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samedi 20 août 2011

LES DERNIERES DECOUVERTES DE NOTRE SATELLITE LUNAIRE






La Lune est le seul satellite naturel de la Terre et le cinquième plus gros de tout le système solaire.

Mais comment est-elle née et arrivée là, où elle est ? La question divise les scientifiques, même si une majorité se rallie à la théorie selon laquelle la Lune est un bout de Terre arrachée à notre planète suite à la collision avec un astéroïde géant.

De nouvelles découvertes , jettent un pavé dans la mare: de toutes récentes analyses d'échantillons lunaires montrent que la Lune est plus jeune qu'on le croyait, ou qu'elle ne s'est pas formée, comme on l'imaginait, il y a 4,46 milliards d'années. Dans tous les cas, son mode de formation est remis en cause.

L'échantillon fut examiné sous toutes les coutures, et a livré son âge. Il indiquerait que la Lune était environ 100 millions d'années plus jeune que la terre. Ce qui ne cadre pas avec le modèle de naissance de notre satellite naturel dans lequel un océan de magma en fusion s'est peu à peu solidifié.

D'autres analyses en cours pourraient, nous en dire davantage sur notre lune.


LA LUNE RÉTRÉCIT............................................................

Vu du sol terrestre, la Lune n'a pas toujours le même diamètre. On la voit parfois plus grosse ou plus petite en fonction de sa position dans le ciel ou des conditions atmosphériques. Ce changement de diamètre apparent n'est évidemment qu'une illusion d'optique. Pourtant, une toute récente étude tend à prouver que notre satellite naturel… rétrécit .
Et c'est grâce à des yeux ultraperfectionnés, ceux de la sonde américaine Lunar Reconnaissance Orbiter, qui scrutent la surface lunaire sans relâche, depuis le 30 juin 2009, que cette observation a pu être faite.
Cette sonde abrite six instruments scientifiques devant permettre d'établir une carte en relief très précise, comprenant des données altimétriques, de température ou de présence d'eau. Une mission prévue à l'origine pour déterminer les meilleures zones d'alunissage pour un éventuel retour des Américains sur la Lune, retour qui n'est aujourd'hui, plus  du tout,  à l'ordre du jour.

C'est en explorant une zone proche de celle où, avait aluni Apollo 17, dernière mission du programme Apollo, que les chercheurs américains et allemands responsables du programme ont eu la surprise de découvrir des failles, dites de chevauchement, récentes, témoignant ainsi d'une activité tectonique dans le sol lunaire.
Ces zones avaient déjà été photographiées par les missions Apollo . Avec les photos récentes du LRO, la dynamique de ces failles a pu être établie, et d'autres zones ont pu être explorées.

«L'un des aspects les plus remarquables de ces failles est leur âge récent, explique Thomas Watters, de la Smithsonian Institution de Washington, premier auteur de l'étude. Elles sont distribuées assez globalement à la surface lunaire, indiquant ainsi une contraction de l'ensemble de la Lune due vraisemblablement à un refroidissement de son intérieur.»
Les chercheurs estiment que la taille de cette contraction pourrait être d'une centaine de mètres, depuis les dernières centaines de millions d'années.


LA LUNE AURAIT, ENVIRON,  4 MILLIARDS D'ANNÉES....
Des études qui permettraient peut-être de trancher sur l'origine de notre seul satellite naturel.
D'un diamètre de 3 476 km, tournant en moyenne à 380 000 km de la Terre, la Lune serait âgée d'environ de  4 milliards d'années. Parmi les hypothèses les plus en vue, celle qui affirme qu'elle serait issue de la Terre, alors qu'elle n'était pas encore aussi solide qu'aujourd'hui, à la suite d'une collision avec un très gros objet céleste, est la plus prisée. Mais elle n'est pas encore totalement prouvée. Les yeux du LRO pourront-ils apporter de nouveaux éléments ?

