle était une île avant l'époque ptolémaïque, l'île de Pharos était située en Égypte antique, dans la mer Méditerranée. Située à proximité immédiate du continent, l'île était de forme allongée et grossièrement parallèle au littoral.

Avec la fondation et le développement d'Alexandrie, les Ptolémées décident de la construction du phare à l'extrémité orientale de l'île de Pharos. Ils en profitent pour la relier au continent via une chaussée, l'heptastadion, d'une longueur de sept stades soit environ 1 344 mètres.
Par des élargissement successifs, des phénomènes de sédimentation et des phénomènes d'épirogenèse ayant entraîné un recul du littoral, la chaussée s'est élargie, jusqu'à former l'isthme de Mansheya. L'île est alors habitée, et un aqueduc sera construit. Le phare était une tour de 120 à 135 mètres de haut, faite de marbre et de granite, et qui comptait trois étages : le premier était carré, le second octogonal et le troisième cylindrique ; l’ensemble étant surmonté d'une lanterne couronnée représentant le dieu grec de la mer, Poséidon. Les angles étaient ornés de tritons de bronze qui portaient des miroirs poli,des réflecteurs dont on ignore la fonction ou la symbolique.Le phare était paraît il, visible à 50 kilomètres.
Mais, peu à peu, le Phare disparut, faute d'entretien. Le bâtiment dut affronter un raz de marée au IVème siècle , ainsi que deux séismes, aux XIIème et XIVème siècle.
Aujourd'hui, de nombreux blocs de cette beauté antique furent retrouvés non loin, en mer, confirmant son gigantisme et sa beauté.

En 1477, les derniers  restes du phare restaient sur terre, servirent à la construction d’une forteresse mamelouk,  au nord est de l’île de Pharos : le château de Qâyt Bay.


LA SEPTIEME MERVEILLE DU MONDE
Le phare d'Alexandrie fut considéré comme la septième merveille du monde antique et servit de guide aux marins pendant près de 1700 ans (du IIIème siècle avjc, au XIVème siècle). Sa construction daterait de -297 et dura une quinzaine d'années. Les travaux sont initiés par Ptolémée Ier mais celui-ci meurt, avant la fin du chantier qui est achevé sous le règne de son fils Ptolémée II.

Les premiers phares maritimes sont apparus dans l'antiquité lorsque la marine a commencé à se développer.
Ils permettaient principalement de récupérer la terre, ainsi que les villes portuaires.
 Les premières civilisations à construire des phares, furent les les Grecs , puis les Romains leur emboiteront le pas.


UNE LUMIERE DANS LA NUIT
 Un phare est un système de (signalisation maritime), constitué d'un puissant système d'éclairage placé généralement en haut d'une tour. Ils sont généralement placés près de la côte. Ils permettent aux navires de répérer la position des zones dangereuses se trouvant près des côtes, ainsi que les ports maritimes.




LES PHARES EN MEDITERRANEE
L'histoire des phares débute certainement en Méditerranée, dans l'Antiquité. D'abord simples feux de bois, se consumant à l'air libre au sommet de falaises, puis en haut de tours spécialement construites à cet effet, tel le célèbre phare d'Alexandrie situé sur l'île de Pharos, les phares ont évolué avec le mode d'éclairage utilisé. Ainsi, le charbon a remplacé le bois ; la lampe à huile le charbon et l'électricité la lampe à huile.

Mais même si ces sources lumineuses devenaient de plus en plus intenses, et de moins en moins, difficiles à entretenir, il fallait une technologie capable d'augmenter la portée du faisceau lumineux émis. À cette fin, on plaça la lampe à huile au centre d'un réflecteur parabolique en métal.
Cette technique n'augmentait que très peu, la portée du faisceau ,car le métal qui servait à le réfléchir absorbait une grande partie de l'énergie, émise par la lampe.
Il a donc fallu donc attendre l'idée lumineuse d'un polytechnicien français, pour voir la performance des phares s'améliorer considérablement.


LES PHARES DE FRANCE
Ces phares vallent le détour et nous promettent une grande bouffée d'air frais, alors plein phare sur ces édifices qui jalonnent le littoral français depuis la fin du XVIIIe siècle


Mais l'histoire des phares de France n'a qu'un lointain rapport avec ses feux antiques.
La construction d'un phare doit toujours être interprétée dans son contexte historique, par exemple les croisades, pour lesquelles on érige la tour de Constance, à Aigues Mortes (1246).

 Il conviendrait de relier l'origine historique des phares de France à la lente émergence d'un état moderne, la France, dont les régimes successifs ont aménagé les côtes, depuis le feu de Cordouan, construit à l'initiative d'Henri III, à la fin du XVIème siècle. 

