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mercredi 4 mai 2011

BABEL MYTHE OU REALITE



Les références constantes à la Bible et à l’Ancien Testament nous amènent à affirmer qu’après le déluge, Noé fort bien inspiré  enseigna la sagesse à ses enfants. Il leur assigna  une mission : repeupler les terres encore, émergées.

La terre retrouva sa végétation en 100 ans et,  la population se reconstitua, peu à peu.
C’est ainsi que selon cette version, Noé dirigea le pays de Shinear, l’antique Mésopotamie, située entre les embouchures du Tigre et de l’Euphrate. Puis, il enseigna les arts et la connaissance aux hommes.
Après le déluge, la population vécut dans l’abondance , un nouvel Eden. Avant la mort du patriarche, lui succéda Nemrod, considéré comme le “mauvais fils“ de Noé.
Nemrod était un vaillant chasseur, comme le dit si bien la Bible, mais il fut aussi le premier dictateur tyranique. Nemrod refusa d’obéir à Noé qui lui demandait de partir avec ses armées et d'aller s'installer dans une région encore inhabitée. Mais Nemrod têtu, préféra rester à Shinéar et craignant un nouveau déluge, il aurait eu l’idée de construire une tour où, lui et son peuple auraient pu se réfugier en cas de nouvelle catastrophe ou d'urgence.
Une tour assez haute pour que son sommet atteigne le ciel, en tout cas, aussi haute que le mont Ararat (où se serait échouée l'Arche de Noé), afin que les flots ne puissent en submerger le sommet en cas de nouvelles crues. 
Mais, son acte d’orgueil démesuré fut, soit disant, sanctionné par Dieu qui s’assura que plus jamais, les hommes ne pourraient se coordonner dans des efforts de rébellion ou d’insurrection. Il les dispersa aux quatre coins de la terre et multiplia les langages. Ainsi, furent punis les hommes trop orgueuilleux.
Mais Dieu, aurait donc, accomplit sans le savoir  le voeu de Noé, que Nemrod refusait de réaliser !
Alors, qui se serait mis en colère, Dieu ou Noé pour ne pas lui avoir obéis ?

Au fil des siècles, la tour nourrit l’inspiration et l’imagination de bon nombre d'écrivains, d'artistes et  d’illustrateurs. L’historien Hérodote fut parmi les premiers auteurs importants à s’exprimer sur des édifices érigés sous forme de ziggourats se trouvant à Babylone, en particulier sur la célèbre Tour de Babel. Il la désigna comme étant la “Tour de Bélus“, du nom de son architecte. Pour cet auteur aucun autre édifice n’était comparable en beauté même si pour les juifs, la tour semblait constituer un sujet de critiques et de polémiques, tant elle sortait de l'ordinaire.

Les hébreux, anciennement captif à Babylone pour n'avoir pas su défendre Jérusalem, se plaignait de voir ce type d’édifice qui, à leurs yeux symbolisait l’image de l’oppression et du paganisme, ou leur rappelait leurs échecs passés et d'avoir été encore, vaincus.







UN PLAN TECHNIQUE
SUR DES TABLETTES
Sur le plan technique, on retrouve sur des tablettes les détails relatifs à la fabrication des briques qui servirent à  l’édification des tours. Elles étaient réalisées par la cuisson naturelle de l’argile dans de petits coffrages réutilisables.
En raison de la rareté des combustibles disponibles, les ouvriers réservaient la brique cuite pour les travaux particulièrement soignés devant résister au temps.
Le gros œuvre était constitué de briques crues composées d’argile plus ou moins épuré, malaxé pour le rendre plastique, tassé dans des moules rectangulaire.
Après démoulage, elles étaient séchées au grand soleil. Les Babyloniens savaient par expérience que les briques n’étaient pas très résistante et qu’elles pouvaient se casser facilement, c’est pourquoi, ils mélangèrent de la paille hachée à la pâte afin de renforcer sa consistance.

Il existe une inscription de Nabuchodonosor qui dit : “Pour que le sommet d’Etemenanki puisse défier le ciel, j’y ai mis la main. Le seigneur Mardouk dans sa puissance m’a donné des ordres pour planter solidement les fondations de l’Etemenanki, jusqu’à atteindre les monde souterrain et de faire en sorte que le sommet monte jusqu’au ciel“.

Le premier roi en personne s’était  investi de la tâche sur ordre du seigneur Mardouk : “Ainsi, je me suis incliné et j’ai courbé la tête, j’ai arraché les insignes de royauté de ma tenue et j’ai porté des briques et de la terre sur ma tête. Quant à mon fils bien aimé et aîné Nabuchodonosor, je lui ai fait également porter comme moi-même, le mortier et rendre les offrandes de vin et d’huile en compagnie de me sujets“.



