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lundi 30 mai 2011

IL ETAIT UNE FOIS LE GRAND ZARATHOUSTRA




Zarathoustra fut un grand philosophe Arien Perse, égale de Bouddha, Confucius et Lao Tseu...
Son nom en grec signifie Astre d'or ou lumière brillante. Il fut révélé par Platon en occident. Il est connu sous le nom de Zoroastre en Europe.
Très jeune,  il a eu des visions de dieu ou d' Ahura Mazda,  - le ''Seigneur Sage''  qu'il disait veiller sur  la création  - des propos recueillies dans les Gathas, partie du texte sacré Avesta. Il y environ 3200 ans, Zarathoustra, voulut réformer leur religion en vigueur en Perse, qu'on appelait mazdéisme en l'honneur du dieu suprême Mazda (lumière) ou de la lumière originelle. Outre Mazda, les zoroastriens honoraient aussi Mithra.
Il est fort possible qu’Akhenaton est eu un lien avec ce sage. Ce qui expliquerait beaucoup de choses.


Mazda est la Lumière des Lumières, et toute bienfaisance vient de Lui. Le terme Ahura Mazda signifie le Seigneur des mondes célestes et terrestres. Ahura signifie ‘vie’ et Mazda signifie ‘sagesse’. Ahura Mazda est donc l’Essence de la Vie et de la Sagesse. Il est pluralité dans l’unité. Il est UN et multiple à la fois. 
Ahura Mazda est transcendant, immanent, et non-personnel. Dans sa transcendance, Il est infiniment grand et au delà de toute création. Il est indépendant du Cosmos, mais le Cosmos dépends de Lui. Il n’a aucune localisation spatiale. La révélation, l’état prophétique, et l’intuition sont liés à la transcendance de Ahura Mazda selon les expériences de Zarathoustra.

Les prêtres offraient des sacrifices d'animaux, à l'instar de tous les prêtres de l'Antiquité. Ce qui horrifiait Zarathoustra qui ne comprenait pas que l'on puisse faire du mal à un animal. Les prêtres buvaient une drogue appelée "haoma" ou cannabis, analogue au "soma" hindou. Ce breuvage leur permettait de passer les portes des mondes sans trop se soucier des règles de précaution.
Ils pratiquaient la magie et imposaient aux fidèles des rites, tout cela dans le but d'obtenir des avantages matériels comme toutes les sectes étatisées ou non. Pratique que Zarathoustra condamnait également vivement. 
Le mensonge lui était aussi insupportable, et il le combattait avec virulence. Il détestait toutes les formes de violences. Les Égyptiens ne supportaient pas non plus le mensonge qui était sévèrement puni. Les animaux étaient aussi sacrés. 

Plusieurs éléments de cette religion ont passé plus tard dans le judaïsme puis, dans le christianisme.L'Islam faisant un copie collé de ce pot pourri religieux.
Les recherches des orientalistes, dès le XVIII ème siècle, ont permis l'étude des manuscrits de l'Avesta, écriture sainte des Perses avant l'arrivée de l'islam en 652. Or l'Avesta est la source essentielle de la religion de Zarathoustra.

La partie la plus ancienne, intitulée Gathas, nous a transmis les paroles du prophète réformateur, écrits par lui-même.
Zarathoustra est né dans une famille de riches éleveurs de chevaux installés en Perse dans une région agricole arrosée par l'Oxus, faisant aujourd'hui partie de l'Afghanistan.


Ses parents étaient aussi des poètes sacrés et des chantres. Il se révéla très vite, un élève surdoué, doté d'un caractère non seulement doux et pacifique, mais altruiste, sensible aux injustices, dont les paysans avaient à souffrir de la part des pillards étrangers, et de certains seigneurs autoritaires. Zarathoustra aimait la nature, les animaux et surtout les bovins comme les vaches et les taureaux. Amour qu'il transmis à l'Inde entière qui considèrent les bovins comme sacrés.