Il ne faut décidément jamais se fier aux apparences. Bien qu'elle semble à première vue aride et désertique, la Lune recèle de grandes quantités d'eau. Certes il ne s'agit que d'eau gelée et non de lacs cristallins ou de riantes cascades.
Mais depuis deux ans, les découvertes se succèdent à un rythme effréné. Que ce soit dans les premiers mètres du sol lunaire, ou au fond de petits cratères situés près des pôles , les astronomes ont trouvé de l'eau gelée quasiment partout.
Aux dernières nouvelles, il y en aurait même à l'intérieur des entrailles de notre satellite, dans ce que l'on appelle le manteau lunaire. A croire que la lune est une boule de glace recouverte de poussière cosmique.


Une équipe dirigée par le géochimiste Erik Hauri, de la Carnegie Institution à Washington, vient en effet de retrouver des molécules d'eau dans du magma lunaire prisonnier depuis plusieurs milliards d'années à l'intérieur de petites billes de cristal volcanique ramenées par les astronautes d'Apollo 17, la dernière mission de la Nasa sur la Lune.
D'après les auteurs de cette découverte étonnante, la Lune renferme cent fois plus d'eau qu'on ne le pensait jusqu'ici !

Le tout à des concentrations similaires à celles que l'on retrouve dans la lave provenant de la partie supérieure du manteau terrestre.
Si cette troublante analogie conforte la théorie selon laquelle la Terre et la Lune ont une origine commune, elle oblige cependant à réévaluer le processus de formation de notre satellite.

Le scénario, plébiscité jusqu'ici, par la majorité des astronomes, est celui d'une collision entre Theia, un énorme astéroïde de la taille de Mars, et la Terre. Ce cataclysme cosmique, survenu de 30 à 50 millions d'années seulement après la naissance de notre planète, aurait éjecté de grandes quantités de matériaux lesquels, en s'agglutinant, auraient formé la Lune.

Mais, l'abondance d'eau retrouvée à l'intérieur de notre satellite s'accorde mal avec les hautes températures générées par la collision, car elle aurait dû se volatiliser dans l'espace. Faut-il pour autant abandonner la théorie de l'impact ?

Il faut bien sûr intégrer ces nouvelles données, mais d'autres points restent à éclaircir avant d'aller plus loin, Mais pour en savoir plus, il est besoin d'envoyer des missions sur place pour réaliser des études sismiques et collecter de nouveaux échantillons. Ils manquent notamment d'informations sur la composition de Theia, sur l'état du manteau terrestre au moment de l'impact et sur le '' gros bloc de Terre'' qui s'est détaché de notre planète , pour se volatiliser dans l'espace.

Cette découverte suggère également que la glace détectée au fond des cratères provient également de l'eau libérée par les éruptions de magma lunaire et pas seulement de celle apportée au fil du temps par les comètes et les météorites.


UNE SONDE RÉVÈLE QUE DAME LUNE CACHE DES DES TRÉSORS CHIMIQUES.
Et ce n'est pas tout, en plus de l'eau gelée qui recouvre la surface de la Lune , les analyses révèlent, que le sol de la partie lunaire, plongé en permanence dans l'obscurité, est également riche en matériaux utiles ou précieux comme l'argent, l'hydrogène et le mercure. Sans oublier le méthane, l'ammoniaque ou le dioxyde de carbone (CO2). Ces atomes et molécules, piégés dans les cratères , proviendraient , peut-être, des comètes et des météorites qui bombardent la Lune , depuis des milliards d'années.
La présence d'argent n'est pas une surprise, les missions Apollo, en ayant déjà trouvé à l'état de traces infimes, tout comme l'or.

La détection de mercure est, en revanche, beaucoup plus inattendue. La sonde LCROSS a déterminé qu'il était aussi abondant que l'eau gelée. Ce qui, vu la toxicité de ce métal, pourrait contrarier un peu plus l'hypothétique retour des Américains sur la Lune…