LA PREMIERE BANQUE MONDIALE


On sait que Tour de Babel fut mainte fois reconstruite. Déjà à l’époque de Nabuchodonosor (605-562) et de son père Nabopolassar, elle était délabrée et tombait en tristes ruines. Il était devenu indispensable de restaurer ses fondations.
Les deux rois firent fabriquer quantité de briques, acheminèrent des flots du bitume par le canal Arahtu, et lorsque le travail fut terminé, ils y placèrent l’or, l’argent et les pierres précieuses du trésor royal et public, afin qu’ils soient en lieux sûr.




LA TOUR VEILLEUSE DU TEMPLE 
SUR LA TERRE COMME SUR LE CIEL
On peut affirmer selon les usages des peuples étrangers qui travaillèrent à l’édification ou la reconstruction de l’ouvrage, ils s’attachèrent à chaque fois à lui donner la forme d’une “ziggourat“ qui s’élevait en moyenne 90 mètres du sol.
Il était indispensable que son sommet domine les plaines d’où on la distinguait une distance de cent kilomètres ! Le terme “ziggourat“ en lui-même désignait la “maison des fondations du ciel et de la terre“.

Quand au terme “Babel“ qui donna son nom à la ville de Babylone, nom akkadien de la capitale de la Babylonie qui était “Babili“, la “porte de Dieu“ . C’est là que s’engageaient les premières informations entre les sédentaires et les voyageurs.
Au-delà des siècles, l’existence de la Tour de Babel semble avoir défié autant les hommes que le ciel.




LES VESTIGES DE LA TOUR
Les vestiges archéologiques ont été découverts au xxéme siécle, près de Babylone en Irak . Mais,ce fut surtout à la fin du XIXème siècle que l’archéologue et architecte allemand Robert Koldewey confirma l’existence de la Tour de Babel. Il consacra quinze longues années à d’importants travaux mais ne parvint jamais à dégager les fondations de l’édifice. A quelques détails près, le relevé des vestiges confirma les descriptions des auteurs anciens, celles de la Bible et des témoignages d’Hérodote, de Strabon et plus tard de l’historien Flavius. Le témoignage d’Hérodote, qui se déclara un témoin oculaire, écrivit ceci : “Le centre de la ville, à l’Orient du fleuve, est remarquable par le temple de Jupiter-Bélus, qui subsiste encore actuellement : c’est un carré régulier fermé par des portes d’airain, lequel a deux stades d’étendue en tous sens. Au milieu de cette enceinte on voit une tour massive qui a un stade en longueur comme en largeur“.




UN TEMPLE BIEN PENSÉ
Ainsi le temple de Bélus à Babylone nous précise le Comte de Volnay  : “était un lieu fort, une sorte de citadelle semblable au temple du soleil à Balbek ou la plupart des temples anciens, qui, pour le respect du dieu et surtout pour la sûreté des prêtres et des trésors que l'on y entassait, étaient munis d’un haut et fort mur extérieur. La mesure dont se sert ici Hérodote est évidemment le stade chaldéen (chaque stade égal à 100 mètres). Par conséquent le carré de deux stades formé par le mur avait sur chaque face 200 mètres.
Au milieu de ce carré de murs fermé par des portes d’airain, se trouvait la tour de Bélus, carré aussi dans sa base, sur un stade de chaque coté, par conséquent 100 mètres de base. Sur cette tour, continue Hérodote, s’en élève une seconde ; sur la seconde une troisième, et ainsi de suite jusqu’au nombre total de huit si l’on tient compte de la plate forme supérieure où se dressait une chapelle couvert d’une coupole“.
Chaque étage était  consacré à l’un des sept grands astres et peint à sa couleur dans l’ordre suivant : blanc, noir, pourpre, bleu, vermillon, argent et or. On emménagea en dehors de ses tours des escaliers ou degrés qui allaient en tournant, et par où l’on montait à chaque tour.

Au milieu de cet escalier à la quatrième tour, on trouvait une loge et des sièges où se reposaient ceux qui montaient. Dans une salle spécialement aménagée à cet effet dans la tour à un étage inférieur, étaient déposées les précieuses archives de la nation comprenant les écrits et tous les documents attenants à l’organisation sociale et juridique du pays.

Plus tard l’usage fut pris en Grèce, à Rome et bien d’autres lieux, d’accueillir au sein des temples, dans un sanctuaire protégé, tous les actes importants de l’Etat, les tables des lois, les traités de paix, l’ensemble des objets sacrés du culte, mais aussi l’or et l’argent du trésor public.

