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dimanche 10 juillet 2011

CHANDRA A OBSERVAIT CENT FOIS PLUS DE TROUS NOIRS QUE PREVU. UNE NOUVELLLE ENIGME





 
Dernièrement, je disais qu'un trou  noir cacherait une autre trou noir : un univers '' poupée russe". Et voila que cette énigme pose de nouvelles énigmes.
Après Hubble, le télescope spatial américain Chandra vient d’effectuer une plongée profonde dans l’abîme du temps : à treize milliards d’années-lumière de distance, il a observé 100 fois, plus de trous noirs que prévu par les théories actuelles.
Une nouvelle  énigme pour les astronomes, qui attendent de nouveaux instruments plus puissants pour la résoudre.Mais, le résoudront ils un jour, car logiquement notre univers peut il avoir un début ?
C’est l’une des questions cosmologiques les plus fascinantes : comment, à l’aube du monde, après le big bang, le « fluide Univers », chaud, dense, homogène, s’est il condensé ?
Et surtout, quels furent les tout premiers astres ? Des étoiles, des galaxies ? Il y a quelques mois, l'astronome David Elbaz ,
a émis l’idée que la première structure de l’Univers, environ 100 millions d’années, après le big bang, ne fut ni une étoile, ni une galaxie, mais... un trou noir.Cette hypothèse fascinante vient peut-être d’être confirmée, indirectement, par le télescope spatial américain Chandra. Ce télescope sensible aux rayons X a enregistré, des semaines durant, le flux d’énergie émis par les plus anciennes galaxies actuellement connues, celles qui ont été photographiées par le télescope spatial Hubble dans son fameux Hubble Deep Field.
La zone d’Univers étudiée se trouve à près de 13 milliards d’années-lumière de distance et est vue telle qu’elle existait environ 800 millions d’années, après le big bang.
Les astronomes ont trouvé 200 jeunes galaxies, qui semblent toutes, ou presque, posséder, déjà, à l’époque, un trou noir massif en leur coeur !
On savait déjà qu’il y avait un lien, entre la croissance des trous noirs massifs et les galaxies qui les accueillent, mais personne n’avait envisagé une histoire commune aussi longue : la découverte de Chandra révèle un décalage d’un facteur 100, entre les théories actuelles et la nouvelle observation !

Pour mieux comprendre ce qui se passait dans ce lointain passé, il faut concevoir des télescopes plus puissants, comme
le télescope géant européen E-ELT de 40 mètres de diamètre, prévu désormais pour 2021  ou le télescope spatial James Webb, que la Nasa et l’ESA espéraient lancer en 2018.
Malheureusement, la Nasa peine à boucler le budget de ce télescope spatial qui révolutionnerait notre connaissance de l’Univers : le prix de l’engin dépasse 6 milliards de dollars. Nous saurons bientôt, si le projet est purement et simplement annulé, ou si,  il est sauvé par le Congrès américain, auquel cas, il serait probablement repoussé au delà de 2020, comme le télescope géant européen...