Dès l'âge de quinze ans, il commença à dire tout haut, ce qu'il ressentait, blâmant les injustices, demandant l'abolition des sacrifices des bovins, ce qui ne pouvait que déplaire aux prêtres sacrificateurs. Son audace gêna sa famille. Il s'isola de plus en plus, et  deviendra végétarien, par amour pour les bovins. Le fameux Jésus condamnait quant à lui, l'usure.


Pour finir, il alla en Bactriane, où il passa une dizaine d'années dans les montagnes, ayant pour compagnon son cousin Maïdiomaha, qui le soutiendra dans ses recherches et ses expériences spirituelles.
Lors de sa retraite Zarathoustra et lors d'expérience mystique, qu'il s'entretenait avec dieu qu'il nomma Ahoura Mazda, en qui il voyait le dieu suprême. La religion Zoroastrienne croit en un créateur-mainteneur de l’univers qui est omniscient, omniprésent et omnipotent ; qui n’a ni début, ni fin; qui ne change pas et qui est éternel. Il est le seul qui mérite d'être honoré. 

Il s'adressait toujours à Dieu : " Toi dont le regard protecteur veille de toute éternité sur l'Ordre et la Bonne Pensée, Ô Mazda Ahoura, de ta bouche céleste enseigne-moi les Lois du monde."

Zarathoustra veut tout savoir : d'où vient la méchanceté, ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, et aussi la cause des phases de la lune ou la marche des astres au firmament.
Il étudie et s'initie aux mystères de la vie et au fil du temps suite à de longues méditations, il conçoit une nouvelle religion, le zoroastrisme. 

Il prônait, le respect et l'égalité entre hommes et femmes. On en retrouve plusieurs exemples dans les Gathas, les chants de Zarathoustra qui ont plus de 3700 ans. Dans la Perse antique, certaines femmes ont eu le pouvoir.
Il prônait le respect de la nature et de la vie : la préservation de la pureté de l'eau, de la terre, de l'air et du feu. Une vie droite est une vie de labeur. Le travail est une façon de se rapprocher de Dieu et de faire son devoir. En ceci, la doctrine de Zarathoustra se rapproche du Yoga de l’action de Krishna. A moins que ce soit Krishna qui se soit identifié à cette doctrine.

Le respect d’autrui : l'esclavage et la soumission de l'être humain sont interdit par Zoroastre. Aucune oppression n’est acceptable et si nécessaire, il faut se soulever pour l'éliminer.
Le respect des animaux : en tant que créations divines leur sacrifice doit être considéré comme un crime et aucun mal ne doit être commis à l'égard des animaux, créatures de Dieu supérieure à l'homme.

Monothéisme moral et universel : " Tu es le Premier et le Dernier, O Mazda, Toi, Père de la bonne pensée, Toi, le véritable instructeur de l'Ordre et de la Droiture, le Maître des manifestations de la Vie."
Pacifisme et Altruisme
 : "Je loue la religion de Mazda, qui repousse les querelles et fait déposer les armes ... Il fait régner le Seigneur, celui qui secourt les pauvres."
Primat de l'activité agricole : Ahoura Mazda répondit a Zarathoustra "Celui qui veut du bien au juste, et qui veille activement sur le bien du troupeau, celui-là a fait le bon choix. Il collabore avec la Bonne Pensée. L'homme qui nourrit la Terre, c'est celui qui sème le blé, les légumes,les arbres fruitiers, et qui irrigue ou draine les terres."
Abolition du sacrifice des animaux
: Zarathoustra demande l'interdiction de la chasse pour le plaisir et vante les bienfaits du végétarisme.
Abolition de la magie et des idoles :
 Magie et rites sont perçus comme des illusions pour exploiter la crédulité des peuples. Mazda est chaleur, lumière et vie, et ne peut donc être représenté par une idole froide et sans vie. Il est donc symbolisé par le feu. La flamme éternelle qui éclaire, réchauffe et vie. Les zoroastriens entretiennent un feu dans les sanctuaires. Ces feux sont nommés pyrées.
Victoire finale du Bien sur le mal :
 Dans le monde créé par Mazda, deux énergies antagonistes sont à l'oeuvre : le Saint Esprit (Spenta Maniou) aidé de ses anges-gardiens, contre le Mauvais Esprit (Ara Maniou ou d'Ahriman), chef des démons hostiles aux humains. Tous les maux dérivent de cette lutte.