Au sommet de l’édifice, se trouvait une sorte de temple aménagé en chapelle. Dans celle-ci se trouvait un grand lit décoré de magnifiques garnitures, et près de ce lit, une longue table de 13,20 mètres de long et large de 5 mètres, entièrement réalisée en or. Cette table était destinée vraisemblablement à recevoir les nombreuses offrandes faites aux dieux. Mentionnons également que l’on posait sur la table douze coupe en or, selon Hérodote, qui  servaient aux sacrifices des animaux .
Hérode signale aussi que sur la plate forme supérieure de la pyramide, s’élevaient en dehors du Temple trois grandes  statues en or massif.
La première représentait un homme  ZEUS, dieu suprême et solaire.
La deuxième représentait une femme personnifiant le côté féminin du soleil ( lunaire) , tenant dans sa main droite un serpent par la tête, et dans sa main gauche un sceptre orné de pierreries.La troisième représentait PEA , déesse de la Nature :  repris plus tard  à Ephèse,  Samos  et Hiérapolis.




LA TOUR DE BABEL UN OBSERVATOIRE


La tour était un observatoire d'autant plus, qu'elle était construire sur un territoire très plat s'étendant sur plus de 200 km à la rondeKtésias rapporta à ce propos que “C’est essentiellement par ces constructions de ziggourat que les Chaldéens pouvaient se livrer à l’observation des astres et qu’ils ont connu et pu calculer très tôt le cycle des levers et des couchers du soleil“. Nous savons combien les prédictions des éclipses du soleil et de la lune frappaient d’étonnement et d’admiration les peuples anciens tout autant d’ailleurs que les rois alors très ignorant de ces phénomènes célestes.

Très vite, grâce aux prédictions astronomiques des prêtres, ces derniers se firent considérer comme initiés aux plus grands secrets et comme étant associés à la science des dieux.

Pour l’histoire issue du mythe et inscrite précieusement sur les plaquettes qui nous sont parvenues intactes de la Bibliothèque d’ Assourbanipal à Ninive, cette très ancienne ville de Mésopotamie que fut Babylone et dont certains situent la création au 5ème millénaire avant J-C., remonterait à une civilisation située après la création du monde.

Babylone vécut sans gouvernement pendant 72 périodes de 360 années puis fut soumise à une série de dix rois qui se succédèrent pendant plus de 400'000 ans. Son dernier roi fut sauvé du déluge. Telle est la légende.

Chercheurs et archéologues situent pour leur part l’origine de la Tour de Babel à l’époque du règne du grand législateur sumérien Hammourabi (1792 – 1750 av J-C.).

Ce serait semble-t-il une certaine princesse portant de nom de Sémiramis qui fonda dans les temps les plus anciens la cité de Babylone. Elle se situait exactement à 29 km environ de la ville actuelle de Bagdad, dans une plaine à la végétation luxuriante et magnifique, abondamment arrosée par le Tigre et l’Euphrate.

Le sol aujourd’hui, aride et brûlé et les amas de briques séchées rendent très mal le faste de cette antique cité de légende. Parmi les énormes quantités de ruines amoncelées, et restaurées en partie par quelques équipes archéologiques, on ne reconnaît de Babylone que quelques tracés de rues et l’emplacement d’anciens édifices religieux de prestige. La ville aux magnifiques jardins suspendus, considérée comme l’une des sept merveilles du monde, se divisait en deux parties, l’une plus ancienne située à l’Ouest de l’Euphrate et construite par les Nabatéens, premiers habitants de la région, et l’autre plus récente, bâtie plus à l’Est du fleuve, par les Chaldéens, 700 avant J-C.

Nabuchodonosor la rendit célèbre et lui redonna son faste après que la ville ait été détruite par Sennachérib. Nous savons par des textes cunéiformes et des dessins que ce despote assyrien assouvit sa colère sur la ville de Babylone en 689 avant J-C.

Son armée massacra ses habitants, rasa les édifices et emporta la plus grande partie des décombres. Après que Ninive ait subit un destin identique, Babylone retrouva sa puissance et sa splendeur mais fut reprise ensuite par le roi perse Cyrus, en 539 av J-C. La ville fut ensuite annexée par Alexandre le Grand en 331 avant J-C. On dit qu’Alexandre le Grand, avant de conquérir la cité, envoya Aristote en personne copier les observations astronomiques que les Chaldéens avaient réalisées durant 2000 ans et qu’ils avaient précieusement gravées sur des briques dans des caractères cunéiformes. Par après, la ville fut abandonnée par ses habitants en 307 av J-C., après la fondation de la ville de Séleucie dur le Tigre, à 70 kilomètres au Nord de Babylone, par le général grec Seleudos Nikator Eupolemus,

Hérodote fut véritablement fasciné par la légende de la Tour de Babel. Lorsqu’il visita la splendide Babylone, le spectacle des immenses ziggourats qui s’offraient à ses yeux ne put que fortement l’impressionner. Ces tours à étages se rencontraient à plusieurs endroits dans chaque ville du vaste territoire de la Mésopotamie. Leur aspect général rappelait l’idée des pyramides à degrés de l’Egypte ancienne, particulièrement celle de Saqqarah qui se trouve dans le complexe funéraire du roi Djoser. Cet édifice pyramidal qui date de l’ancien Empire offre d’étonnantes similitudes avec les monuments de la Vallée de Tigre et de l’Euphrate. Vigouroux, brillant linguiste, releva que la racine “zakaru“, signifie “commémorer“ ou encore “se souvenir“. Il dit aussi que l’on préféra à un moment donné lui substituer le terme “zaqaru“ qui exprimait la notion d’être “élevé“ et qui répondait mieux aux diverses orthographes du nom “ziggourat“ ou anciennement “ziqqurat“, fort proches à l’évidence de “ Saqqarah“.