4,5 MILLIONS DE FOIS PLUS INTENSE
En 1821, Augustin Fresnel, ingénieur à la commission des phares,  a  proposé de remplacer les réflecteurs métalliques par des lentilles à échelon. Ces lentilles, dites de Fresnel, constituées d'un disque central convexe (bombé vers l'extérieur) entouré d'une série d'anneaux concentriques jouant le rôle de prismes, focalisent les rayons d'une source lumineuse sur un seul plan. En effet, à la sortie de la lentille, les rayons lumineux réfractés par les anneaux concentriques se trouvent parallèles les uns aux autres et se propagent le long d'une direction unique. Ce procédé permet donc d'éclairer uniquement l'horizon en évitant la diffusion des rayons partout dans l'espace et d'augmenter jusqu'à 4,5 millions de fois l'intensité du faisceau lumineux ! Il s'avère si performant qu'il équipe progressivement tous les phares du monde et se trouve encore aujourd'hui à l'origine des nombreux faisceaux lumineux qui balaient notre ciel.


UN LANGAGE POUR LES MARINS DU MONDE
Les phares signalent des récifs ou des zones dangereuses de la côte. Mais les phares ne se contentent pas d'éclairer l'abord des côtes. Ils permettent également aux marins de se repérer.
Chaque phare possède ses propres caractéristiques, sa façon bien à lui d'éclairer l'horizon. Certains phares émettent des feux à secteurs, c'est à dire des faisceaux lumineux de couleurs différentes : rouge ou verte pour signaler les zones dangereuses, blanche pour indiquer la route à suivre.
Ceux qui n'envoient qu'une lumière blanche, peuvent être des feux fixes (intensité lumineuse constante et identique dans toutes les directions), des feux à éclats (périodes d'obscurité plus longues que les périodes d'éclairage), des feux isophases (temps d'obscurité et d'éclairage identiques), ou des feux à occultation (périodes d'éclairage plus longues que les périodes d'obscurité).

Pour se repérer, il ne reste plus alors au marin qu'à déterminer quel type de feu l'éclaire, compter les durées d'obscurité et de lumière et mesurer le rythme selon lequel ces durées se répètent.
En se référant à son livre des feux, où tous les codes des phares sont indiqués, il découvrira le nom du phare qui l'éclaire et en déduira sa position par rapport à la côte. Ce qui est trés utile aux marins, si le GPS ou le radar sont en panne.







BIARRITZ : Situé au bord de la falaise de la Pointe Saint Martin, le phare domine Biarritz. Sa construction dura de 1830 à 1832. L'optique Fresnel est située à 73,20 mètres au dessus du niveau de la mer et de 44,20 mètres au dessus du sol. Son feu est de deux éclats blancs en 10 secondes. Sa portée est de 26 miles( 55,56 km ). L'optique repose dans une couronne remplie de mercure ce qui simplifie sa rotation: 248 marches.Visite



CAP FERRET : Situé à 3,1 km au nord de l'extrémité sud du Cap, et côté nord de l'entrée du chenal d'accès au bassin d'Arcachon : hauteur 57,92 mètres de haut. Son feu est composé d'un éclat rouge toutes les 5 secondes. Fonctionnant à la vapeur de pétrole jusqu'à son électrification (1928). 275 marches .
Superbe panorama sur le bassin d'Arcachon et la Dune du Pilat.
 Visite payante.




CONTIS :  Mis en service en 1863. Hauteur 41.,50 mètres et domine le niveau de la mer à 49,60 mètres. 183 marches. Son feu avec 4 éclats en 25 secondes porte à 42 km.
Ce phare est unique de par sa situation, puisque construit sur une dune de sable de 11,60 mètres de haut et à 860 mètres des côtes de la mer, Il résiste en 1873 a un tremblement de terre important, provoquant des fissures dans la tour.
Gilles BODIN, le dernier gardien, a ouvert 1999, un musée au pied du phare
. Visite




CORDOUAN :  Surnommé le Roi des Phares, la tour Louis de Foix est le plus ancien des phares, achevé en 1611. Du haut de ses 66 mètres de haut,panorama grandiose. L'intérieur est tout aussi impressionant. Au rez de chaussée, un portail gigantesque permet d'accéder à l'escalier de 301 marches.
Au premier étage se trouve l'appartement du roi et au deuxième étage, vous pourrez admirer la chapelle
. Visite




LE CREACH : (Ile d'Ouessant) Le phare le plus puissant du monde, visible à 169 km, il est d'une portée normale de32 milles.Construit en 1863. ll abrite le musée des Phares et Balises.Ce fut le premier phare automatisé, sur lequel fut installée en 1889 la première optique pour feu électrique. Hauteur 54,80 mètres et 74,6 mètres au dessus de la mer, ses deux éclats blancs éclairent le ciel breton toutes les 10 secondes.
Sa situation, et son musée, en font un lieu incontournable sur Ouessant.
Visite