Le dualisme : l'homme porte en soi, le bien et le mal, le positif et le négatif, l'ange et le démon. On se bât contre soi-même, ses envies, ses doutes, ses peurs, ses angoisses, ses propres démons.

Mais Zarathoustra annonce une bonne nouvelle : Mazda veut et obtiendra la victoire du Bien sur le Mal. En conséquence, chaque être humain aura intérêt a bien choisir son camp. Le Prophète appelle donc les "mal partis" à se convertir. Écoutons-le : "Que le pécheur s'amende. Qu'il craigne la redoutable gloire victorieuse engendrée par Mazda, gloire qui accompagnera le Sauveur et ses compagnons, lorsqu'il fera un monde nouveau, ou l'on ne connaîtra, ni la vieillesse ni la mort ..."  
Lorsque l'homme aura maîtrisé les extrêmes et trouvé le juste équilibre en toutes choses, il rejoindra le monde céleste qui lui ressemble. Il sera un maître parmi les maîtres et ensemble, ils ne seront plus qu'un tout en étant multiple...

Résurrection des morts au ciel et non sur terre, et le jugement : "Alors, les morts se lèveront et l'immortalité leur sera donnée. Le monde se renouvellera à souhait. Les créatures bénies du Bien seront soustraites à la mort. Quant au Trompeur (Ahriman), il tombera et sera détruit."
Par ce sens donné à l'histoire, avec cette perspective d'une vie harmonieuse possible, après la mort, Zarathoustra lançait une véritable révolution religieuse.

Descendu de sa montagne, Zoroastre vint prêcher sa philosophie à Bactres, touchant bientôt la cour du prince-gouverneur et quelques nobles dont l'un lui donna sa fille en mariage. Ses disciples propagèrent leur foi dans les alentours, en dépit de l'opposition des mages qui craignaient pour leur suprématie. Après la mort du fondateur, le zoroastrisme se diffusa lentement vers l'ouest, séduisant les rois Perse ou Assyriens. Si bien qu'il y a plus de 2500 ans de nombreux Rois adoptèrent le zoroastrisme. 
Une inscription de Darius 1er, converti au zoroastrisme : " Le mal qui a été fait, je le change en bien. Les nations belliqueuses ont cessé de se battre, par la grâce de Mazda, afin que celui qui est fort ne frappe plus jamais, ni ne dépouille le pauvre qui n'a rien fait" 

Au cours des siècles, comme toute autre religion, le zoroastrisme perdit de sa beauté, sous la pression des prêtres traditionnels qui l'empoisonnent avec des rituels qui dénatureront le vrai message de paix.
Après la conversion de l'Iran à l'islam, des groupes restés fidèles à la philosophie de Zoroastre n'eurent pas la vie facile face à une religion guerrière et dominatrice. Aussi, beaucoup d'entre eux s'exilent dans le Sud de l'Inde, ou ils prospèrent encore de nos jours, sous le nom de Parsis (Perses). Curieusement, en Iran, il existe encore des groupes qui pratiquent le zoroastrisme qui diffère de celui des Parsis.

Pendant les deux siècles de la domination Perse au Moyen-Orient, entre -539 et -330 ( il y a 2500 ans environ), bien des Juifs ont eu l'occasion d'être en contact avec le zoroastrisme. Ils ont aimé l'idée du monothéisme, qui leur rappelait leurs premiers prophètes. Zarathoustra a eu peut-être un lien avec Akhenaton.

Ils adopteront la vision zoroastrienne d'une humanité en lutte avec les forces du Bien et celles du Mal, et la promesse d'un Jugement dernier, et d'une juste rétribution post mortem, notions nouvelles pour les Juifs. On peut constater que l'on retrouve chez les Égyptiens cette même philosophie.