De Babylone, Hérodote, Clitarque (l’historien grec de la fin du IV siècle avant J-C.), Diodore de Sicile (l’historien grec de la fin du 1 er siècle av J-C.), Strabon, Philostrate, Pline (l’auteur latin d’une œuvre monumentale en 37 volumes et qui vécut jusqu’en 79 après J-C.) dressèrent dans leurs écrits différents plans, lui assignant chacun des dimensions différente, tout en lui donnant une représentation assez fidèle. On sait entre autre que lorsque les Perses s’emparèrent de Babylone, la tour ne semblait pas avoir subi les outrages du temps. Le roi perse Xerxès (-520 à – 465 av. J-C.), de retour de l’échec de sa campagne en Grèce, s’évertua à dépouiller rapidement l’édifice de ses richesses. Le philosophe et historien grec Arrien (105 – 180 ap. J-C) et le célèbre géographe grec Strabon (-58 à 25 ap. J-C.) affirmèrent que Xerxès détruisit tout l’édifice.

Hérodote pour sa part ne mentionna pas cet incident. Ce que l’on sait, et cet élément semble plus probable, c’est qu’après les nombreux sièges subis par la ville, la religion chaldéenne fut influencée et modifiée par d’autres cultes venant de l’étranger. Dans ce contexte, la Tour de Babel fut abandonnée et commença lentement à tomber en ruines.


Les derniers souvenirs du prestigieux édifice nous furent rapportés surtout pas Pline. Il mentionna que la Tour existait encore de son temps et évoqua son dépouillement, sa vétusté, disant qu’elle avait été détruite en grande partie, comme le confirma Strabon lui-même. C’est également Strabon qui révéla qu’Alexandre le Grand avait voulu restaurer la tour dans l’intention spécifique de rétablir les activités du Temple et du culte, comme pas le passé. Il se heurta malheureusement à une tâche immense, celle du déblaiement des décombres. Toutefois, ce problème ne découragea en rien les projets du conquérant mais malheureusement il mourut d’une maladie foudroyante, sans voir aboutir son objectif.

Aujourd’hui encore, c’est principalement le témoignage d’Hérodote que l’on a conservé dans nos manuels scolaires, car il fut l’un des derniers témoins à nous avoir laissé par écrit sa rencontre avec les prêtres chaldéens lorsqu’il visita Babylone vers 460 avant J-C. C’est également lui qui confirma que la cité formait un vaste carré parfait entouré d’une monumentale enceinte dont l’addition des cotés mesurait 365 stades. On sait aujourd'hui, que la ville s'étalait sur plus de 500 hectares. et Ninive sur 900 hectares.

La célèbre Tout légendaire de Babel était située dans la partie orientale de la ville de Babylone, la tour se dressait au centre, en face du palais principal et des célèbres jardins. Ce fut certainement l’un des monuments les plus colossaux et le plus ancien des sites sacrés des Babyloniens.



SELON CERTAINES TRADUCTIONS,
Le dernier étage de la tour était consacré au Dieu Mardouk, synonyme de Baal qui signifi “seigneur“ (Beelzebut ,Belgad  ou Belphegor).
Selon certaines traductions, pour les anciens Babyloniens, ce fut du sang même de Baal que naquit la race humaine, après quoi arrivèrent la dispersion des ténèbres, la séparation du ciel et de la terre et l’ordonnance du monde. Ensuite, vint une nouvelle race d’hommes qui fut engendrée par un autre Dieu, Oannès “Homme-poissons“, cet être mystérieux qui surgissait, le jour, de l'océan, pour enseigner les Lois de la nature, de l’Univers et la sagesse aux babyloniens.

Et enfin sous un autre angle d’approche, plus symbolique et consensuel cette fois, la Tour de Babel symbolise pour la majorité des chercheurs et des différents courants philosophiques et religieux : la confusion.
Babylone et sa célèbre tour ont joué un rôle primordial dans l’histoire de l’humanité.
Le mot même de Babel provient de la racine “Bil“ qui signifie “confondre“. D’où l’explication selon laquelle l’homme présomptueux s’éleva démesurément, mais il lui fut impossible de dépasser sa condition humaine.