DUNKERQUE : Construit aux abords du port entre 1838 et 1843, sur les ruines du Risban, fort maritime aménagé par vauban (1681-1683). Ce feu dioptrique lenticulaire fut mis en service en 1843.
Ses éclipses se succédaient toutes les minutes et pouvaient être vues, jusqu'à 24 milles ( 45km ).
Le feu scintillant, avec une succession deux éclats blancs toutes les 10 secondes et porte à 48km ou 28 milles.
La plus haute construction Française, entièrement construit en briques. Hauteur 55 mètres et 276 marches
. Visite



CAP FREHEL : Construction en forme de U achevée 1950. Hauteur 33 mètres.Feu blanc de deux éclats en 10 secondes, portée de 29 milles. Site classéVisite en saison, et hors saison pour les groupes


LAGACHOLLE :  Ce phare d'une hauteur de 19,56 mètres :construit en 1882. Son feu est constitué d'éclats blancs, rouges et verts toutes les 4 secondes. Situé en pleine Camargue, son environnement exceptionnel. Visite le week end et pendant les vacances scolaires.


GATTEVILLE : Construit sans échafaudage en 1774: 11000 blocs de granit sont employés pour élever la tour de 75 mètres., diamètre de 9 m, plate-forme 6 m de diamètre. L'ensemble pèse 7400 T. Le signal d'origine,était réalisé à partir d'un feu de bois et de charbon.
En 1780, ce système cède sa place à un ensemble de 16 lampes à huile" abritées dans une lanterne vitrée.
En 1834, le phare émet son premier signal. Il a été automatisé en 1984: 365 marches
. Visite payante.




GOULPHAR :  Situé sur Belle Ile en Mer, le phare fut achevé en 1834. Hauteur totale 52 mètres.
La portée est de 26 milles ( 50 km). Le rythme est de éclats blancs toutes les 10 secondes : 247 marches
.Visite


ILE VIERGE :  C'est le phare le plus haut d'Europe. (82,50 mètres de haut et 77 mètres au dessus du niveau de la mer). Edifié en 1897, il fut électrifié en 1956. Il est situé sur un ilôt à 1,5 km de la côte.
De forme cylindrique, il est bâti en granit. Sa portée lumineuse est de 27 milles. Un éclat blanc toutes les cinq secondes.

Visite possible selon marées.



OUISTREHAM : Phare en granit,hauteur 38m:171 marches. Lentille de 1/2, focale à,25m.
Son éclairage par lampe halogène émet un feu à occultations blanc et rouge toutes les 4 secondes , portant à 16 miles.
Visite à l'occasion du week- end nautiques en Mai.


ROSCOFF : Le phare de Roscoff, situé au sud du port de la ville, fut achevé en 1917. Hauteur totale 26m Son feu blanc est à 2+1 occultations toutes les 12 secondes, et porte à 15 milles. Ouvert l'été, l'après midi.




SAINT MATIEU :  Construit en 1835, ce phare ou '' la proue de l'Ancien Monde'', selon Michelet" fut bâti en plein cœur des ruines d'une abbaye bénédictine du XVIème siècle: Haut de 54 mètres, splendide panorama."

Hauteur 58,80 mètres au dessus du niveau de la mer.

Son éclat blanc résonne dans le ciel breton toutes les 15 secondes
. Visite payante 


STIFF : Dominant le Nord est de l'Ile d'Ouessant depuis 1695, sa tour haute de 32,40 mètres est à 89,10 mètres au dessus de la mer. Il émet 2 éclats rouges toutes les 20 secondes sur une portée de 24 milles. Visite en saison.


TREZIEN : Finistère Nord phare:182 marches Hauteur totale 86,20 mètres. Caractérisé par un feu blanc, un éclat long toutes les trois secondes, un éclat court par seconde, il signale le chenal du Four (portée 23 milles):
Visite en saison


PHARE DES BALEINES : Le phare a été construit pour remplacer l'ancien phare de 29 m construit en 1682 sous Vauban subsiste encore aujourd'hui, au nord du phare.
La mise en service eut lieu en 1854.
Le phare est haut de 57 mètres et l'accèsau sommet se fait par un escalier hélicoïdal de 257 marches.
Il est doublé au large sur un banc rocheux par le phare des Baleinaux.
En 2001, l'État, le fait gérer par une société privée avec pour mission d'en gérer l'exploitation, et le remettre en état.
Ce phare est en activité : son feu porte à 50 km. Visite.


Malgré l'évolution des technologies : radiophares, radars, GPS..., les phares restent les éclaireurs de nos côtes et le dernier recours des marins, lorsque leurs appareils sophistiqués connaissent des défaillances.


    NE LES EVITEZ PLUS, ILS MERITENT LE DETOURS



Pour vister un phare, n'oubliez pas votre bouteille d'eau et des barres énergétiques car la grimpette est raide !