Ces juifs minoritaires, furent obligés de rester dans la clandestinité au sein de leurs tribus, après leur retour de Babylone à Jérusalem. La soumission au légalisme et au ritualisme de la caste sacerdotale tyrannique était de rigueur.
Toutefois, des éléments empruntées au zoroastrisme se sont rependus en Palestine, durant l'occupation grec. C'est vers l'an -200 qu'apparaîtront les premiers écrits juifs contenant les mots Perses Ange et Archange. Mais aussi  les mots : "Fils de l'homme", ''Fin du monde''... etc.
Citons en particulier le livre d'Hénoch (environ -190) et le livre de Daniel (-160). Voici quelques textes illustrant l'introduction en Israël ces idées nouvelles:


LES ANGES : "Quelqu'un semblable à un homme cria : Gabriel, explique-lui la vision qu'il a eue." (Dan. 6 :16)
" Mikaël, l'un des princes de premier rang, vint à mon aide." (Dan. 10 :13). Ainsi, les messagers anonymes de jadis sont devenus des anges gardiens pourvus de noms hébreux. Ils sont si nombreux qu'ils sont hiérarchisés. A leur tête, les archanges : Gabriel, Mikaël, Raphaël et Ouriel.


SATAN ET DÉMONS :Autrefois Satan était un serviteur de Dieu (cf. Job 1 : 6) de même le "mauvais esprit" envoyé à Saül (I Sam. 16 :14)... Les démons, absents de l'Ancien Testament, apparaissent dans les livres apocryphes et joueront un grand rôle au temps de Jésus qui connaissait la philosophie zoroastrienne qui était pratiqué au Moyen-orient.

LE JUGEMENT DERNIER 
Pour Jésus et Jean-Baptiste, comme pour Zarathoustra, ce seront les cœurs purs, les pacifiques, les miséricordieux. (Les béatitudes, Matt 5 : 3-12). " En ce temps-là, la terre rendra son dépôt, le Shéol rendra ce qu'il a reçu. Le Seigneur des Esprits fera asseoir son Élu sur un trône de Gloire pour juger toutes les œuvres des Saints (sous entendu des hommes devenus parfaits). Ceux qui seront sauvés ne verront plus la face des pécheurs et des méchants. Le Seigneur des Esprits demeurera avec eux. Ils revêtiront des vêtements blancs. La douleur viendra sur eux (les méchants), oui, la douleur les saisira lorsqu'ils verront le Fils de l'Homme, assis sur son trône de gloire ”. (Hénoch, extraits des ch. 61-62).

“En ce temps-la, Mikaël, le grand prince, celui qui veille sur les enfants de ton peuple, interviendra. Ce sera un temps d'angoisse tel qu'il n'y en a encore jamais eu, mais ton peuple en réchappera, ainsi que tous ceux que l'on trouvera inscrits dans le Livre. Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière se relèveront, les uns pour la Vie éternelle, les autres pour l'horreur éternelle." (Dan. 12 : 1-2). Du pur Zarathoustra !

Le haut-clergé et tous ceux intéressés au statu quo rejetèrent la croyance de la résurrection et le Jugement; ils formèrent le parti des Sadducéens. Ces conservateurs concevaient la vie après la mort, comme une vie morne dans le shéol ténébreux, ou s'assemblent sans distinction riches et pauvres, bons et méchants. (cf. Job 14 : 7-12). Donc, à quoi bon se prendre la tête et à quoi bon la moral !

Les Pharisiens, par contre, comptaient obtenir leur salut par l'observance fidèle des rites et des tabous ordonnés par leur Loi. Avec eux nulle question, il suffit de suivre les ordres de leurs congénères.
Les Esséniens se fiaient à leurs rites de purification.
Les Judéens nationalistes, ils n'espéraient pas un jugement des individus, mais le salut collectif de leur peuple, sous la forme d'une victoire du Messie sur les étrangers hostiles à la tribu de Israël, une libération politique et le rétablissement de l'indépendance, après quoi viendrait le bonheur...ÉTERNEL.
Entre Jésus ( et bien d'autre comme Josué ou Yosua) et Zarathoustra, de nombreux points communs, mais aussi des différences .


POINTS COMMUNS : Tous deux recherchaient la relation directe avec Dieu sur la montagne loin de la foule. Ces entretiens mystiques réalisaient et nourrissaient leur amour pour le Père et aimaient l'humanité. Tous deux furent assassinés. Tous deux voulurent assainir leur religion devenues mercantiles.
Les Gathas sont un recueil de prophéties et d'admonitions sous forme poétique, qui relatent aussi  sa difficulté à transmettre ses découvertes, mais aussi les insultes de  son entourage…
Il est important de reconnaître deux personnages différents, ou plutôt deux différentes visions du personnage : le Zoroastre tel que décrit dans l'Avesta et le Zoroastre des Gathas. Dans l'Avesta, on le décrit se battant avec les Daēva (démons immortels,), et, dans les Yasht, il est tenté par Ahriman qui lui demande de renoncer à sa foi. Jésus fut également tenté par le Diable qui l'invite a le suivre.

DIFFÉRENCES : Jésus, au contraire de Zarathoustra, n'a pas explicitement demandé l'abolition des sacrifices d'animaux, même s'il a prédit la chute du Temple.
Il n'était pas végétarien et ne se préoccupait pas l'agriculture.
D'autre part, Jésus aurait eu une vie courte et, ne se serait pas marié, si l'on en croit,l'église, mais qui est très contestée. la thèse qu'il se soit marié est plus plausible.Enfin s'il a existé. Sauf bien sûr si les prélats rêvaient d'une religion pour les pédé-homosexuels.
Zoroastre fonda une famille et a vécu, jusqu'à 77 ans. Il fut assassiné en -563.
Les évangiles racontent la Passion de Jésus et sa crucifixion.
De plus, ils nous parlent de sa résurrection, de ses apparitions, de son ascension, et prévoit même son retour sur terre pour instaurer son Royaume. Dans 10 mille, 50 mille ans, tout est possible, Dieu n'est pas pressé !

Après, où commence la vérité, la question fait toujours débat.
Rien de tel, à propos de Zoroastre.

Par contre tous deux prêchèrent la bonté, et critiquèrent la magie. Tous deux conçurent l'histoire de l'humanité comme une lutte du bien contre le mal, lutte se terminant un jour par la victoire Bien, la résurrection générale des morts, un Jugement et une juste rétribution, selon des critères d'ordre moral.

Zarathoustra nous a laissé des hymnes et des préceptes, conservés dans l'Avesta. Leur diffusion ne dépassa guère les frontières de l'Iran et, c'est bien dommage.
Jésus, quant à lui, utilisa admirablement les ressources de la poésie sémitique, avec ses rythmes et ses paraboles.


Le zoroastrisme est une des quelques filières des doctrines empruntées et retransmises à travers le judaïsme et le christianisme. Et en ce qui me concerne, c'est bien la plus belle des religions et la plus proche de la vérité.

Le Catharisme était influencé étrangement par cette religion, ainsi que l'hindouisme et le bouddhisme grâce aux Parsis. Il est interdit en Inde de manger des bovins et de maltraiter les animaux.
La profondeur intellectuelle de sa philosophie a exercé une grande influence sur les doctrines judéo-chrétiennes (influence mentionnée dans le manuel de discipline trouvé parmi les rouleaux de la mer Morte) et sur le plan philosophique en occident: 
En Grèce, sur Platon notamment, en France, sur Voltaire,...
En Allemagne, sur Nietzsche, comme en témoigne son essai Ainsi parlait Zarathoustra (dualisme éthique opposant le bien au mal) mis en musique par Richard Strauss.

Aujourd'hui, les Parsis zoroastriens sont en Inde essentiellement. Le rituel du feu sacré est au coeur de toute cérémonie zoroastrienne. Le feu sacré est conservé à l'abri du soleil et des regards impurs dans les "Temples du Feu", dont le plus important est situé à Bombay.
Les zoroastriens croient en la vie après la mort et, au jugement des âmes, chaque être humain étant jugé selon ses mérites, ou ses actions sur terre. Si les bonnes actions l'emportent sur les mauvaises, l'âme monte les marches du royaume céleste en passant, par un pont ou un tunnel, au delà duquel, l'attendra le Seigneur de Lumière.

Dans le cas contraire, il s'agit d'un retour sur terre ou en Enfer. Lors qu'enfin l'Enfer lui-même sera purifié, c'est à dire lorsque toutes les âmes auront atteint un haut niveau spirituelle au fil leurs réincarnations, le ''royaume de Dieu s'établira sur Terre''. Avez vous compris le sens de la parabole ? Bref, avant que l'humanité soit parfaite et puisse régner en paix sur la terre, des milliers d'années auront coulées sous les ponts de l’éternité.

Les morts ne sont pas enterrés, ni incinérés, mais laissés aux vautours, comme le fond les Indiens d'Amérique du Nord. La doctrine de Zoroastre s'est transmise oralement, puis également par l’intermédiaire d'un ensemble de textes écrits, l'
Avesta.
Aujourd'hui, les Parsis, en Inde fêtent la naissance de Zoroastre. Ils viennent des Pârashika, peuple de Perse. Ils fuirons la Perse au VIII ème siècle, suite à la conquête des Arabes, refusant d'être convertis à l'Islam.

Ils s'installèrent en Inde, tout d'abord dans le Sind et dans le Saurâshtra au Gujarat. Ils profitèrent dès l'an 716 de la protection du roi Shîlâhâra Jâi qui régnait sur les États de Thana, près de l'actuelle Mumbai (Bombay).
Comme pour des Juifs qui ont fui l'islamisation, ils se sont installés en Inde depuis longue date, et ont suivi leur culte librement. En Iran, le nouvel an Perse, la fête de Nowruz, est célébré le 19 Mars.
Ils n'ont qu'un seul dieu représentait par le feu, qui symbolise le soleil, la lumière....la vie.
Derrière le soleil, il existe une planète inconnue et invisible à l'oeil nu, nommée NIBIRU, qui tourne dans le sens contraire d'une montre...contrairement à la terre...
Ce qui est étonnant, c'est que cette religion fut plus démocratique qu'aucune autre religion ne le sera jamais.

Complément d'info
Zarathoustra était non seulement, un grand philosophe, mais il était également un grand musicien qui savait parfaitement gérer les sons. Il était très en avance sur son temps, le Mozart des temps anciens maîtrisait la technique du souffle, dont on connaît depuis peu, toute l'importance en relaxation.
Cette philosophie est très proche du bouddhisme.

Je ne peux pas reporter les 12 exercices de Zarathoustra ou de l'Aveda, cela serait fastidieux, je veux simplement vous donner un aperçu du Zoroastrisme. C'est un art de vivre sain.
J'ai cité des passages du texte de l'Avesta traduit de l'arabe en français et je ne l'ai pas mis dans son intégralité, tant il est fastidieux à lire, faute de traduction appropriée.


AVESTA : Ce livre retranscrit des textes de Zarathoustra
C'est un ouvrage unique, de valeur spirituelle irremplaçable.
Un traité complet de culture humaine supérieure par exercices vocaux, d'élocution, d'harmonie et d'assouplissement. Ce recueil de chants avec musique et textes avestiques à réciter avec le souffle.
L'Avesta partiel, contient le texte, et uniquement les partitions musicales nécessaires aux exercices.
L'Avesta complet ou du moins ce qui nous est parvenu, l'original étant en Inde, concerne des techniques  d'harmonie d'assouplissement, combinés avec le chant des voyelles. Des exercices à exécuter sur le rythme de diverses mélodies. Des exercices dits glandulaires et digitaux. 

Premières pages de l'Avesta: explique, le mode de récitation,  traitant scientifiquement de l'émission vocale du souffle, constitue un chapitre de la culture humaine qui vient couronner tous autres. La respiration, dans ses applications aux domaines de la physiologie n'a plus à faire ses preuves, mais ce qui est moins connu et répandu, c'est la valeur irremplaçable de l'emploi méthodique du souffle en ce qui concerne le développement cérébral, mental, et l'éveil des facultés spirituelles humaines.

Cette façon scientifique, rationnelle, complète, d'envisager et d'employer la respiration, dont la connaissance selon sa réelle valeur, toujours fut précieusement sauvegardée et approfondie par les plus sages et avertis. Elle est venue jusqu'à nous dans toute sa pureté et son insondable ampleur, transmise sous la forme si complète de la Science zoroastrienne.

C'est, tout spécialement, le mode scientifique d'émission audible du souffle, en phrases composées selon des règles profondément étudiées et éprouvées, permettant d'entonner et moduler certaines voyelles et sons, sciemment groupés selon les lois de la vibration, de l'euphonie et du rythme, qu'utilisèrent tous les grands éducateurs qui voulurent amener le réveil de l'intelligence humaine.
De longues émissions vocales chantées ou récitées ( hymnes, mantras ou prières) furent en temps anciens de mystérieuses pratiques, dont on ne voulait pas entendre parler, à cette époque....
Ne soyons pas assez bêtes pour nous priver des bienfaits des longues expirations, qui représentent un bien pour les poumons, le sang, le cerveau, l'esprit et pour finir la guérison. 

Il en va autrement de pratiquer la culture respiratoire individuellement, de chanter et réciter chez soi volontairement, selon des principes scientifiques clairement énoncés et compris, que de se prêter à des répétitions, machinales, imposées, loin d'être clair. 
Marmonner, sans savoir quoi, ni pourquoi, sans qu'aucune règle essentielle ne soit dévoilée, fait certainement "expirer " le répétiteur, mais l'élargissement de son champ mental ne gagnera pas grand chose. Il ne s'agit pas de tout rejeter, batailler en vain, et  de perdre son temps et son énergie, mais de lutter contre l'obscurantisme, en employant  consciemment, pour se libérer, les moyens qui nous aide à vaincre notre ignorance.

Mieux vaut, pour celui dont l'intelligence, le cœur s'éveille aller de l'avant., en ne tenant rigueur à quiconque. Il comprendra que blâmer est inopérant ; que haïr est une erreur : qu'éclairer, en faisant de son mieux, pour répandre la lumière et la paix ; celui qui les conçoit, qui les aime pour soi, les veut pour tous.
Qui sent en soi se lever la compréhension véritable, qui approche de la vérité, n'admet aucune forme destructrice ; ne poursuivra aucune guerre ni de vengeance.
Chercher simplement la lumière, et lui permettre de rayonner par soi, est la seule attitude juste de l'être qui commence à réaliser la toute-puissance de la pensée. 




L'ART DE LA RESPIRATION SELON L'AVESTA 
Exercices d'inspiration et d'expiration préliminaires Faire les exercices d'expiration avant les exercices rythmiques afin de pouvoir vider les poumons sans efforts.

Posture
Le corps doit être absolument droit, sans raideur.
Ne jamais s'appuyer contre quoi que ce soit.
Etre entièrement relaxé, les muscles de maintien étant à l'aise et dégagés.Abdomen légèrement en retrait contrôlé.
Épaules en arrière tombant dans leur position naturelle.
Ouvrir la poitrine a l'inspiration et conserver cette position à
l'expiration. Les poumons doivent être libres de se mouvoir
indépendamment de la cage thoracique.

Méthode

Détendre les muscles :détendre les muscles :
des extrémités  ceux de la mâchoire,
 ceux de la nuque, ceux de la poitrine, ceux de l'abdomen, ceux du torse en général.
La pensée doit accompagner le processus de détente de point en point en expirant lentement.

Conseils de pratique

Les exercices d'expiration et d'inspiration peuvent durer plus longtemps suivant effet ou besoin et doivent être pratiqués de trois à cinq fois par jour. Matin et soir : couché ou assis
Avant ou après midi : debout ou assis.

Méthode
Se vider complètement les poumons : 
Toutes les heures pour un travailleur cérébral. Toutes les trois heures pour un travailleur manuel.Exhaler trois fois de suite. Se tenir immobile tout le temps de l' inspire et de l' expire. Se détendre complètement dès que l'on se sent fatigué, distrait ou agité. Les exercices rythmiques doivent durer trois minutes seulement. Les six premiers exercices rythmiques sont à pratiquer tous les jours.Les autres exercices sont des exercices de polarisation du corps.Au bout de trois mois retenir ceux qui conviennent le mieux. Pas plus de trois minutes d'exercices rythmiques par heure. Pas plus de dix minutes d'assouplissements en six heures.